Premier baiser

Résumé : Pré films. Elizabeth a dix sept ans et ne se sent plus du tout comme une enfant....

Pairing : Gilette/Elizabeth Swann

Genre : Romance 

Rating : M

Note: J'ai écrit cette histoire pour la communauté Live Journal 30 interdits sur le thème "Précoce"

Premier baiser

Furieuse, Elizabeth Swann rabattit ses lourds jupons et traversa la forge sous le regard anéanti de William Turner

« Mademoiselle Swann ! Attendez !

- Sûrement pas Monsieur Turner. Cracha-t-elle. Quand je pense que jai faussé compagnie à toute une compagnie pour venir vous voir ! »

 

Le visage de Will semplit de contrition et il courut jusqu’à elle

« MademoiselleJe

- Oh taisez-vous ! »Ragea la jeune fille

Sans attendre de réponse, elle claqua la porte derrière elle et posa un regard noir sur ce qui lentourait. Elle en avait assez que tous s’évertuent àla traiter comme une gamine. Elle avait dix-sept ans ! Dix-sept ans comme la plupart de ses amies mariées ou fiancées. Dans ses veines, la vie bouillait. Son corps était rempli de désirs quelle ne comprenait pas

 

Après moult hésitations elle s’était décidée à sen ouvrir à Will mais la réaction du jeune homme lavait déçue. Amèrement. Elle, qui s’était attendue àun baiser qui aurait été son premier, navait eu droit qu’à un air ébahi devant la violence des sentiments qui lagitaient suivi dun « Ce ne serait pas convenable de continuer à parler de ça Mademoiselle Swann » Will ne lavait même pas laissée lui expliquer quelle rêvait de lui ou les autres phrases habilement préparées par la jeune fille. Du reste elle navait plus envie de les lui dire àprésent. Sa réaction lui avait fait leffet dune douche froide. Will n’était pas différent. Il la regardait comme les autres, comme son père, comme cet abruti de Norrington Comme si elle était encore une enfant. Ce quelle était toujours un peuMais au fond delle Elizabeth Swann bouillait de quelque chose quelle ne connaissait pas.

 

Elle agita nerveusement son éventail et partit droit devant elle, sourde aux cris de Will derrière elle. Quil ne savise pas de la suivre ou alors.

 

Au bout dun moment, sa colère retombée, Elizabeth savisa quelle ignorait totalement oùelle se trouvait. Elle ne connaissait pas ce quartier de Port Royal. La jeune fille frissonna en croisant les regards patibulaires des hommes qui la suivaient du regard et chercha des yeux un refuge.

 

Un soupir de soulagement lui échappa en reconnaissant une tunique rouge dans une ruelle. Un soldat celui-ci la ramènerait sûrement chez elle. Toutefois Elizabeth hésita. Son père serait sûrement furieux lorsquil saurait quelle s’était aventurée dans Port Royal sans chaperonDun autre côté si elle ne rentrait pas très vite, il sinquiéterait à coup sûr. Des deux maux la colère était le moindre Un sourire et un petit mensonge suffiraient àla faire passer.

 

Forte de cette décision, Elizabeth se dirigea donc vers la tunique rouge

 

Elle ouvrit la bouche pour parler et sarrêta net en découvrant le jeune soldat occupéàretrousser les jupes dune fille outrageusement maquillée qui se laissait faire en riant. Elizabeth rougit

« Viens mon petit chéri »encouragea la femme dune voix avinée.

Elizabeth vit « le petit chéri »se plaquer contre la femme, le pantalon aux chevilles et poussa un cri de surprise. Le couple se retourna vers elle

« Qui … »grogna le soldat

 

Elizabeth se força àsoutenir son regard tandis quil la fixait avec incrédulité

« Mademoiselle Swann ?

- Qui ? Demanda la catin. Tu la connais »

Le jeune soldat rougit violement et la repoussa tout en remettant son fut à la hâte. Les yeux dElizabeth se baissèrent vers son entrejambe puis elle se rappela qui elle était et détourna pudiquement le regard

« Mademoiselle Swann, je vous… »Bégaya le jeune homme

Elizabeth se retourna vers lui

« Je me suis perdue. »Soupira-t-elle piteusement

 

Le soldat jeta un regard dépité vers la catin

« Je dois… »Commença-t-il

La femme ne lui laissa pas le temps de répondre et cracha dans sa direction avant de s’éloigner en maugréant.

Rouge de confusion, Elizabeth regarda le soldat

« Je suis désolée, jignorais que... »Commença-t-elle avant de sinterrompre ignorant comment finir sa phrase.

