Chapitre 8 A Singapour...

Cela faisait à présent un peu plus de six mois qu’Elizabeth travaillait pour Madame Wu et sa réputation n’avait fait que grandir, réalisant ainsi toutes les plus optimistes prévisions de la maquerelle. Les hommes venaient nombreux pour ne serait-ce qu’entrevoir la « Perle de l’Occident » que l’on disait capable d’apporter à elle seule autant de plaisir que trois catins aguerries.

 

Pour Elizabeth la honte n’existait plus, elle se retrouvait à présent noyée sous la fumée qu’elle aspirait chaque jour un peu plus. Elle avait récupéré son statut de reine même si cette fois il s’agissait d’être la reine des putains de Singapour et la pensée de Will la fuyait bien souvent. Tout comme le reste d’ailleurs. Au fil des mois, Elizabeth avait écarté les souvenirs de sa vie d’avant, de son enfance choyée de fille unique, de son statut d’aristocrate qui l’avait jadis tellement étouffée qu’elle avait tout fait pour le fuir, de sa vie de pirate. De tous les aspects de son passé, c’était ce dernier qu’elle avait le plus de mal à oublier. Souvent, lorsque les effets de l’opium se dissipaient, il lui arrivait de fermer les yeux pour imaginer la caresse des embruns sur son visage ou le goût du sel sur ses lèvres. Alors elle prenait sans hésiter une nouvelle bouffée de plaisir et d’oubli, préférant rejeter loin d’elle ce qu’elle savait ne plus pouvoir posséder.

 

Elizabeth n’avait plus à penser. Tous ses désirs étaient assouvis sur le champ et il se trouvait toujours une novice pour la servir, jeune fille fascinée par celle que l’on disait plus douée pour les jeux de l’amour qu’aucune autre. Certaines fois, alors qu’elle sortait de la chambre où gisait, épuisé, l’un de ses nombreux clients, Elizabeth se surprenait à penser à Will, à ce qu’il penserait en apprenant que la femme qui lui avait juré fidélité sur le pont du Black Pearl se donnait à d’autres pour de l’argent. Lorsque cela arrivait elle s’empressait vers l’opium et songeait que finalement ce n’était pas le pire dans ce qui aurait pu arriver. Les jeux de l’amour auxquels elle s’était d’abord adonnée avec répulsion lui apportaient maintenant le plaisir ou tout du moins une assez bonne illusion de ce dernier et lui avaient appris à connaître les exigences de son corps de femme. A présent, Elizabeth savait que la fidélité à laquelle elle avait prévu de s’astreindre au jour du départ de Will lui aurait été de toute manière impossible. Si Tai Huang ne l’avait pas vendue, elle aurait fait pire. Pire parce qu’outre le don de son corps, elle aurait engagé son cœur. Pire parce qu’elle avait compris que si elle était restée sur les mers, elle serait tôt ou tard allée rejoindre Jack Sparrow.

 

Jack était chacun de ses clients, chaque fois qu’elle fermait les yeux c’était son visage qu’elle voyait, ses râles qu’elle entendait. Jack était tour à tour Monsieur Ling, son fils, le Consul ou tout autre notable venant la « visiter » comme le disaient pudiquement les autres filles. Jack était Jane aussi, lorsqu’à la faveur d’une nuit de calme les deux jeunes femmes s’adonnaient au plaisir auquel elle avait pris goût lors de son apprentissage du métier. Encore que… Jane était différente aux yeux d’Elizabeth. Elle avait été son professeur avant d’être à présent son amie. Jane était celle qui la soutenait durant ses moments de doute, ceux où la honte telle une vague douloureuse revenait la prendre. Jane lui donnait l’opium qui lui permettait d’oublier les blessures de l’âme et l’affection et la douceur qui calmaient les souffrances de son corps souvent maltraité.

 

Elizabeth avait peu de contact avec Madame Wu, elle sentait la rébellion renaître en elle à chaque visite de la vieille obèse qui préférait de ce fait se tenir éloignée de sa meilleure pouliche. Elizabeth était reine en ce petit royaume de luxure et elle l’acceptait, elle pliait l ‘échine sous les désirs chaque fois plus poussés de ses clients. Certains voulaient l’humilier, d’autres la voulaient dominatrice. Et Elizabeth, un sourire gracieux aux lèvres et l’esprit ailleurs, les exauçait, repoussant chaque fois un peu plus les limites que la décence lui avait fixées. Elle n’était plus Elizabeth Swann Turner. Elle était juste Lia et à présent il lui arrivait de douter qu’Elizabeth ait réellement existé, préférant se réfugier dans l’illusion du bonheur que lui offrait la fumée.

