Chapitre 22 Une nuit d'orage

Au large de l’île des épaves…

 

 

Ils virent la fumée, noire, épaisse, longtemps avant d’arriver à l’île des épaves. Lorsqu’ils ne furent plus qu’à quelques encablures, ils aperçurent les lueurs mourantes de l’incendie qui avait tout dévasté tandis que le vent leur portait l’odeur de mort reconnaissable entre toutes. Elizabeth, à la proue du navire, se rapprocha de Jack, brutalement inquiète devant le paysage de désolation qui s’ouvrait devant eux. Les yeux de la jeune femme la piquèrent lorsqu’ils s’arrêtèrent non loin du corps du supplicié qui paraissait être une bienvenue macabre devant les ruines fumantes de ce qui avait été durant des siècles le refuge des pirates.

« Que s’est-il passé ? » Demanda-t-elle, la voix tremblante, ne devinant que trop bien que Beckett et ses soldats étaient passés avant eux.

 

Jack ne lui répondit pas, une expression indéchiffrable sur le visage pendant que son regard restait accroché au corps mutilé qui semblait les attendre.

« Une chaloupe. » Ordonna-t-il d’une voix blanche qu’Elizabeth ne lui connaissait pas.

Les marins obéirent sans un mot et Elizabeth prit place en silence, frappée par l’expression du visage de Jack. Lorsqu’ils mirent pied à terre, la puanteur les saisit et Elizabeth regarda le sol jonché de corps, le cœur soulevé par tant de cruauté gratuite. Devant elle, imperméable à tout ce qui l’entourait, Jack avançait lentement, d’une démarche encore plus chancelante qu’à l’accoutumée vers le corps qu’il avait reconnu dès le premier coup d’œil.

 

Elizabeth se préparait à le suivre, inquiète de sa réaction lorsqu’un bras la tira fermement en arrière et l’arrêta net. Elle se retourna d’un geste rageur, prête à réprimander vertement l’opportun lorsqu’elle croisa le regard vaguement ironique de Barbossa.

« Ce n’est pas le moment Madame Turner.

- Vous ! Cracha-t-elle outrée de le voir la traiter aussi familièrement après l’attaque qu’il avait lancée sur eux. C’est vous qui êtes responsable de cela ?

- Vous m’offensez ma douce Altesse. Comment pouvez-vous croire que je serais prêt à massacrer les miens !

- Vous nous avez poursuivis, canonnés presque coulés ! Et maintenant vous êtes ici, seul vivant parmi les morts ! Que croyez-vous que je doive penser de cela ?

- Ce n’était que de l’honnête piraterie, quand à ce qui s’est passé ici, je l’ai découvert comme vous. »

 

Elizabeth lança un nouveau regard en direction de Jack, se demandant pourquoi il ne réagissait pas, et sentit son cœur se serrer en le voyant arrêté devant le corps qui se balançait au gré du vent.

« Peu importe. Nous verrons ça plus tard. Pour l’instant lâchez-moi ! Je vais aider Jack. »

Barbossa secoua lentement la tête et la retint pendant que Jack, d’un geste empreint de douceur, relevait la tête du mort et décrochait le macabre message de Beckett. Au moment où le visage de Teague apparut, les hommes se turent tous et baissèrent la tête. Choquée, Elizabeth le reconnut à son tour.

« Le Gardien du Code… Murmura-t-elle

- Le père de Jack. » Souffla obligeamment Barbossa.

Elizabeth se retourna vivement vers lui, le visage emplit de pitié et de tristesse.

« Son père ?

- Oh la Reine des Pirates ignorait cela…Comment croyez-vous que Jack est devenu Seigneur ? Se moqua Barbossa. Dans ce cas je vais vous donner un conseil. Laissez Jack dire adieu à ses morts, vous ne pouvez rien pour lui. »

 

Elizabeth ne l’écoutait déjà plus, les larmes aux yeux, elle regardait Jack défaire un à un les liens qui retenaient son père au gibet improvisé. Le corps sanguinolent retomba mollement dans les bras de Jack qui le déposa lentement à terre. Brutalement folle de rage de le voir seul ainsi alors que tout le monde le regardait, Elizabeth se dégagea violemment de l’étreinte de Barbossa.

« Je ne le laisserais pas affronter cela seul ! Cria-t-elle à Barbossa, le mettant au défi de l’en empêcher. Quand à vous autres, donnez à ces hommes une sépulture décente ! Ordonna-t-elle avant de se diriger vers Jack d’un pas rapide.

- Comme vous voudrez Madame Turner… » Murmura ironiquement Barbossa.

