Chapitre 20 Un message pour Jack

Le Pacific Princess, pleine mer

 

 

Lord Beckett enrageait, cela faisait à présent plus de deux mois qu’il cherchait Sparrow et Elizabeth Swann Turner et ses recherches s’étaient révélées aussi sanglantes qu’inefficaces. Il avait quitté Londres quelques jours après la fuite de sa captive après avoir amputé la Tour de Londres d’une partie de ses résidents. Il regrettait plus que jamais la perte de l’inestimable Mercer, l’homme était suffisamment discret pour passer inaperçu dans les bouges les plus infâmes et tellement dénué de scrupules que l’assassinat était pour lui une formalité.

 

A présent il était entouré d’incapables auxquels il faisait bien sentir sa contrariété et menait plus durement ses hommes que Jones ne l’avait jamais fait. Il serra une nouvelle fois la clef qu’il avait dérobée à Elizabeth, empli de rage à l’idée que l’emplacement du coffre restait inconnu. Gilette toussota derrière lui et il se retourna, le visage recouvert du masque de haine qui ne le quittait plus.

«  Quoi Gilette ? Vous avez découvert où elle se terre ?

- Non Milord … Mais êtes-vous sur que cette expédition à l’île des épaves est une bonne idée ? »

 

Beckett le toisa avec mépris. Décidemment cet homme ne ferait jamais un bon second, ni même un stratège efficace.

« Réfléchissez Gilette, Sparrow est un pirate et la fille débauchée du Gouverneur Swann est prétendument la reine de ces derniers. Alors, à votre avis où peuvent-ils avoir trouvé refuge ???

- Et bien auprès d’autres pirates …

- D’autres questions ? Demanda Beckett l’air ironique.

- Euh non Milord. Nous y serons dans l’après midi. » Murmura Gilette avant de sortir de la cabine à la hâte.

 

Beckett joua une nouvelle fois avec la clef, la sortie de son second lui étant indifférente.

«  Bientôt, très bientôt Madame Turner … Je vous trouverais et croyez-moi ce que vous avez subi la dernière fois aura des airs de paradis au regard de ce que je vous réserve. »

 

Navire de Barbossa.

En mer, vers Shipwreck Cove

 

Hector croqua dans une nouvelle pomme, l’air morne. Il avait perdu un temps considérable à réparer le mat que Jack avait détruit lors de leur dernier affrontement. Il avait dû mettre le navire en panne durant des semaines et obliger son nouvel équipage rétif à couper des arbres afin de fabriquer un nouveau mât qui soit aussi solide que l’ancien.

 

Sa rancune envers Jack n’en était que plus grande. Il était encore plus énervé par les réflexions à voix basses qu’il avait surprises chez ses hommes qui s’extasiaient devant l’habileté de Jack qui avait réussi à guider son navire dans le cyclone et en était ressorti indemne. Il leva les yeux vers le ciel et maugréa une nouvelle fois après la trompeuse Calypso qui l’avait laissé tomber au moment où il tenait enfin Sparrow au bout de ses canons.

 

Une voix le fit sursauter.

«  Ne maudis JAMAIS Calypso. Barbossa, n’oublie pas que c’est à moi que tu dois la vie ! »

Il se retourna avec hargne et leva la main pour la frapper, enragé de sa défection. Calypso arrêta son bras, une lueur mauvaise dans le regard.

« Tu ne veux pas vraiment faire ça Hector…

- Tu m’as trompée comme tu as trompée Jones ! » S’exclama-t-il, en colère.

Calypso éclata d’un rire léger.

« Oh non Hector je ne t’ai pas trompé. Est-ce ma faute si les canonniers de Sparrow visent mieux que les tiens ? Ma faute si Jack est meilleur capitaine que toi et sait traverser les tempêtes ?

- La ferme !! Quitte mon navire Calypso ! Je me passerais de toi. »

Le visage de la nymphe se durcit immédiatement.

«  Tu n’as pas d’ordres à me donner Barbossa. Je suis l’océan, je vais où je veux quand je le veux. Et pour l’heure allons dans ta cabine tes hommes commencent à te regarder étrangement. »

 

Hector se retourna vivement et constata qu’en effet, ses hommes le regardaient avec inquiétude se demandant pourquoi leur Capitaine gesticulait et vociférait tout seul.