 

()()

 

Ce jour-là, Elizabeth se trouvait sans rien à faire, ses plus fidèles clients se trouvaient occupés ailleurs, aussi se reposait elle, allongée sur son lit moelleux et envoyait des volutes de fumée dans l’air déjà saturé de sa chambre.

 

Jane entra silencieusement comme à son habitude et la détailla avec un grincement jaloux. Elizabeth, les yeux dilatés par l’opium, le corps amaigri par son abus et l’air éthéré, réussissait à paraître plus belle encore qu’à son arrivée dans la maison et la jeune femme songea une fois de plus que c’était injuste. Évidemment, Jane touchait une part substantielle des succès d’Elizabeth mais même cela ne parvenait plus à calmer la jalousie qu’elle dissimulait sous un masque d’affection. Parce qu’à présent Jane n’était plus la plus demandée. Ses clients de toujours préféraient la douce luxure des bras d’Elizabeth à la sienne et ne la demandaient que lorsque « Lia » ne pouvait pas les recevoir.

 

Elizabeth se souleva légèrement sur un coude et regarda Jane, un sourire illuminant ses traits à sa vue.

« Jane. Je te croyais avec un client.

- Et bien non … » Répondit laconiquement Jane qui refoula une brusque nausée.

La jeune femme soupira et songea que depuis quelques semaines, ses nausées étaient de plus en plus fréquentes. Elle s’en était ouverte à sa mère mais cette dernière avait tôt fait de la rassurer. Elle lui avait donné une bourse pleine et une potion qui la fortifierait. Mais les nausées ne s’effaçaient pas, semblant au contraire redoubler d’intensité à mesure que le temps passait. Et plus Jane y pensait, plus elle craignait de porter un fruit qui compromettrait définitivement la position dont elle jouissait encore au sein de la maison.

 

Elizabeth tapota familièrement le lit à côté d’elle et lui fit signe de venir la rejoindre. Jane grimaça un sourire qui se voulait amical et vint près d‘elle, son corps souple se collant familièrement à celui de sa rivale.

« Tu es pâle. Observa Elizabeth l’air inquiet.

- Je ne me sens pas très bien. Répondit Jane.

- Tient. Souffla Elizabeth en lui tendant le minuscule embout sur lequel elle tirait. Avec cela tous tes soucis s’effaceront, toutes tes peines, les souvenirs … Murmura-t-elle d’un air lointain. Mais cela tu le sais déjà non ?

- Je le sais Lia. » Répondit simplement Jane qui se demanda une fois de plus si ce que cherchait si désespérément à oublier Elizabeth était sa vie actuelle ou au contraire son passé.

 

()()

 

Cela faisait une semaine qu’il avait réussi, au terme d’une quête épique durant laquelle il avait de nombreuses fois frôlé la mort ainsi que la perte de son précieux Deadly Swan. Pourtant, porté par une chance insolente, et malgré son compas qui continuait régulièrement à lui faire défaut, Jack Sparrow avait trouvé le trésor qu’il convoitait.

 

A cause de cela, l’équipage lui était dévoué. Les hommes se trouvaient souvent plus malléables lorsque leurs poches étaient remplies d’or comme c’était le cas à présent. A la barre de son navire, Jack sourit gaiement, heureux de voir que la chance commençait à lui sourire enfin. Bonner, l’air radieux, s’approcha de lui

« Dis-moi Jack que comptes tu faire maintenant ? As-tu encore un quelconque trésor à chercher ? »

Jack haussa les épaules d’un air désinvolte avant de répondre.

« Je pense que nous avons bien mérité de faire relâche non ?

- Histoire de dépenser tout cet or qui nous brûle les poches. Approuva vigoureusement Bonner. Les gars sont contents. Pas un ne regrette de t’avoir suivi.

- Oh, pourtant ça ne semblait pas être le cas il y a quelques jours… » Remarqua Jack avec une feinte désinvolture.

Il ne se rappelait que trop bien s’être trouvé proche de la mutinerie.

« Bah tu sais ce que c’est … Les tempêtes, le fait de marcher des heures dans la jungle … »

 

 

Jack balaya ses paroles d’un geste.

« Assure toi que les meneurs ne reprennent pas la mer après notre escale, c’est tout.