 

Agenouillé sur le sol, Jack ferma les yeux emplis de souffrance de Teague et serra les poings en apercevant un des morceaux de la couverture du Code au milieu des cendres. Il ne se retourna pas lorsqu’ Elizabeth posa la main sur son épaule.

« C’était le Gardien du Code. Murmura-t-il d’une voix qui tremblait légèrement. Toute sa vie il a protégé et fait respecter ce stupide livre et maintenant il est mort, et le Code avec lui. »

 

Elizabeth, le cœur serré, pressa doucement son épaule.

«  Je suis désolée Jack…

- Beckett. C’était lui. Il est venu ici et il les a massacrés. Parce qu’il voulait qu’on le voit. Continua Jack d’une voix sans émotion en se relevant, le corps de son père dans ses bras. Il n’y a plus rien pour nous ici. » Décida-t-il avant de retourner vers les chaloupes, les hommes s’écartant respectueusement sur son passage.

 

Elizabeth, désemparée par sa réaction, se leva à son tour et lui emboîta le pas, décidée à le soutenir. Marty, l’air soucieux, l’arrêta à son passage.

« On fait quoi ? »

Elizabeth s’immobilisa, le visage grave.

« On obéit à Jack. Recouvrez les corps puis revenez sur le Pearl. » Ordonna-t-elle avant de reprendre son chemin.

Barbossa vint se placer à sa droite.

« Je sais où nous pouvons trouver Beckett. Souffla-t-il

- Vraiment ? Et puis je savoir comment vous êtes en possession de cette si précieuse information Seigneur Barbossa ? » Demanda Elizabeth sans s’arrêter, le regard fixé sur Jack qui déposait précautionneusement le corps de son père dans une chaloupe.

 

Barbossa, légèrement embarrassé, s’arrêta net.

« En fait, mes hommes et moi nous sommes arrivés durant la bataille. Lâcha-t-il

- Je vois… Répondit Elizabeth d’un ton méprisant en louchant sur sa jambe blessée. Dans ce cas qu’avez-vous donc entendu depuis votre cachette ? »

Barbossa se crispa légèrement avant de reprendre une contenance. Après tout vu les circonstances, il valait mieux être vu comme un lâche que comme un traître…

« Il se dirige vers Ithaque. Pour trouver le cœur de votre époux. »

A sa grande satisfaction les épaules d’Elizabeth s’affaissèrent imperceptiblement et sa voix était mal assurée lorsqu’elle reprit.

« Alors nous irons à Ithaque. » Décida-t-elle en prenant place dans une chaloupe.

 

Barbossa, soulagé, s’installa à ses côtés, heureux de s’en tirer à si bon compte. Son répit fut de courte durée. A peine revenue sur le Pearl, Elizabeth qui ne quittait pas Jack du regard, s’adressa à Tai.

« Met le Capitaine Barbossa aux arrêts. » Ordonna-t-elle.

Le vieux pirate faillit avoir une attaque en l’entendant.

« Quoi !!! Mais vous n’avez pas le droit !!! Vous n’êtes pas Capitaine de ce navire que je sache !

- Vous non plus Barbossa. Et dois-je vous rappeler que vous nous avez sauvagement attaqués il y a quelques semaines à peine ? »

Barbossa ouvrit grand les bras en signe d’excuse.

« Une regrettable erreur, dont j’osais espérer que vous ne me tiendriez pas rigueur surtout après tout ce que nous avons vécu côte à côte. »

Un léger sourire flotta sur les lèvres d’Elizabeth qui prit son temps pour lui répondre.

« Certes… Mais je ne vous fais plus confiance Barbossa. Assena-t-elle avant de faire signe à Tai de l’emmener.

- Vous n’avez aucune espèce d’autorité pour agir ainsi !! » S’écria Barbossa tandis que Tai refermait son bras sur le sien.

Elizabeth se retourna brièvement vers lui, un sourire ironique aux lèvres

« Oh… Vous avez déjà oublié Hector ? Je suis Roi. »

 

Barbossa la rage au cœur n’eut pas d’autres choix que de se laisser entraîner, remâchant sa vengeance et tout remords de sa trahison envolés.

 

 

Le Pacific Princess, quelque part en mer

 

Beckett, assis à sa table de travail, examinait la carte des différents îlots qui bordaient Ithaque et cherchait à deviner où Elizabeth Turner avait caché le cœur de son mari lorsqu’un froissement d’étoffe lui fit lever la tête.