 

Le soldat rougit et lui offrit son bras

« Je vais vous ramenerVotre chaperon ?

- Je lui ai faussécompagnie »avoua Elizabeth du bout des lèvres.

Le soldat ne broncha pas et elle continua, embarrassée

« Peut-être que si vous me rameniez auprès du capitaine NorringtonVous pourriez revenir ici et finir euh »

Le soldat blêmit

« Le capitaine Norrington cest que … »

 

Elizabeth le regarda avec attention et un léger sourire se forma sur ses lèvres

« On dirait que je ne suis pas la seule à avoir faussé compagnie à mon chaperon soldat ?

- Gilette Mademoiselle, »répondit ce dernier avec la force de lhabitude

Il rougit

« MademoiselleVous, ne direz rien au Capitaine Norrington . Je ... Sil savait… »

Elizabeth sourit.

« Si vous ne dites rien sur lendroit oùvous mavez trouvée je ne dirais rien sur lendroit oùje vous ai trouvé… »

 

Gilette la regarda, un peu choqué, et Elizabeth lui adressa un petit sourire de défi.

« Je vous raccompagne Mademoiselle… » Soupira le soldat en retenant de justesse de lui asséner que ce n’était pas des manières de faire lorsquon occupait son rang.

Ils marchèrent quelques minutes en silence et Elizabeth observa le profil du soldat.

 

Gilette était jeune. Plus que Norrington. En fait il lui semblait quil avait à peine quelques années de plus quelle

« Quel âge avez-vous Gilette ?

- Vingt-deux ans Mademoiselle »répondit ce dernier, surpris.

Elizabeth soupira

« Moi jen ai dix-sept.

- Je sais Mademoiselle. Dix-sept ans est un âge où une réputation peut être ternie par une escapade »se crut obligédajouter Gilette.

 

Elizabeth le regarda de biais.

« Vraiment ? Pourtant tout le monde semble me voir comme une enfant

- Vous nen êtes plus une MademoiselleVous êtes une jeune femme et ... »commença Gilette avant de sinterrompre en se souvenant àqui il parlait.

Le regard dElizabeth sintensifia et un sourire joua sur ses lèvres. Enfin un homme qui semblait partager son opinion sur elle-même

« Que faisiez-vous dans cette ruelle Gilette ? »

 

Cette fois le soldat eut un hoquet de surprise

« Mademoiselle, ce ne serait pas convenable de vous en parler

- Elizabeth. Je mappelle Elizabeth. Et jai très envie que vous men parliez. »Répondit cette dernière

Devant le silence gêné de Gilette, Elizabeth sarracha àson bras, furieuse

« Jen ai assez !! Tout le monde me traite comme une enfant !! »

Sans attendre la réaction de Gilette devant son comportement puéril, la jeune fille commença à courir vers les sous-bois quelle avait reconnus. Maintenant quelle n’était plus perdue elle navait plus besoin de cet imbécile de soldat.

 

En la voyant courir, le sang de Gilette ne fit quun tour. C’était déjà peu glorieux davoir été surpris pendant son service mais si en plus on apprenait quil avait laissé partir la fille du Gouverneur et quil arrivait quelque chose àcette dernière. Il s’élança à sa poursuite

« Mademoiselle, Elizabeth !! Revenez immédiatement !!! »

La jeune fille senfonça dans un taillis sans réfléchir et Gilette entendit un cri de douleur

« Quelle peste ! »ragea-t-il en entrant dans le taillis à son tour, les épines pénétrant son uniforme

 

Assise sur le sol, Elizabeth tenait sa cheville à deux mains, sa robe à demi déchirée par sa chute.

 

« MaElizabeth vous allez bien ?sinquiéta Gilette

- NonJai très mal »gémit la jeune fille en levant vers lui un visage parsemé d’épines.

Gilette soupira et sassit àcôté delle

« Laissez-moi regarderOùavez-vous mal ?

- A la cheville imbécile !! Pourquoi la tiendrais je sinon !! Explosa Elizabeth avant de se radoucir. Pardon »

 

Gilette sourit légèrement et enleva délicatement la chaussure dElizabeth. Le bas qui couvrait sa jambe était teintéde rouge.

« Je vais devoirLenlever. Déglutit Gilette Pour voir si vous navez rien »

Elizabeth hocha la tête et Gilette remonta lentement sa main le long de sa cuisse. Un sourire lui échappa en voyant le petit nœud bleu de son bas et il le fit descendre avec douceur. Elizabeth retint son souffle.