« Ils ne me voient pas … Glissa Calypso d’une voix onctueuse à son oreille

- Sorcière ! Nous aurions dû te laisser là où je t’ai trouvée ! S’exclama-t-il en se dirigeant vers la cabine

- Figure toi que je me dis la même chose à ton sujet… »

Hector referma la porte derrière eux tandis que Calypso s’asseyait tranquillement sur son lit.

« Te gêne surtout pas. »

 

Calypso le regarda avec un grand sourire.

« Approche Hector.

- Je n’ai pas d’ordres à recevoir de toi. Notre accord est nul et non avenu. »

Souriant toujours, mais le regard froid, Calypso l’attira contre elle et caressa lentement sa main.

« A quoi joues-tu Calypso ?

- Je suis venue te parler, mais avant cela… » Murmura-t-elle en le poussant sur le lit, ses lèvres sur les siennes.

 

Hector soupira tandis qu’elle glissait sa langue dans sa bouche, son instinct lui criait de se méfier mais son corps répondant trop bien aux caresses dont elle le couvrait à présent. Elle défit d’un geste pressé sa ceinture et libéra sa virilité sur laquelle elle vint se planter sans autre forme de procès. Hector gémit tandis que ses hanches rejoignaient le rythme sauvage qu’elle lui imposait et ses ongles se plantèrent dans la chair délicate de la nymphe. Le visage renversé dans l’extase, Calypso gémit alors qu’elle libérait son plaisir, laissant son amant inassouvi. Hector grogna de frustration avant de la saisir fermement et de lui donner de violents coups de reins qui lui permirent de se libérer à son tour.

 

Calypso se leva, elle réajusta sa tenue puis se tourna vers celui avec lequel elle venait de s’accoupler.

« A présent écoute-moi. »

Hector soupira, sentant que ce qu’elle allait lui dire ne lui plairait pas.

« Tu vas attendre un peu avant de débarquer dans votre misérable repaire. Beckett y sera bientôt et il vaudrait mieux pour toi que tu ne sois pas là lorsqu’il commencera ses interrogatoires. »

Il se releva, sur le qui-vive.

« Pourquoi ne l’as-tu pas dit plus tôt ! Il faut les prévenir ! »

 

Calypso éclata de rire.

« Oh non, je me réjouis beaucoup trop de leur destruction.

- Mai le code est là-bas, le berceau de la piraterie ! Qu’as-tu fait !! S’exclama Hector en la saisissant par les épaules.

- Ceux qui m’ont jadis emprisonnée mourront tous Hector. Je t’offre une chance de ne pas être parmi eux, saisis la et sauve ta peau. Tu ne peux rien faire pour empêcher le massacre. »

Hector la considéra avec méfiance.

« Tu dis que tu veux détruire les pirates mais tu m’épargnes. Pourtant je suis l’un d’entre eux. »

Calypso sourit et lui caressa le bras.

« Oh mais mon chou tu es surtout mon amant, avant d’être un pirate. Susurra-t-elle avant de reprendre du ton froid qui lui était habituel. Viens à Shipwreck Cove mais lorsque tout aura été détruit. Là Beckett sera disposé à s’allier avec toi.

- BECKETT !!! Sûrement pas !!!

- Tu n’as pas le choix Hector. L’ère de la piraterie touche à sa fin et si tu veux vivre il te faudra rallier Beckett. »

 

Hector la regarda sans répondre tandis qu’elle disparaissait.

