Chapitre 8 Un problème Madame Turner ?

L’Empress, mer Ionienne

 

Assise à sa table de travail, Elizabeth Turner prenait un peu de repos, après les nuits d’insomnies qui avaient été son lot depuis quelques temps. Elle avait hâte d’atteindre enfin son but et de délivrer Will de la malédiction qui l’éloignait d’elle. Son cœur commença à battre plus fort alors qu’elle s’imaginait bientôt dans les bras de son époux, tous deux enfin réunis après tant d’épreuves. Sortie de sa douce rêverie par le pas familier de Jack, elle sourit et déclara, sans se retourner, tant elle était certaine de l’identité de l’homme derrière elle.

« Laissez-moi deviner. Vous n’avez plus de rhum et Tai a mis la réserve sous clef. »

 

La main de Jack effleura le compas qui pendait à sa ceinture et dont il n’avait plus besoin pour savoir ce qu’il désirait. Elizabeth le lui avait rendu quelques jours plus tôt, prétendant qu’il avait cessé de fonctionner et depuis Jack n’avait pas éprouvé le besoin de l’ouvrir, conscient au fond de lui que son cap ne varierait plus. Posté derrière la jeune femme, Jack la dévorait des yeux, admirant sans réserve le cou gracile mis en valeur par la coiffure haute qu’elle avait adoptée à bord de l’Empress. Il brûlait de désir de poser ses mains sur sa gorge nue et de découvrir le corps auquel il avait si souvent rêvé durant les heures creuses de la nuit où il ne parvenait pas à trouver le sommeil.

 

Un battement fort se fit entendre et le ramena brutalement au présent. Lizzie, sa Lizzie était mariée avec un eunuque « Un eunuque mort » corrigea une voix dans sa tête que Jack chassa d’une main impatiente. Ramené au présent, il vint se planter face à la jeune femme, une bouteille de rhum à la main et lui lança d’un air narquois

« C’est ce qu’il a fait mais aucune serrure ne me résiste ! »

 

Amusée, Elizabeth leva les yeux pour une réponse ironique à la prétention de Jack mais les mots qu’elle s’apprêtait à prononcer moururent sur ses lèvres. Devant elle se tenait Jack, torse nu ses cheveux tressés retombant sur ses épaules bien découpées et le sourire charmeur. Il la regarda avec sollicitude.

« Un problème Madame Turner ? »

 

Le Black Pearl, Caraïbes

 

 

Cela faisait maintenant plusieurs jours que les hommes d’équipage le regardaient d’un air sombre et Hector Barbossa, le Capitaine Barbossa, sentait sa position se fragiliser de jours en jours. Depuis qu’il avait repris le commandement du Black Pearl et que ce petit rat de Sparrow lui avait volé les cartes magiques de Feng, il n’avait pas mis la main sur le moindre butin intéressant et ses hommes semblaient le tenir responsable de ce manque d’activité. Il dévisagea ces derniers avec hargne, conscient que le nom de Sparrow revenait de plus en plus souvent sur les lèvres des hommes qui en d’autres temps l’avaient trahi. Finalement des marins se décidèrent à l’aborder et Pintel s’approcha avec une pointe d’hésitation.

« Capitaine Barbossa. Dites, on se demandait, où on va aller maintenant que vous n’avez plus les cartes ? »

Avant que Barbossa ne réponde, Ragetti renchérit.

« Les cartes c’est le Capitaine Sparrow qui les a prises ! »

 

Barbossa leva les yeux au ciel et tenta de contenir son irritation, conscient que tous les regards étaient braqués sur lui, puis reprit d’une voix d’un calme dangereux.

« En effet, ce minable de Jack m’a volé les cartes qui m’auraient permis de vous conduire vers de fabuleux trésors. »

Sur son épaule, le petit singe Jack émit un petit cri d’agrément tandis que Barbossa dévisageait ses hommes, les mettant au défi de répondre. Marty finit par lâcher.