 

Gilette palpa sa cheville

« Je vous fais mal ? Demanda-t-il

- Non… »Répondit Elizabeth dune voix troublée.

Gilette examina sa cheville

« Plus de peur que de mal, le sang vient dune plaie peu profonde, quant aux épines, un onguent suffira pour vous en débarrasser

- Oh… »Répondit mollement Elizabeth

 

Gilette leva les yeux vers elle, inquiet.

« Quelque chose ne va pas ? »

Elizabeth souffla

« Jai du mal àrespirer… »

Gilette la regarda avec embarras et jeta un coup d’œil autour deux. Ils étaient complètement seuls

« Écoutez... Je pourrais desserrer un peu votre ... Bustier mais si quelquun nous ...

- Faites-le... »Haleta Elizabeth au bord du malaise

 

Le soldat la ramena contre lui et ses doigts cherchèrent les liens qui retenaient sa robe. Serrée contre lui, Elizabeth frissonna en sentant ses doigts sur sa peau et Gilette poussa un gémissement consterné. Le haut de la robe déjà bien abîmé par la chute venait de céder, la laissant en camisole.

« Je ... Je Désolé Mademoiselle »bredouilla-t-il en tentant de s’écarter.

Elizabeth le regarda, troublée. La caresse sur sa cheville puis la proximité de son corps C’était le genre de scène dont elle avait rêvé pour son premier baiser avec Will. Leurs yeux se croisèrent et elle vit une lueur luire dans ceux du soldat. Il ne la regardait pas comme une enfant.

 

« Attendez »le retint elle.

Sa main heurta son entre jambe par inadvertanceet Gilette déglutit

« Mademoiselle

- Je crois que je suis incapable de marcher… » Murmura Elizabeth

Gilette la regarda et elle le fixa avec intensité

« Que voulez-vous que je fasse ? »souffla-t-il

 

Elle était peut être jeune mais diablement jolie avec ses épines dans les cheveux et sa robe débraillée, songea le soldat. Elizabeth le regarda, incertaine.

« Peut-être quen ... Touchant ma cheville… »

Gilette rougit et baissa les yeux sur les cuisses largement découvertes de la jeune fille. Il déglutit et commença à masser sa cheville, se forçant àne pas regarder plus haut.

« Oui soupira Elizabeth. Ça fait tellement de bien… »

 

Gilette releva les yeux et son cœur saffola en voyant les yeux mi-clos dElizabeth. Les lèvres entrouvertes la jeune fille soupira doucement et il remonta instinctivement ses mains le long de sa jambe. Elizabeth sourit et il nota que sa poitrine se soulevait plus fort. Gilette déglutit de plus belle. Elle était complètement offerte dans son innocence. Sa main déserta sa cuisse et remonta vers sa hanche avant dempoigner sa poitrine. Elizabeth gémit.

 

Ils étaient seuls. La forêt était déserte. Gilette oublia qui elle était et se pencha sur ses lèvres. Surprise, Elizabeth ouvrit la bouche et elle sentit la langue de Gilette venir chercher la sienne. Elle noua ses bras autour de son cou, son corps vibrant de nouvelles sensations et Gilette se glissa sur elle. A travers le tissu, Elizabeth sentit une bosse contre son bas ventre. Gilette déserta sa bouche et ses mains étreignirent le tissu de sa camisole.

« Narrêtez pas »le supplia-t-elle.

 

Gilette nen avait pas la moindre intention. Sa main se glissa sous le tissu et se referma sur son sein. Elizabeth gémit. C’était délicieux. Presque trop bon.

 

Un cri les fit sursauter

« Elizabeth ! Mademoiselle Swann ! »

Un bruit de pas se rapprocha et Gilette recula, horrifié par ce quil avait fait et surtout par ce quil allait faire. Elizabeth sassit àdemi et le capitaine Norrington arriva. Lofficier jeta un coup d’œil surpris à la scène et Gilette blêmit

« Que se passe-t-il ? »

Elizabeth vit la pâleur du soldat

« Capitaine Norrington. Je ramassais des baies et je suis tombée dans ce taillis et ... Fort heureusement le ... Soldat Gilette ma trouvée… »

Norrington la regarda dun air de doute

« Pourquoi vos jupons sont-ils ainsi etseigneur votre robe »rougit-il en se penchant sur elle pour lenvelopper de sa veste.