« Penses y, c’est à ce prix que tu resteras en vie et que tu te vengeras de Sparrow. »

 

Le Black Pearl

Sur une côte inconnue

 

Elizabeth était assise, apathique, sur les marches du navire regardant sans les voir les hommes qui remettaient en état le navire qui avait lourdement souffert des canons de Barbossa et de la force que cyclone qu’il avait traversé. Cela faisait maintenant plusieurs semaines qu’ils s’étaient enfuis et que Jack lui avait fait l’incroyable proposition de l’aider à retrouver le coffre. La jeune femme se sentait à la fois heureuse et triste qu’il lui apporte son aide. Elle savourait le fait de ne plus être seule. Jack avait curieusement veillé sur elle avec l’attention d’un ami durant les semaines écoulées, s’ingéniant à la faire rire et à la distraire de ses sombres pensées. Pourtant elle ne parvenait pas à oublier les outrages passés et les morts dont elle était responsable. Chaque homme qu’elle avait aimé, chaque homme qui avait goûté ses lèvres s’était retrouvé de l’autre côté, là où même Will ne pouvait plus les atteindre.

 

De temps à autres, elle croisait le regard méfiant de Tai Huang. Elle savait ce que disait son second, qui de fait était à présent celui de Jack, lorsqu’il pensait qu’elle ne l’entendait pas. Il l’appelait « La Fiancée de la Mort » et paraissait souvent inquiet pour le navire, prétendant qu’il est était mauvais pour des équipages de l’avoir à son bord… Preuve en était faite du triste sort de L’Empress et de ses anciens compagnons dont il ne se lassait pas de raconter l’agonie dans les flammes. Elizabeth ne disait rien, elle savait que c’était vrai, qu’elle portait sur ses épaules la mort de ces hommes comme celles de Will, de James ou de son père. Et même si elle avait désespérément besoin de l’aide de Jack, elle se demandait encore s’il ne serait pas mieux pour lui de partir seul et d’oublier jusqu’à son existence.

 

Jack, sur le pont, jeta un regard navré vers Elizabeth. Il soupira de la voir une fois de plus seule, ignorée de tous et le sourire désertant son visage. Il s’approcha d’elle une bouteille de rhum en main et s’assit à ses côtés, l’air enjoué.

« Contre le froid et pour un peu de réconfort. » Sourit-il en lui tendant la bouteille.

Elizabeth la prit machinalement, les larmes aux yeux.

« Ce sont les mêmes mots … Murmura-t-elle

- Les mêmes mots que quoi ?

- Que ceux que Tia Dalma m’a dits après que je vous ai tué. »

Jack soupira.

« Lizzie, il ne vous est jamais venu à l’esprit que si j’étais revenu sur le Pearl c’était pour y rester ? »

 

Elle tourna la tête vers lui, surprise, et étudia son visage.

« Non. Je pensais que vous aviez eu des remords. Et que vous étiez venu nous chercher. »

Jack hocha la tête.

« Oui. Mais j’en avais surtout assez de fuir. » Dit-il sans la regarder, lui cachant que s’il était revenu c’était parce qu’il savait que s’il la laissait il ne serait jamais plus heureux, que depuis le premier jour de leur rencontre, elle avait laissé sa marque sur lui et qu’elle était gravée dans sa chair aussi sûrement que le P au fer rouge de Beckett.

 

Elizabeth secoua la tête, incrédule.

« Vous voulez dire que, que j’ai fait ça pour rien …

- Ce que je veux dire c’est que vous n’êtes pas maudite Lizzie. Cessez de vous tourmenter avec ça. J’ai choisi mon destin et puis je savais que vous viendriez me chercher. » Sourit-il.

Elizabeth eut un faible sourire.

« Et comment pouviez-vous être sûr de ça ?

- Parce que vous et moi... Nous sommes semblables Lizzie… Et que je l’aurais fait pour vous. Finit-il dans un murmure.

- Jack, je …

- Je sais. Je sais Lizzie, Will, tout ça … Mais pour lui non plus vous n’êtes pas responsable. Calypso a décidé son destin dès l’instant où elle a posé les yeux sur lui. Elle le veut. »

 

Le cœur d’Elizabeth se tordit à la pensée de Will.

«  Si je n’avais pas été là …

- Il aurait poignardé le cœur pour libérer son père. Il a toujours fait des choses stupides

- Jack !!! » S’exclama-t-elle avant de réaliser qu’il disait vrai, Will lui-même lui avait avoué alors qu’elle se trouvait à la frontière des mondes.

Devant son silence, Jack reprit avec beaucoup de précautions.