- Jack certains sont nos meilleurs hommes ! » S’insurgea Bonner.

Jack se retourna d’un bloc et posa son regard sombre sur lui

« Avant Gibbs et toi j’ai eu un second … Barbossa. Lui aussi était un de mes meilleurs hommes jusqu’au jour où il a décidé qu’il serait encore meilleur en tant que capitaine. La suite tu la connais. »

Bonner soupira profondément pour marquer sa désapprobation.

« Mais il est parti à présent et il commande le Hollandais Volant à ce qu’on raconte … Pourquoi n’oublies tu pas tout ça ? »

Le regard errant vaguement sur sa figure de proue, Jack répondit d’un ton inhabituellement grave.

« J’aimerais pouvoir oublier Bonner … »

 

Le second le regarda avec surprise, étonné par la tristesse soudaine de son capitaine mais ce dernier reprit aussitôt son visage rieur et se tourna vers l’équipage.

« MESSIEURS ! Tonna Jack d’un ton réjoui. Pour fêter notre écrasante victoire sur les misérables désagréments qui ont jalonnés notre route nous allons faire escale au port des plaisirs le plus proche afin de dépenser tout cet or qui dort dans nos poches ! »

Un concert de vivats lui répondit, les marins oubliant que les désagréments en question avaient coûté la vie à plusieurs d’entre eux et qu’ils ne s’étaient sortis que par un gigantesque coup de chance des mains de la tribu qui les avaient capturés pour en faire des offrandes à leurs dieux.

 

Bonner, oubliant tout lui aussi, se tourna vers Jack.

« De l’alcool, des filles, de l’or ! Que demander de plus ? »

Jack sourit d’un air cynique.

« D’y être. Quel est le port le plus proche ?

- Tu le sais aussi bien que moi, Singapour … Dit Bonner en clignant de l’œil vers le compas de Jack

- Évidemment… Répondit ce dernier d’un air dégagé. C’était pour voir si tu suivais. Singapour donc. » Dit Jack avant de confier la barre à Bonner.

 

Jack s’éloigna de sa démarche chaloupée, le visage crispé. Son compas recommençait à lui jouer des tours depuis quelques jours. Il était temps qu’il chasse ce désir qui revenait le tancer. Singapour serait parfait, il avait toujours adoré les femmes de Singapour …

 

()()

 

Quelques jours plus tard …

 

Le Deadly Swan se balançait dans le port, ou le semblant de port, de Singapour et affichait gaiement des voiles blanches au lieu des noires habituelles aux regards des hommes de la Navy. Du reste, Jack, muni d’une bourse bien garnie, n’avait eu aucun mal à se faire passer pour un riche marchand venu négocier les raffinements de l’Asie. C’était l’avantage d’un nouveau navire. Personne ne connaissait encore le Deadly Swan et son capitaine, le Capitaine Smith, Smithy pour les intimes, paraissait bien inoffensif aux yeux des officiers du port qui du reste n’étaient pas très regardants pourvu qu’on leur fournisse de quoi acheter leur tabac local.

 

Jack descendit donc de son navire sans le moindre problème et garda pour lui les commentaires acides que lui inspiraient les yeux dilatés des si nobles et courageux officiers de la Marine Royale. A ses côtés, Bonner se frotta les mains et lui cogna amicalement l’épaule.

«  Singapour … Si on m’avait dit un jour que j’y remettrais les pieds et avec toi qui plus est !

- La vie est pleine de surprises. Commenta machinalement Jack.

- Que vas-tu faire Jack ? Demanda Bonner, une lueur complice dans le regard

- Oh et bien j’ai quelques bonnes amies ici. Et toi ? »

 

Bonner, le regard brillant, désigna du menton une fumerie d’opium qui s’étalait impudiquement sur le port alors que des sois disant mesures avaient été prises pour fermer ces établissements ou du moins les rendre plus discrets.

« Oh …. Grimaça Jack. Agréable mais rien ne vaut le rhum. »

Bonner sourit et se rappela que Jack n’avait jamais aimé ce qui lui faisait perdre sa vigilance.

« As-tu besoin de moi Jack ?

- Non, non va t’amuser l’ami. J’ai laissé quelques hommes de confiance sur le navire. Moi je vais faire un tour. » Répondit Jack avant de s’éloigner dans les rues comme en terrain conquis, souriant gracieusement aux officiers qu’il croisait.