« On aurait p’tete du garder le Capitaine Jack alors. »

 

A la consternation de Barbossa, les hommes commencèrent à hocher la tête en guise d’accord. Prenant les devants, le Capitaine auto proclamé du Black Pearl cria d’une voix forte.

« Vous pensez que je ne me préoccupe pas de nos bourses peut être ? Vous regrettez ce lâche, cet égoïste, ce vendu de Sparrow qui n’a pas hésité à voler les cartes pour son seul profit ? »

 

Les hommes s’entre regardèrent et avant que Pintel n’ait eu le temps de répondre en disant que Barbossa lui-même n’avait pas hésité à voler le Pearl pour lui-même, Barbossa eut une illumination.

« Nous allons changer d’eaux, nous allons aller en Europe, en Grèce pour être précis, là-bas des richesses nous attendent ! »

Et nous serons très très loin de Sparrow, il parait qu’il existe un trésor par-là, on verra bien j’ai le temps du voyage pour trouver comment contrôler ces imbéciles. Songea Barbossa.

 

Les hommes se regardèrent et essayèrent de deviner où il voulait en venir.

« Bougez-vous ou je cloue vos entrailles sur le mat ! Hurla Barbossa. »

Cette dernière menace fit l’effet d’un aiguillon sur ses hommes qui se murent tous en même temps de manière désordonnée ce qui provoqua un soupir las chez le vieux pirate.

 

Barbossa donna une cacahouète à son petit singe et sourit en voyant la hâte du petit animal à la prendre. L’esprit ailleurs, il se positionna à la barre de SON navire et mit le cap sur les eaux méditerranéennes.

 

L’Empress, mer Ionienne

 

Elizabeth ne parvenait plus à détacher son regard de la semi nudité de Jack, ses yeux glissèrent avidement sur la peau ambrée de son torse tandis que ses doigts la picotaient tant elle désirait goûter la douceur de sa peau. Le corps du pirate l’attirait comme un aimant et éveillait le désir au creux de ses reins. Elle laissa ses yeux descendre plus bas sur le corps de Jack, savourant la vue qu’il lui offrait, pour finir sur son entrejambe sur lequel ils se fixèrent machinalement.

 

Jack brisa le charme en reprenant d’une voix légèrement ironique.

« Lizzie, j’ose espérer que c’est mon compas que vous regardez ainsi. Déclara-t-il avec un sourire en désignant l’objet qui pendait à sa ceinture. Parce que dans le cas contraire, ce serait faire preuve d’une bien grande curiosité. » Dit-il plus bas en s’approchant légèrement d’elle.

Les yeux toujours posés sur le corps du pirate mais les joues en feu, Elizabeth répondit d’une voix un peu rauque.

« Bien sûr que c’est le compas. Donnez-le moi je vous prie. »

Jack la jaugea un instant, ravi par la rougeur qui marbrait ses pommettes.

« Venez le chercher trésor… » Dit-il d’un ton provocant.

Elizabeth releva la tête et se força à détacher le regard de son corps. Elle approcha lentement de lui, les yeux dans les siens. Le cœur battant à tout rompre, Jack ne bougea pas, gardant ce petit sourire ironique qui lui servait à dissimuler ses émotions et soutint sans ciller son regard. La jeune femme s’immobilisa à quelques centimètres de lui et murmura.

« Donnez-le moi Jack.

- Je vous l’ai dit, venez le chercher. »

 