« Nous retrouverons la clef Elizabeth. Je vous jure de l’arracher au corps de Beckett, cet homme est allé beaucoup trop loin. »

 

Elizabeth frissonna, prise d’une brusque nausée au souvenir des mains du Lord défiguré sur elle tandis que Jack la regardait avec tristesse.

«  Elizabeth. Ne vous laissez pas détruire. Je sais que c’est dur à accepter et que ce qu’il vous a fait… Mais vous êtes forte. Vous êtes la Reine non ? »

Elizabeth ne répondit pas. Elle pleurait en silence sur elle-même, sur l’horreur qu’elle avait traversé. Jack leva avec précaution son bras et le passa autour d’elle, le cœur battant à l’idée d’être rejeté.

« Pleurez si ça vous fait du bien trésor mais ne le laissez pas gagner, ne le laissez pas détruire celle que vous êtes. »

 

Elizabeth ne répondit pas et se contenta d’enfouir sa tête contre son épaule, les larmes glissant sur son visage tandis qu’il la berçait doucement sans dire un mot. Au bout d’un moment Jack sourit en sentant ses pleurs se tarir tandis que sa respiration devenait régulière. Il resserra imperceptiblement son étreinte sur elle.

« Dormez Elizabeth, je veillerai sur vous … » Murmura-t-il.

 

L’île des Épaves

 

La boucherie avait commencé depuis plusieurs heures déjà et le peu d’hommes et de femmes qui résidaient dans le havre de paix qu’était la forteresse pirate s’étaient battus avec courage, s’efforçant de repousser les soldats lourdement armés qui avaient forcé les portes. Mais les pirates n’étaient pas de taille contre l’armada toute entière et Teague Sparrow, son précieux Code serré contre la poitrine sentit son heure arriver.

 

A quelques pas de lui, un sourire sardonique aux lèvres se tenait celui qui était connu comme leur plus redoutable ennemi, Lord Cutler Beckett. Teague tira son sabre, bien décidé à en finir et ignora les mousquets braqués sur lui, prêt à défendre ce pour quoi il avait lutté toute sa vie. Avec un lent sourire, Beckett tira à son tour son sabre et grava les traits de l’homme dans son esprit.

« Votre visage m’est familier pirate. Vous aurais-je déjà combattu ? » Demanda-t-il avec ironie.

Teague planta un regard décidé dans le sien.

« Je ne crois pas Beckett, pour ma part je me rappellerais d’une face aussi écœurante. »

Beckett sourit avant de fendre avec rage, Teague para l’attaque et se remit en position.

« Pas mal pour un enrubanné… »

 

Cutler se crispa et repartit à l’attaque. Il avait tenu à affronter lui-même le vieil homme qu’il avait rapidement identifié comme le chef de la bande de moins que rien qui peuplait la cité. Leurs armes s’entrechoquèrent et il le poussa vers le mur.

«  Je te laisse la vie sauve si tu me dis où se trouvent Sparrow et sa garce. »

Teague le repoussa avec vigueur, se sortant de la situation dans laquelle il s’était mise et reprit son aplomb.

« Je suis devant toi Beckett quand à ma garce. Je n’en ai pas !! » Rugit-il en repartant à l’attaque.

Surpris, Beckett évita de justesse et reprit difficilement son équilibre, le regard étréci.

« Sparrow père… Bien sûr ça ne pouvait être autrement… »

Avant que Teague ait eu le temps de réagir il donna l’ordre à Gilette de tirer.

« Lâche ! » Cria Teague en lâchant son épée, son bras transpercé par la balle.

 

Beckett s’approcha de lui.

« Je te laisse une chance. Où est ton fils ? »

Teague haussa les épaules, le visage crispé par la douleur.

« Qu’est-ce que j’en sais ? Ici, là-bas, ailleurs… »

Beckett lui décocha un coup dans les parties avec violence.

« Répond ! Où est-il ? Où a-t-il emmené Elizabeth Turner ? »

Teague, le visage noyé par la douleur secoua la tête. Beckett se détourna et s’adressa aux soldats.

« Faites une potence à l’entrée de ce bouge et pendez le par les bras. »

Les soldats, effarés par sa cruauté, sortirent de la salle en toute hâte, s’empressant d’obéir.