 

Il poussa la porte de la maison de Madame Chan avec soulagement et chercha du regard la fille qu’il prenait habituellement. Le voyant, cette dernière s’approcha d’un pas vif.

« Jack Sparrow !

- Mr Smith cette fois tréso… »

Une gifle l’interrompit et Jack se frotta pensivement la joue, cherchant ce qu’il avait pu faire pour l’offenser.

« Annie ma… »

Une nouvelle gifle marbra de rouge son autre joue tandis que la fille fulminait.

«  Lydie ! »

 

Jack grimaça. Annie, Lydie… Comment voulaient elles qu’il s’y retrouve avec tous ces prénoms en ie ! Sans parler des Marie, Virginie, Lizzie … Non pas Lizzie, se morigéna-t-il intérieurement avant de sourire à la fille.

« Et bien l’accueil n’est plus aussi bon que dans mon souvenir …

- Parce que tu te souviens de moi Jack Sparrow ??? S’insurgea la jeune métisse, résultat évident d’une passe entre une prostituée chinoise et un client anglais.

- Évidemment trésor ! S’exclama Jack en caressant une boucle échappée de son chignon. Comment pourrais-je t’oublier ?

- Garde ton numéro Jack. Nous ne faisons plus rien pour rien. Nous avons assez de mal comme ça. »

 

Jack la regarda intensément, il sortit négligemment quelques pièces d’or et les posa sur la table.

« Pourtant la garnison me parait bien fournie… » Observa-t-il avec un grincement en songeant au nombre de soldats qui pullulaient sur le port.

D’un geste rapide, Lydie rafla les pièces et les glissa dans son corsage.

« Quelle chambre veux-tu ?

- Je peux choisir ? » S’étonna Jack qui n’en avait strictement rien à faire.

Lydie grimaça et le poussa dans une chambre, défaisant son corsage tout en parlant.

« Les affaires vont mal. Expliqua-t-elle tandis que Jack passait une main avide sur ses fesses.

- Si mal que ça ? Répondit Jack en soulevant sa jupe, la faisant glousser

- C’est à cause de Madame Wu. Ils vont tous chez elle à présent. Tout ça à cause de cette fille. » Cracha Lydie.

Jack soupira et endura patiemment les lamentations de la fille, se retenant de lui faire observer qu’il avait payé pour une fois.

«  Oh oui une certaine Jane ! » S’exclama-t-il, sur que cette fois la mémoire ne lui faisait pas défaut, enfin un prénom sans ie !!!

 

Lydie échappa à son étreinte et dévoila ses seins lourds qui, sans le soutien du corset, pendaient lamentablement jusqu’au milieu de son ventre. Elle ricana cyniquement.

«  Jane ? Tu es dépassé mon pauvre Jack. La reine de Singapour s’appelle Lia désormais. La Perle d’Occident comme ils l’appellent tous.

- Mmmm une occidentale. » S’étonna Jack en fourrant son visage entre ses seins, priant pour qu’elle se taise.

Un gémissement de plaisir tout autant factice qu’automatique s’échappa des lèvres de Lydie qui continua d’une voix altérée, heureuse de pouvoir enfin déverser ses angoisses.

« Une pure occidentale à ce qu’il parait. Une touche exotique ici. Grinça-t-elle. Elle ne se donne qu’aux notables car seuls eux peuvent payer. Les autres y vont pour l’apercevoir et finissent dans les draps des autres filles de Madame Wu. »

 

Jack soupira… Décidément cette fille ne se tairait jamais ! Avec un grognement mécontent, il défit sa ceinture et força la catin à venir s’asseoir sur lui. Lydie gémit à nouveau. Tout aussi artificiellement que la première fois. Elle ouvrit la bouche pour continuer mais Jack attira son visage à lui et l’embrassa profondément pour la faire taire tandis qu’il guidait ses hanches de son autre main. Jack, sa bouche collée à la sienne, ferma les yeux et imagina d’autres lèvres tandis que sa main se crispait sur la hanche de Lydie, l’encourageant à accélérer ses mouvements ce qu’elle fit de bonne grâce. Au bout d’un long moment, Jack ouvrit les yeux, le regard noyé par son orgasme alors qu’il déchargeait en elle. Lydie poussa un petit cri qui sonna faux à ses oreilles avant de se laisser tomber sur le lit à ses côtés.