« Tu me rends à nouveau visite Calypso. Dois-je en conclure que tu prends plaisir à nos rencontres ? Dit-il d’un ton égal sans se retourner

- Sparrow a trouvé ton cadeau. Il est fou de rage, ivre de haine et de vengeance. » Répondit Calypso en faisant le tour du bureau pour se placer face à lui.

 

Beckett sourit et se carra dans son siège.

« Oh je vois et notre… ami commun ? A-t-il réussi sa mission ?

- Barbossa est à bord. Confirma Calypso. Il les a décidés à faire voile vers Ithaque.

- Intéressant…Murmura Beckett en se servant à boire.

- Maintenant c’est à toi de jouer. N’oublie pas que je veux la tête de leur reine. Je veux qu’elle meure sans aucun retour possible.

- Tu l’auras. Susurra Beckett.

- Je n’en ai jamais douté. Répondit Calypso. Parce que s’il en allait autrement et que tu n’honorais pas ta part de notre contrat, tu connaîtrais ma fureur ! » Le menaça-t-elle avant de disparaître.

 

Resté seul dans sa cabine, Beckett leva lentement son verre en direction de l’endroit où elle s’était tenue.

« Évidemment, c’est de bonne guerre… » Murmura-t-il un vague sourire aux lèvres.

 

 

Le Black Pearl, au large de l’île des Épaves

 

 

Ils étaient tous revenus sur le navire et se tenaient sur le pont tandis que Jack déposait le corps de son père dans une chaloupe, une torche à la main. Lentement, il descendit l’échelle de corde et se prépara à enflammer l’embarcation ainsi qu’il était l’usage parmi les pirates. Elizabeth jeta un regard sur ceux qui l’entouraient et se décida finalement à prendre la parole alors que le vent se levait, comme si Calypso leur signalait sa victoire.

«  Jack, peut-être, pourriez-vous, dire quelques mots ? »

Jack approcha la torche et enflamma le bois de la barque avant de repousser cette dernière de la botte.

« Pourquoi moi ? »

Elizabeth, peinée, le regarda.

« Peut-être parce que c’est de votre père dont il s’agit. »

Le visage de Jack se contracta brièvement alors qu’il remontait sur le pont.

« C’était le Gardien du Code avant tout. » Déclara-t-il avant de repartir vers sa cabine et de refermer la porte derrière lui.

 

Mal à l’aise, Elizabeth sentit tous les regards se poser sur elle, attendant qu’elle dise quelque chose. Elle avala sa salive, souhaitant plus que tout être ailleurs. Elle regarda brièvement en direction de la barque enflammée qui cheminait mollement sur l’eau sombre et commença.

« Teague Sparrow n’est plus. Il est mort pour avoir voulu défendre nos valeurs, notre âme et notre honneur de pirates. Commença-t-elle sans trop savoir où elle allait. Il nous appartient de continuer ce qu’il a commencé en ne laissant pas la piraterie s’éteindre. Nous tous ici, nous sommes sans doute parmi les derniers des hommes libres des mers ! Laisserons nous impunis les crimes de la Compagnie des Indes ? Allons-nous les laisser nous massacrer l’un après l’autre ou bien nous battrons nous pour défendre notre liberté ? Continua-t-elle d’une voix plus forte en voyant beaucoup de pirates secouer la tête en guise d’accord. Il est en notre pouvoir de venger la mort injuste de Teague Sparrow et de tous ceux qui sont tombés dans un combat inégal et déloyal ! Faisons en sorte que jamais l’âme des pirates ne meure!!

- Ouais ! Cria Marty bientôt imité par les autres tandis que le tonnerre commençait à gronder.

- Quand même … C’est un peu dangereux non ? Glissa Ragetti à Pintel.

- Rien ne dit qu’on doive rester jusqu’au bout. » Répondit ce dernier sur le même ton.

Les deux compères échangèrent un regard complice tandis qu’Elizabeth se dirigeait d’un pas assuré vers la cabine de Jack, décidée à lui parler.

 

Elle entra silencieusement et plissa les yeux pour mieux voir la silhouette familière de Jack. Un éclair zébra le ciel et Elizabeth entrevit son visage. Doucement, elle alluma une lampe et vint s’asseoir à ses côtés.

 

« Allez dormir Elizabeth. Il est tard.

- Jack, parlez-moi. Ne restez pas seul ainsi. » Murmura-t-elle en songeant avec chagrin à la mort de son père, victime lui aussi de l’ambition de Beckett.

Jack eut un ricanement remplit d’amertume.