 

Beckett s’approcha de l’oreille de Teague et lui glissa.

« Ne t’en fait pas … Je ne vais pas te tuer tout de suite… Tu parleras avant… »

Il s’approcha du feu et commença à faire chauffer le fer qui ne le quittait jamais en prévision de telles occasions. Il le laissa longtemps dans l’âtre, regardant avec un air détaché le P qui rougissait lentement. Lorsqu’il jugea qu’il était assez chaud il s’approcha de Teague et releva sa manche.

« J’ai marqué ton fils ainsi… A cet endroit précis.. Il a gémit comme une fille de joie. » Déclara-t-il méchamment en appuyant le fer brûlant sur le bras nu.

Teague serra les dents, perclus de douleur mais ne laissa pas échapper un cri à la consternation de Beckett.

« Milord… La potence, elle est prête… Annonça Gilette.

- Bien, vous avez fait vite cette fois. Emmenez le et pendez le par les avant-bras je veux que tous voient sa marque. »

 

Teague dont la poitrine se soulevait rapidement se laissa entraîner, le nez empli de l’odeur de chair brûlée qu’exhalait son corps. Il se retrouva bientôt hissé par les bras, les jambes ne touchant pas terre tandis qu’un éclair illuminait le ciel, le tonnerre ressemblant à un rire cruel…

« Calypso. » Murmura-t-il.

Beckett, le Code entre les mains, se tint devant lui.

« Regarde, regarde Sparrow, voit ce que tu as gardé si précieusement partir en fumée. »

Beckett ouvrit le Code qu’il posa à ses pieds et y mit le feu. Le livre s’enflamma instantanément, ses cendres se dispersant au vent qui se levait. Teague détourna la tête, pendant que les flammes du livre léchaient ses pieds.

 

Beckett resta silencieux tout le temps de la consumation de l’ouvrage. Finalement lorsqu’il ne persista plus qu’un morceau de l’épaisse couverture en cuir il ordonna à ses hommes d’éteindre le feu. Teague avait les larmes aux yeux, tant de chagrin d’avoir échoué dans sa tâche de gardien qu’en raison de la fumée dégagée.

« Encore une chance. Où sont-ils ? » Demanda Beckett.

Teague se força à le regarder.

« Je ne sais pas et même si je le savais, je ne parlerais pas.

- Dans ce cas vous mourrez. » Se contenta de répondre Beckett en faisant signe à Gilette de lui donner son épée.

Teague haleta.

« Peu importe, je sais... Je sais que Jacky a enfin trouvé sa place… Dit-il avec difficulté. Mon cœur de père ira en paix. »

Beckett le regarda avec rage, outré de la sérénité qui illuminait les traits du pirate. D’un geste violent il lui planta l’épée qui avait jadis été forgée par Will Turner dans le torse et ouvrit son ventre jusqu’à la ceinture. Teague hurla cette fois. L’esprit embrumé par la douleur il sentit ses entrailles se vider hors de lui.

« JACK !! » Hurla-t-il avant de s’éteindre, la douleur faisant briller son regard.

 

Beckett le regarda avec dégoût et essuya calmement sa lame sur l’uniforme du soldat qui avait eu le malheur de rester près de lui.

« Laissez-le là. Laissez les charognards dévorer ce chien. » Ordonna-t-il en tirant sur la tête de Teague pour tourner son regard vers l’horizon.

Il claqua des doigts à l’intention de Gilette.

« Papier, plume et mon sceau, vite ! Je vais laisser un petit message à Sparrow. »

 

Le tout lui fut amené et lorsque la Navy déserta la place, la forteresse était en feu tandis que le corps de Teague se balançait mollement, une feuille fermement plantée dans le front du mort. Sur cette dernière on pouvait simplement lire «  Te voilà prévenu Sparrow… ». Aux pieds du supplicié, trempé du sang de ses entrailles, gisait un morceau de code que le feu n’avait pas réussi à détruire complètement. Le mot Codex était encore visible.

 

La nuit tomba tandis que dans le ciel retentissait le tonnerre qui fêtait la victoire de Calypso.

Chapitre 19                                                                                       Chapitre 21

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