Elizabeth se sentait piégée, elle ne pouvait plus reculer sans laisser la victoire  à Jack et elle s’y refusait. Une fois de plus, ses yeux glissèrent sur le torse nu, la gorge sèche alors qu’elle suivait les lignes pâles que formaient les nombreuses cicatrices du pirate sur sa peau bronzée. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas vu un homme dénudé et le feu qui couvait dans ses reins se réveilla tandis qu’elle posait une main hésitante sur le torse de Jack et descendait lentement jusqu’à son compas. Elizabeth savoura la tiédeur de la peau de Jack qui ferma brièvement les yeux à son contact. Elle pouvait sentir les battements du cœur du pirate accélérer au même rythme que le sien et, naturellement, s’approcha encore un peu de lui. En un instant elle avait tout oublié, le compas, le péridot, le cœur, Will… Le désir faisait battre le sang à ses tempes et elle ne parvenait plus à y résister … et n’en avait d’ailleurs pas la moindre envie. Lorsqu’elle posa ses lèvres sur celles de Jack, son cœur bondit dans sa poitrine alors qu’elle se sentait vivante pour la première fois depuis des mois.

 

Jack referma immédiatement ses mains sur elle tandis que leurs bouches s’épousaient avec fièvre, chacun d’entre eux apprivoisant l’autre, leurs deux corps étroitement soudés. Tous deux sourds au monde extérieur.

 

Antre de Calypso, fond sous-marin

 

L’éclat de rire rauque de Calypso résonna sur les parois de nacre et de corail de son palais. Elle avait suivi pas à pas le jeu de séduction auquel s’étaient livrés Jack et Elizabeth sans en être conscients. Elle sourit en voyant la passion qu’Elizabeth mettait dans son baiser et l’émotion presque touchante de Jack dont les mains tremblaient légèrement autour de la jeune femme.

« Profitez en bien Madame Turner. Dans quelques jours vous serez morte si tout se passe comme prévu. »

 

Calypso ricana une nouvelle fois en voyant Elizabeth presser son corps contre celui de Jack et approfondir leur baiser.

« Du reste, je ne crois pas que ton cœur soit assez pur pour que le péridot t’accorde la libération de mon Capitaine. »

 

L’Empress, cabine du Capitaine

 

Jack savait qu’il commettait une erreur, qu’il ne devrait pas être là, qu’il n’avait pas le droit de serrer cette femme dans ses bras mais il ne pouvait pas lui résister. Sa bouche était la plus douce qui lui ait été donné de connaître et il lui semblait que son corps était fait pour le sien. Il ne pensait plus à rien hormis à ce baiser qu’il recevait autant qu’il donnait, conscient du corps pressé contre le sien, et dont il pouvait en sentir la chaleur à travers la mince chemise, ému par le frottement de la poitrine d’Elizabeth contre lui. Il avait tant rêvé de cet instant lorsqu’il était au Purgatoire, de pouvoir sentir encore une fois les lèvres d’Elizabeth Swann sur les siennes, intoxiqué à leur douceur qui, une fois déjà, l’avait mené à la mort. Sa main tremblante remonta jusqu’à la nuque de la jeune femme et il approfondit encore leur baiser tandis qu’il sentait les mains brûlantes d’Elizabeth glisser sur son dos. Jack gémit de désir et souhaitait par-dessus tout que cet instant ne cesse jamais lorsqu’un bruit sourd explosa dans la cabine, les éloignant brutalement l’un de l’autre.

 

Elizabeth, toute échevelée, se retourna vivement en direction du vacarme et s’écarta ainsi de Jack, une expression déjà coupable sur son visage. Elle mit quelques instants à reconnaître son second et s’adressa à lui d’un ton qui trahissait son embarras.

«  Que veux-tu Tai ? »

Le second baissa les yeux devant le désordre de la tenue de son capitaine dont les cheveux qu’une main impatiente avait libérés retombaient librement sur ses épaules à demi dénudées. Elizabeth replia sa chemise sur elle d’une main tremblante, rouge de honte et attendit la réponse de son second qui finit par murmurer

« Vous dire qu’une île est en vue Capitaine. »

 

Ithaque, palais d’Ulysse

 

Cutler Beckett était confortablement installé sur le trône qui avait été celui d’Ulysse et un sourire satisfait barrait son visage monstrueux. Ses hommes s’étaient rendus maîtres en son nom et en celui de la Compagnie des Indes sans difficultés de la petite île sur laquelle il régnait à présent comme s’il eut été Ulysse lui-même.