«  Seul… Mais Lizzie je l’ai toujours été. Cet homme pour lequel vous avez fait un si brillant, si magnifique discours rempli d’émotion n’a jamais été là. Murmura Jack qui serrait inconsciemment le morceau du livre des pirates qu’il avait ramassé. Il ne vivait que pour son Code. Il aurait adoré votre tirade, très inspirée vraiment … »

Elizabeth rougit, brusquement honteuse d’avoir pris la parole.

« Vous savez, il l’a marqué. Beckett. Il lui a mis sa marque au même endroit que moi. Commença Jack tandis qu’elle le laissait parler, se contentant de l’écouter silencieusement. Quand je pense que la seule chose qu’il a jamais faite, sa grande mission, était de conserver ce foutu Code. S’énerva Jack. Quel mal avait il fait qui justifie d’être traité comme ça !!! »

 

Le cœur serré, Elizabeth posa la main sur son bras.

« Jack, Beckett paiera pour votre père et pour tous les autres. Il paiera le mal qu’il nous a fait à tous.

- Oui je sais. J’ai entendu votre discours Lizzie. Et après ? Que se passera-t-il après ? Vous retournerez de votre côté comme moi et tous les autres pirates. Sauf que maintenant je n’aurais plus ce vieil empêcheur de tourner en rond pour me débiter un tas de stupidités comme de vivre avec moi-même. Et à la fin je serais seul comme je l’ai toujours été avec ou sans Teague.

- Allons Jack, vous n’êtes pas seul, vous ne l’avez jamais été. »

Il se tourna vivement vers elle, les yeux légèrement brillants des larmes qu’il refoulait depuis qu’il avait vu le corps mutilé de son père.

« Tout me porte à croire le contraire Madame Turner.

- Jack je suis là. » Répondit elle.

 

Jack soupira avec tristesse avant de prendre une gorgée de rhum.

« Vous ne comprenez pas. Allez dormir Elizabeth, je survivrais à sa mort croyez-moi. »

Elle secoua la tête.

« Je ne vous laisserais pas affronter cela tout seul Jack.

- Lizzie, ça va. Pas la peine que vous restiez vous occuper de ce pauvre Jack, j’ai connu pire. »

Elizabeth soupira devant son regard fuyant dans lequel elle lisait la peine qui menaçait d’exploser et posa la main sur sa joue pour le forcer à la regarder.

« Je vous l’ai dit Jack vous n’êtes pas seul. » Commença-t-elle.

Prise d’une impulsion elle avança légèrement vers lui, les yeux rivés aux siens, bouleversée de le voir aussi malheureux et l’embrassa doucement.

 

Jack, surpris, répondit à ce baiser qu’il n’espérait plus et sentit la main tremblante d’Elizabeth se poser derrière sa nuque pour l’attirer à elle. Leur baiser durant longtemps, chacun savourant l’oubli que lui procurait l’autre. Finalement, la main d’Elizabeth retomba tandis qu’elle rompait leur baiser avant de le regarder droit dans les yeux.

« Je suis là Jack. »

 

Complètement perdu, le pirate la regarda avec incompréhension.

« Pourquoi faites-vous ça Elizabeth ? Pour me consoler ? Pour me remercier  de vous avoir aidée ? » Demanda-t-il avec lassitude.

Hésitante, rouge de gêne, sachant qu’une fois qu’elle aurait prononcé les mots de la trahison elle ne pourrait plus revenir en arrière, Elizabeth ferma les yeux. Elle laissa ses pensées dériver vers Will et leur dernière rencontre. Ils s’étaient dit adieu et elle savait qu’au fond de lui son premier amour connaissait ses sentiments pour Jack. Il lui avait déjà accordé son pardon. Calmement, mais le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine, Elizabeth finit par répondre

« Je fais mon choix Jack. »

 

Il la regarda n’osant tout à fait croire ce qu’elle disait. Tout allait trop vite. Son père mort, le Code détruit et à présent comme un rêve devenu réalité Elizabeth devant lui qui disait, qui disait…

« Elizabeth, je… » Commença-t-il en se levant, l’air hébété.

Émue, Elizabeth s’approcha de lui une nouvelle fois, poussée par le désir qu’elle retenait depuis si longtemps. Elle ouvrit son cœur et se laissa guider par ce qu’elle ressentait pour Jack. Elle l’embrassa à nouveau et savoura le goût de rhum de sa bouche pendant qu’il répondait à son étreinte et la serrait désespérément contre lui. Jack soupira lourdement, le cœur cognant dans sa poitrine, avant de s’écarter d’elle, conscient qu’il ne pourrait pas se contrôler très longtemps. Elizabeth le regarda un instant sans comprendre puis prit sa main et la posa sur l ‘échancrure de sa chemise, repoussant loin d’elle le souvenir de Beckett et des hommes à qui il l’avait si négligemment offerte.

