Les apparences sont parfois trompeuses

Résumé : Post Dead Man Chest, Un couple, une nuit. Deux amants se retrouvent

Pairing : Cutler Beckett/Elizabeth Swann

Genre : Romance

Rating : T

Note: Ouhhhh une de mes très très vieilles histoires, mon premier essai de Beckabeth :)

Les apparences sont parfois trompeuses

La nuit tombait sur la ville lorsqu'un navire arrivé au terme d'une très longue errance rejoignait enfin son port d'attache... Dans la lumière déclinante, une mince silhouette se détacha. Elle s'empressa de débarquer et jeta des furtifs regards alentour pour s'assurer que sa présence n'avait pas été détectée. Vêtue d'un large plastron et de pantalons, la silhouette n'en était moins indéniablement féminine.

 

D'un pas assuré, un tricorne masquant son visage, la jeune femme progressa dans les rues de la ville, jusqu'à ce qu'elle s'arrête devant une demeure à la porte de laquelle elle frappa brièvement avant d'entrer sans hésitations.

 

Un homme était assis, dos à la porte. Elle le reconnut immédiatement et sourit... ainsi il était venu ...

« Tu n'as pas oublié »

Il se retourna au son de sa voix.

« Comment aurais-je pu le faire ? Cette date est gravée dans ma mémoire depuis des mois... Lui déclara-t-il en souriant. Ma seule angoisse était que tu ne sois pas au rendez vous

- Ça a bien failli se produire ... les choses ne sont pas passées aussi facilement que prévu. Lui répondit-elle avec un soupir.

- Chut, ne parlons pas de ça pour l'instant, pas à présent que je t'ai enfin retrouvée. » Souffla t’il en l'enlaçant.

 

Leurs lèvres se rejoignirent enfin en un baiser passionné, l'homme lui ôta son couvre-chef d'une main pressée et libéra la masse de ses cheveux blonds. Il s'écarta légèrement d'elle et la contempla longuement

« Tu m'as tellement manquée... chaque jour j'étais au supplice de te savoir auprès de cet homme... de penser que peut-être il te touchait, te caressait, t'embrassait à ma place »

La femme ferma brièvement les yeux et refoula ses souvenirs.... il ne devait pas savoir ce qu'elle avait dû faire, ça n'avait aucune importance.

« Ne te torture pas pour cela, j'ai fait ce que je devais pour nous... À présent c'est terminé... pour toujours

- Et l'autre ?

- Lui ....oh ne t'inquiète pas je l'ai éloigné de nous définitivement »

 

L'homme, le cœur battant, dévisagea sa compagne sans ciller, il ne parvenait pas à se rassasier de cette vision. Incapable de contenir plus longtemps son désir, il reprit sa bouche pour un tendre embrassement. Elle répondit avec ardeur à son étreinte et ses mains déboutonnèrent fébrilement la chemise de son amant tandis qu'il la déshabillait à son tour. Enlacé, le couple se dirigea lentement vers la couche qui les attendait, chacun savourant le plaisir d'être avec l'autre... L’homme poussa doucement la femme sur le lit et l'encouragea à s'allonger avant de promener sa main sur son corps.

« Que tu es belle. » Lui souffla-t-il, émerveillé.

 

Pour toute réponse, la femme l'attira contre elle et l'embrassa passionnément. Alors il ne lutta plus contre son désir et la fit sienne, cette femme dont il rêvait depuis des mois... Une fois leur faim l'un de l'autre enfin assouvie, leurs doigts s'entrelacèrent tandis qu'un sourire complice venait illuminer leurs deux visages... Au bout d'un moment, il reprit la parole

« Tu sais quand j'ai vu que tu n'étais pas celle qui m'apportait l'objet de mes convoitises, j'ai craint un instant que tu ne m'aies trahi et que cette nuit avant ton départ n'ait été qu'une ruse...

- Je m'en doute. Mais je me suis fait avoir... je ne pensais pas qu'il me devancerait. Du coup j'ai dû modifier tous nos plans. A un moment j'ai douté de réussir, je dois bien te l'avouer »

Il lui sourit tendrement, et l'embrassa

« Tu es là à présent, saine et sauve, et nous avons toute la vie devant nous c'est tout ce qui compte... »

 

Avant qu'elle ait le temps de répondre, un léger coup frappé à la porte retentit. L'homme soupira, il était donc dit qu'il ne pourrait passer la nuit entière avec sa compagne

« Que se passe-t-il ?  Demanda-t-il d'un ton rêche

- Je suis navré de vous déranger mais nous avons un gros problème avec vous savez qui ...

- Ma présence est-elle donc absolument nécessaire ? Tenta l'homme en jetant un regard navré à sa compagne

- Je le crains, Jones ne veut traiter qu'avec vous Lord Beckett... »

Se levant avec un soupir, Cutler, embrassa sa maîtresse

« Je suis désolé ma douce mais le devoir m'appelle

- Ne t'inquiète pas je comprends... » lui dit-elle en lui rendant son baiser

 

Une fois Lord Beckett sorti, Élizabeth se cala dans les oreillers, un sourire heureux aux lèvres. Elle laissa vagabonder son esprit dans ses souvenirs et se remémora le début de son histoire avec Cutler... Alors qu'elle s'apprêtait à faire la plus grosse erreur de sa vie en épousant un obscur forgeron, Cutler avait interrompu son mariage. Bien entendu sur le moment elle avait été furieuse, elle avait même cru son cœur brisé. Cutler l'avait jetée en prison, mais son père avait tôt fait de la libérer. Animée par un désir de vengeance, elle s'était glissée dans le bureau de Beckett à la faveur de la nuit... Mais leur entretien avait finalement pris un ton plus… Intime. Après que sous la menace elle lui eut extorqué les lettres de marque dont elle avait besoin, elle s'était ruée vers la sortie...