 

Pour une fois, la force n’avait pas été nécessaire pour faire plier la population. La nouvelle selon laquelle il avait réussi à bander l’arc légendaire d’Ulysse avait suffi à lui donner une légitimité à laquelle aucune démonstration de force ne lui aurait permis d’accéder. Bien sûr il y avait bien eu quelques opposants mais leurs corps se balançaient à présent joliment au bout de cordes de chanvre. Il avait apporté le raffinement de la civilisation anglaise à ces sauvages superstitieux.

 

Tournant le péridot entre ses doigts, Beckett en admirait la limpidité, fasciné par le pouvoir qui irradiait de la pierre mais dont il ne parvenait pas à se rendre maître. Ses yeux se durcirent lorsqu’il songea qu’Elizabeth Swann était sans doute la seule personne à avoir le cœur suffisamment pur pour s’emparer du pouvoir de la pierre. Il se demanda fugacement ce qu’elle exigerait. Le retour de son père ? Une vengeance contre lui, le prix du sang ? Non, bien sûr que non, elle demanderait la liberté de son forgeron. Elle était la seule à pouvoir libérer ce Turner qui avait aidé Sparrow à le vaincre. Ces deux hommes aimaient cette petite intrigante d’Elizabeth Swann. Pour cette raison il résolut donc de la tuer en premier. Le visage de Jack Sparrow lui serait agréable à contempler pendant qu’il lui ouvrirait le corps. Il fut interrompu dans ses réflexions par un garde pénétrant dans la salle royale qui manqua de s’étaler à ses pieds dans sa hâte.

« Lord Beckett ! La jonque dont vous avez parlé ! Elle est ici, enfin je veux dire, des hommes l’ont aperçue ! »

 

Cutler Beckett eut un sourire féroce, ainsi il avait eu raison, elle était venue et si ses informations étaient exactes, Sparrow serait à ses côtés comme toujours.

« Bien… Susurra-t-il. Préparez tout pour leur arrivée. Je tiens à ce que tout soit parfait. »

Avec cérémonie il se leva et alla d’un pas altier reposer le péridot dans l’écrin qu’il avait fait fabriqué pour lui puis sortit en passant devant les corps décharnés des hommes qu’il avait fait pendre la veille.

 

Le Hollandais Volant, royaume des morts

 

 

Le capitaine William Turner vivait un véritable cauchemar depuis que Gibbs lui avait révélé la présence de Jack aux côtés d’Elizabeth sur l’Empress. En effet depuis ce jour, le doute et l’angoisse ne le lâchaient plus. Assis devant ce qui avait été l’orgue de Jones, Will planta une fois de plus le couteau que son père lui avait donné dans le bois de l’instrument dans un geste qui lui était devenu familier au fil des semaines passées sur le Hollandais Volant. Bizarrement il aimait posséder ce couteau, celui-là même sur lequel il avait juré à son père de le libérer et qui avait servi à extraire son cœur de sa poitrine lorsqu’il était devenu à son tour captif du navire qui lui interdisait les joies de la vie conjugale.

 

Et à présent, c’était Jack qui partageait le quotidien de sa douce Elizabeth, contrairement à tous les plans qu‘ils avaient envisagés. Pour la centième fois, Will se dit que c’était injuste, Jack n’avait rien à regretter dans le monde des vivants, pas d’attaches, pas de femme. C’était lui qui devait poignarder le cœur et libérer son père qui les aurait rejoints, Elizabeth et lui pour vivre enfin en paix. Will poussa un soupir plein de regret et d’un peu de rancœur à l’égard du pirate qui vivait dans l‘autre monde à sa place. Bien évidemment il lui devait beaucoup, c’était grâce à Jack qu’il était encore en vie. Enfin, façon de parler. Car était on réellement vivant loin de celle qu’on aimait, prisonnier d’une tâche que l’on n’avait pas choisi d’assumer ?