 

Câline, elle posa une main possessive sur le ventre de Jack et poussa un ronronnement de chatte satisfaite ou du moins un bruit s’en rapprochant. Jack se releva rapidement puis ramassa ses vêtements éparpillés sur le sol.

« Tu vois Jack je suis sure que cette fille n’a rien de plus que les autres pourtant tous les plus riches vont vers elle. » Continua-t-elle comme si leur conversation avait débuté deux secondes plus tôt.

Jack soupira silencieusement et se dépêcha de remettre ses habits.

« Sûrement trésor. Approuva-t-il machinalement.

- Tu te rends compte ! Le consul, les Ling, les Noac, sans compter les plus hauts officiers ! Tous vont chez Madame Wu et uniquement pour cette fille !

- Mmmm Liz c’est ça. Répondit machinalement Jack.

- LIA ! S’exclama Lydie. Enfin Jack tu ne m’écoutes pas ?

- Bien sûr que si mon ange. » Répondit Jack en se penchant sur elle pour l’embrasser.

 

Il songea fugacement que sa peau paraissait jaune sous la lumière peu flatteuse des bougies. Lydie noua ses bras autour de son cou et approfondit le baiser plus longtemps que Jack ne l’aurait souhaité avant de le relâcher avec un petit gloussement.

« Tu reviendras ? Je te ferais une ristourne … Dit Lydie d’un ton câlin.

- Bien sur trésor. » Assura Jack qui songea que c’était lui qu’il faudrait payer pour retourner voir cette bavarde impénitente.

Lydie, satisfaite, lui sourit en se laissant retomber sur le lit, ses seins rebondissant mollement sur son ventre.

« Tu dois déjà partir chéri ? »

Jack sourit avec tout le charme dont il était capable et se dirigea vers la porte et remettant son tricorne.

« Du travail toujours du travail… Des choses à régler sur mon navire. Éluda-t-il.

- Oh oui le Black Pearl … Répondit Lydie en s’agenouillant sur le lit. Dis Jack tu me le montreras un jour ? Plaida-t-elle d’un ton de gamine.

- Oui mais pas aujourd’hui trésor. Répondit Jack, qui renonça à lui expliquer qu’il n’y avait plus de Pearl.

- Mais pourquoiiiiiiiiiiiiii ? »

Jack grimaça à son ton plaintif et se retourna vers elle. Il afficha un sourire aussi faux que les gémissements de plaisir qu’elle avait poussés quelques minutes plus tôt.

«  Parce que je tiens à ce que tout soit parfait pour t’y recevoir trésor. »

Lydie ronronna et se leva, glissant ses bras autour de son cou.

«  Tu reviens quand ?

- Ce soir. » Promit Jack pour avoir la paix.

Il détacha ses bras de son cou et se dépêcha de sortir.

 

Une fois dehors, Jack poussa un lourd soupir de pur soulagement. Décidément il comprenait que les clients fuient cette maison. Si toutes les filles parlaient autant que celle-ci… Un sourire aux lèvres, Jack chemina gaiement vers le Deadly Swan et songea aux bavardages de la fille. Lia, la catin des riches et puissants. Et bien après tout lui aussi était riche ! Et il était un Seigneur Pirate donc puissant. Du reste ce qui était assez bien pour les Consuls et officiers de cette fichue Navy ne pouvait pas ignorer bien longtemps l’existence d’un homme comme le Capitaine Jack Sparrow ! Il irait demain, se promit il en entrant dans une taverne. Les bavardages lui avaient toujours donné soif même ceux des autres.

 

 

Chapitre 7                                                                                              Chapitre 9

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Commentaires : 2
  • #1

    Microcosmos (samedi, 05 mai 2012 17:31)

    Mdrrr!!!!!! Jack qui n'a qu'une envie, faire taire l'autre! J'ai bien rigolé. ^^ Oui oui, très bien, mais tais-toooiii!!!!!! lol.
    "C'est lui qu'il faudrait payer pour retourner voir cette bavarde impénitente". J'adore!
    Et encore un prénom en "ie", qui plus est! muahaha!!

    Aïe, Jane qui se retrouve en cloque, Liz sur qui l'abus de drogue commence à se voir... Arf, hâte de voir comment ça va évoluer de leur côté!

  • #2

    JessSwann (samedi, 05 mai 2012 18:18)

    Lol Jack il aime bien se détendre mdrrr et les bavardages de Lydie ... erf (oui le ie est un fil rouge mdrrr)
    Jane a pas de chances, Lizzie non plus et ça va pas s'arranger