 

Elizabeth se laissa faire

« Ils se sont déchirés dans ma chute Jai bien tenté de regarder ma cheville maisheureusement vous êtes là... »

Norrington jeta un regard en direction de Gilette

« Il vient darriver, déclara précipitamment Elizabeth. Je suppose quil faisait sa ronde … »

 

Une lueur de reconnaissance passa dans le regard de Gilette et il sinclina avec raideur

« En effet Capitaine. Jai entendu du bruit et je me suis précipité en reconnaissance »

Le regard de Norrington passa de lun àlautre avec suspicion. Elizabeth lui fit un sourire innocent

« Jaimerais rentrer... Mon père doit sinquiéter

- Oùest votre chaperon ?

- Je lignore Elle était là et linstant daprès elle a disparu »mentit Elizabeth sans la moindre vergogne.

 

Norrington soupira

« Quand cesserez-vous donc d’être une enfant aussi étourdie »la gourmanda-t-il avec indulgence en la soulevant dans ses bras.

Gilette soulagéde sen sortir àsi bon compte ramassa les effets dElizabeth et James Norrington se releva

« Je vous ramène

- OuiMonsieur Gilette ... Merci de votre aide » déclara Elizabeth dun ton distant.

Leurs regards saccrochèrent et Gilette sourit

« Ce fut un plaisir Mademoiselle Swann »

 

Norrington s’éloigna avec elle et Gilette se laissa tomber contre un arbre en tremblant. Il lavait échappé belle Si elle avait dit ce quil... Ce que Norrington laurait tué. Le jeune soldat sourit avec amusement. Elizabeth Swann navait vraiment rien dune ladySi le capitaine n’était pas arrivé…Il sentit son désir se réveiller àcette idée et se releva. Mieux valait retourner dans la ruelle Cette fille n’était pas pour lui Et maintenant il était certain que le capitaine serait occupéplusieurs heures

 

Le soir même

 

Lorsque Gilette, finalement ravi de ses aventures rentra à la caserne le capitaine l’attendait.

« Soldat Gilette

- Capitaine répondit Gilette dune voix qui tremblait un peu

- Mademoiselle Swann ma racontévotre conduite… »

 

Gilette blêmit, incapable de répondre

« Le Gouverneur ma chargéde vous remercier sergent Gilette. Même si Elizabeth est encore une enfant, nous avons conscience quun autre que vous aurait pu tenter de profiter de sa détresse

- Et bien

- Non inutile Sergent, Elizabeth nous a expliqué comment vous lavez aidée. Je vous en remercie moi aussi. »

 

Gilette, abasourdi, le regarda. Cela faisait deux fois que lautre lappelait sergent.

« Capitaine je

- Nous avons décidé quune promotion serait une juste récompense.

- Oh Capitaine, je, merci , bafouilla Gilette, ce n’était que mon devoir vraiment et .. »

Norrington lui imposa le silence dun geste

« Le Glory part demain aux aurores pour une mission de reconnaissance vous partez avec lui Sergent.

- Je ... Merci . »Bafouilla Gilette.

 

Norrington soutint son regard

« Ne me remerciez pas. Elizabeth Swann mest très précieuse En vérité jenvisage de demander sa main une fois quelle aura un peu grandi. Je pense que vous comprenez donc que sa sauvegarde me tienne particulièrement àcœur »

Cette fois Gilette rougit

« Oui Capitaine

- BienLes choses sont donc claires. Jespère que notre jeune amie ne se retrouvera plus dans une position aussi délicate à lavenir. Bonne nuit sergent »

 

Une fois seul, Gilette laissa filer un soupir de soulagement. Norrington navait pas été dupe Pas entièrement Mais lhistoire se finissait bien.

 

Pendant ce temps, allongée dans son lit denfant, Elizabeth Swann sendormit avec un sourire. Elle avait reçu son premier baiser aujourdhui et même si ce n’était pas par Will, tout avait été parfait. Un grand sourire aux lèvres, Elizabeth savoura pour la première fois le nouveau pouvoir quelle découvrait et se promit quun jour, les yeux de William Turner brilleraient pour elle de la même lueur que celle quelle avait lue dans ceux de Gilette.

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Commentaires : 3
  • #1

    Wizzette (vendredi, 23 septembre 2011 11:00)

    Elisabeth est loin d'être une petite fille. Elle est contente de sa journée. Gilette a eu chaud quand même ^^

  • #2

    JessSwann (lundi, 26 septembre 2011 19:35)

    Lol clair , Lizzie n'aspire qu'à être une grande !!!

  • #3

    wiwi (dimanche, 10 avril 2016 21:00)

    Je trouve que le couple Lizzie/Gilette est parfait ;)