« J’ai confiance en vous Jack. Murmura-t-elle d’une voix tremblante. Et je tombe de moi-même dans vos bras. »

 

Jack lui sourit et le cœur d’Elizabeth chavira en retrouvant le Jack qu’elle avait toujours connu. Il se pencha sur elle et l’embrassa avec passion, mettant dans son baiser tout ce qu’il ne parvenait pas à dire. Il sentit son corps mince palpiter sous ses doigts alors qu’il faisait sauter un à un les boutons de sa chemise et effleurait sa peau nue. Elizabeth soupira sous sa bouche et dénoua à son tour les ceintures qui enserraient la taille de Jack. Il recula légèrement et la détailla d’un regard brûlant de désir.

« Tu es sure ? » Demanda Jack d’une voix rauque.

Elizabeth laissa retomber sa chemise, exposant sa poitrine nue et lui sourit d’un air mutin.

« Je n’ai jamais été aussi sure de moi Jack »

 

Jack cligna rapidement des yeux avant de la prendre dans ses bras pour l’embrasser fiévreusement. Il leur fit ainsi franchir l’espace qui les séparait de son lit. Il l’allongea tandis qu’elle se redressait à demi pour lui ôter sa chemise. La bouche d’Elizabeth parcourut les cicatrices de Jack, émue de sentir enfin un cœur battre au même rythme que le sien et répondre à son désir. Ils furent bientôt nus pendant que dehors l’orage se déchaînait, les éclairs illuminant la cabine à intervalle régulier.

 

Jack la regarda alors qu’il la dominait de toute sa taille, ses mains parcoururent le corps dont il avait tant rêvé, ne parvenant pas encore à croire tout à fait qu’elle se donnait à lui. Il la caressa longtemps et savoura chaque parcelle de son corps, attendant de la sentir suffisamment prête pour l’accueillir. Il glissa une main sur elle et apprécia sa chaude humidité. A cet instant le regard d’Elizabeth vacilla. Se forçant au calme Jack la prit doucement dans ses bras et embrassa son cou.

« Je ne te ferais pas de mal. Je te le promets. » Glissa-t-il à son oreille.

 

Elizabeth hocha la tête. Ses cuisses s’écartèrent pour lui faciliter le passage et Jack guida son sexe en elle avec une lente poussée, attentif à l’expression de son visage. Avec un soupir, Elizabeth lui sourit avant de s’abandonner à son étreinte ses hanches épousant peu à peu le rythme de celles de son partenaire. Jack prit son temps et lui fit l’amour lentement, savourant chaque minute de cette étreinte qu’il avait si ardemment désirée avant de se lâcher en elle avec un gémissement d’extase. Il l’embrassa passionnément avant de la serrer contre lui, sourd au hurlement du vent et au tonnerre de la tempête qui faisait rage.

« Ça va ? » Murmura-t-il, vaguement inquiet à cause des souvenirs qu’il avait pu réveiller en elle.

 

Elle se retourna vers lui, souriante.

« Merci Jack.

- Merci ? Voyons trésor je sais que je suis exceptionnel mais tout de même. »

Elizabeth éclata de rire. Elle se sentait plus heureuse qu’elle ne l’avait jamais été. Elle avait enfin accepté ce que lui disait son cœur depuis si longtemps.

« Je vois pas ce qu’il y a de drôle ! » S’exclama Jack, ravi de la voir reprendre goût à la vie et plus encore de la tenir enfin dans ses bras.

Elizabeth le fixa dans les yeux avant de l’embrasser à nouveau, sa main posée sur sa poitrine suivant les battements du cœur de Jack. Ils se sourirent et Jack passa sa main sur sa joue.

« Je pourrais passer la nuit ainsi Lizzie.

- Qu’est-ce qui t’en empêche ? » Murmura-t-elle, provocante.

 

Avec un soupir, Jack se pencha sur elle pour caresser de nouveau son corps, ravi de la sentir se tendre sous ses doigts. Dehors, la tempête battait son plein. Mais aucun des deux ne s’en aperçut, se découvrant mutuellement alors que la nuit s’écoulait lentement.

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Commentaires : 4
  • #1

    jack sparrow (vendredi, 18 avril 2014 15:23)

    Anhw c'est choux <3

  • #2

    Jess Swann (vendredi, 18 avril 2014 18:34)

    ^^

  • #3

    Alice (vendredi, 25 juillet 2014 16:54)

    C'est meugnooooooon! *w*

  • #4

    Jess Swann (vendredi, 25 juillet 2014 17:04)

    Merci :)