 

Will leva les yeux au ciel. Elizabeth lui manquait et un autre problème venait le tourmenter avec la réapparition de Jack dans son existence. Il ne parvenait pas à oublier le baiser que sa femme avait donné à Jack. Bien sûr il savait qu’elle ne l’avait fait que pour le tromper mais… Il y avait eu sa réaction au Purgatoire, ce mouvement infime et spontané qu’elle avait eu vers Jack, comme si elle avait été prête à se jeter dans ses bras.

 

Sa main se crispa sur le couteau qu’il tenait tandis qu’il tentait de se raisonner. Il ne devait pas penser à ça. Il devait garder sa foi en elle, elle était sa femme après tout, et il avait confiance en elle.

« Si tu fais tes choix seule, comment puis-je te faire confiance ?

- Tu ne le peux pas »

Les mots s’imposèrent à son esprit, souvenir d’une conversation qu’ils avaient eue il y avait si longtemps dans ce même royaume des morts où il était seul à présent. Une fois encore leur désaccord concernait Jack.

 

Will se reprit, Elizabeth était sa femme à présent et elle lui avait suffisamment prouvé qu’il pouvait avoir confiance en elle en le choisissant lui. Il lui avait confié son âme, son cœur, sa vie et il serait stupide de s’imaginer qu’à présent elle pourrait se tourner vers un autre homme. En particulier celui-là. Elle ne ressentait rien pour le pirate, se conforta-t-il.

« C’est pour ça qu’elle s’est précipitée sur le Hollandais Volant après votre mariage ? Pour qui s’est-elle mise en danger ? Était-ce toi qu’elle était venue aider Will ?Qui était à terre sur le point d’être tué par Jones lorsqu’elle est intervenue ? Lui souffla une voix qu’il reconnut comme appartenant à Calypso.

- TAISEZ-VOUS ! Elle a fait son choix et elle m’a choisi moi ! J’ai confiance en elle et je l’aime ! » Cria-t-il dans le vide.

 

Ne recevant aucune réponse, il tourna son regard vers l’extérieur et s’efforça de faire taire la petite voix en lui qui lui rappelait que, jamais Elizabeth ne lui avait dit qu’elle l’aimait.

« Elizabeth… » Murmura-t-il, le regard perdu vers l’horizon.

 

L’Empress, cabine du capitaine

 

Rouge de honte, Elizabeth n’osait pas regarder son second en face. Le regard méprisant que ce dernier avait brièvement posé sur elle était suffisamment éloquent pour qu’elle se sente mal à l’aise. Elle frissonna en entendant le battement régulier du cœur de Will comme un reproche de sa trahison et se força à adopter un ton neutre.

« Merci Tai. Je viens dans une minute. » Le congédia-t-elle.

 

Sans répondre, l’homme sortit et la laissa seule avec Jack. Sans le regarder, ni lui laisser le temps de prononcer un mot, Elizabeth prit la parole.

« Veuillez m’excuser pour ce moment d’égarement Capitaine Sparrow, je crains fort que la solitude ne me pèse plus que je ne l’avais imaginé et me conduise à agir stupidement. Je vous serais reconnaissante de ne jamais évoquer cet épisode qui ne se reproduira plus je peux vous l‘assurer. Maintenant pardonnez-moi mais je dois donner mes instructions pour mouiller au large de cette île et mettre le cœur de mon époux en lieu sûr. »

A la suite de cette tirade guindée et distante dont les derniers mots la firent rougir, Elizabeth sortit de la cabine sans attendre de réponse, serrant le coffre contenant le cœur de Will contre elle comme pour la protéger.

 

Jack la laissa partir. Son cœur se tordit désagréablement dans la poitrine alors qu’il réalisait que pas une fois elle ne l’avait regardé, comme s’il lui faisait à présent horreur.

« Lizzie … » Murmura-t-il le regard perdu vers la porte par laquelle elle venait de disparaître.

Chapitre 7                                                                                                 Chapitre 9

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