 

Même àprésent elle ne savait pas ce qui l'avait poussée àretourner sur ses pas. Alors qu'elle pénétrait à nouveau dans les appartements de Cutler, elle avait surpris ce dernier en train de pleurer. La solitude et la tristesse qui émanaient de cet homme l'avaient émue. Elle s'était approchée doucement et lui avait demandé d'une voix ténue ce qui le rendait aussi malheureux. A sa grande surprise, l'autre lui avait répondu et c'est avec un sentiment d'horreur grandissant qu'elle avait découvert qui était véritablement Jack Sparrow... Ne sachant que faire pour aider celui qui venait de se dévoiler ainsi devant elle, elle l'avait juste serrédans ses bras. Il avait levéson regard profond vers elle, les yeux encore embués des larmes versées et sans réfléchir elle l'avait embrassé. Au moment oùleurs lèvres s'étaient rencontrées pour la première fois, elle avait eu l'impression qu'un incendie se propageait dans ses veines et n'avait pas protestélorsqu'il l'avait attirée àlui. Pour elle, le temps avait cessésa course et il lui semblait que sa vie entière se résumait à cet instant, là dans ce bureau de la Compagnie des Indes et àcet homme qu'elle ne connaissait pas une semaine auparavant.

 

Cette nuit-là avait été magique, emportés tous les deux par leur émoi, ils avaient fait l'amour passionnément. Le petit matin les avait surpris, tendrement enlacés, et à cet instant elle avait su que jamais rien ne pourrait la détourner de cet homme. Pour lui, elle avait joué la comédie de l'amour à William, celle du désir à Jack...

 

Elle grimaça à la pensée des efforts qu'elle avait dû faire pour paraître attirée par le pirate qu'elle haïssait du fond de son cœur. Jusqu'à cette suprême farce où elle avait dû lui donner l'unique baiser qui allait le mener tout droit à la mort, elle avait eu du mal à retenir la nausée qui l'envahissait à son contact... Et cet imbécile tellement imbu de lui-même qui avait cru lire de la reconnaissance et du désir là où il n'y avait que haine. Elle sourit en repensant à la manière dont le pirate s'était laissé mener à la mort. Elle avait senti son cœur battre vite, si vite, ça l'avait étonnée elle ne pensait pas qu'un homme comme lui avait un cœur... Et l'instant où elle avait refermé les menottes glacées sur ses poignets.... quel délice, quelle jouissance d'être celle qui vengeait l'homme qu'elle aimait. Elle l'avait regardé droit dans les yeux pour pouvoir raconter à Cutler qu'elle avait vu Jack prendre conscience de sa mort imminente. Elle le haïssait tellement qu'elle avait eu toutes les peines du monde à se retenir de lui cracher au visage... mais elle ne pouvait pas dévoiler son jeu... A la place elle était partie sans se retourner...

 

Plus tard lorsqu'elle avait vu le Kraken engloutir le Black Pearl elle en avait pleuré de soulagement... Tout le monde avait mis ses larmes sur le compte du chagrin, mais au fond d'elle-même, son cœur bondissait de joie... elle avait encore joué la comédie de l'affliction quelque temps... jusqu'à ce qu'elle se rende compte que seul Norrington pouvait être en possession du cœur de Jones. Elle avait donc modifié ses plans et amené Will et les autres amis de Jack dans les tentacules de Jones qui les avaient tous massacrés sans pitié tandis qu'elle s'éloignait à bord de sa frêle chaloupe... Elle était désolée pour eux mais elle ne pouvait pas permettre que quelqu'un sorte un jour Jack Sparrow de l'enfer dans lequel il se trouvait.

 

Souriante, elle tendit la main vers le compas qu'elle avait dérobé au pirate lorsqu'elle l'avait attaché. Elle l'ouvrit rêveusement et songea à l'ironie du sort qui lui avait longtemps désigné Jack comme étant son plus cher désir... Et il l'était.

 

En effet elle désirait plus que tout au monde tuer cet homme et venger son grand amour. Elle eut un petit sourire cynique en pensant que si Jack avait su que le compas le désignait il aurait cru qu'elle l'aimait ... Décidément les apparences sont parfois trompeuses. Songea-t-elle avant de plonger dans un sommeil sans rêves

 

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Commentaires : 4
  • #1

    Wizzette (dimanche, 25 septembre 2011 18:56)

    Elisabeth est démoniaque !
    C'est très bien écrit.

  • #2

    JessSwann (lundi, 26 septembre 2011 19:48)

    Lol merci, je voulais une Lizzie différente pour une fois et c'est un de mes tous premiers OS ( le second ou troisième)

  • #3

    megan (dimanche, 12 octobre 2014 18:07)

    j'adore ! Beckabeth ♥♥♥♥

  • #4

    Jess Swann (dimanche, 12 octobre 2014 19:08)

    Héhé ^^