Chapitre 3 Un mariage pas interrompu

Les dernières semaines étaient passées vite, trop vite et Elizabeth Swann se découvrit au jour de ses noces, vêtue de la somptueuse robe couleur crème qu’elle avait choisie. Sourde aux babillages incessants de ses amies qui s’affairaient autour d’elle en une ruche de demoiselles d’honneur colorées, elle se leva pour admirer son reflet dans le miroir. Sa robe étroitement serrée sur le corset qu’elle s’était forcée à porter révélait une taille fine surmontée par une poitrine à l’allure plus généreuse que celle dont la nature l’avait réellement dotée. Elizabeth rougit légèrement et songea que le décolleté de sa robe était peut-être un peu trop audacieux, ne laissant rien ignorer de ses charmes mais se reprit bien vite… Après tout c’était son mariage et en ce jour où elle allait enfin unir son destin à celui de Will, elle se sentait plus libre que jamais. Son regard se baissa sur les lourds jupons qui bouffaient autour d’elle, leur largeur offrait un contraste agréable avec l’étroitesse du haut de sa robe dont le dos consistait simplement en un long ruban de soie parcourant les nombreuses attaches qui ornaient sa robe. Ses cheveux, soigneusement bouclés et ramenés sur le haut du crâne en un élégant chignon, étaient retenus par un filet parsemé de perles minuscules qui apportaient de la lumière à son visage et mettaient en valeur ses traits fins.

 

Son examen fut brutalement interrompu par le cri de ravissement d’Éva, qui, bonne dernière venait d’apparaître sur le seuil.

« Elizabeth tu es magnifique… »

Un sourire aux lèvres, Elizabeth se tourna vers son amie et embrassa d’un coup d’œil la somptueuse robe vert pomme qu’elle portait.

« Je crois que tu n’es pas en reste … Cela serait-il dû à l’identité de ton cavalier ? »

Éva rougit légèrement alors qu’elle s’approchait de son amie et prétextait un ajustement de sa coiffure pour échanger des confidences.

« James m’accompagne … Et je crois que je commence à me faire à sa compagnie. Il est si … poli

- Poli ?

- Oui, même si cet horrible Beckett lui mène la vie dure. Il l’a encore convoqué ce matin ce qui fait qu’il ne nous rejoindra qu’à la réception…

- Oh … Répondit Elizabeth subitement inquiète. Mais il passe beaucoup de temps chez Beckett, non ?

- Oui et je sais que cela lui pèse seulement il ne m’en a pas dit plus. Grimaça Éva. Je crains que Beckett ne lui confie une nouvelle mission …Enfin assez parlé de moi, c’est ton mariage non ?

- Oui. Murmura Elizabeth en souriant à son reflet.

- Je vais prendre place alors. Jeta Éva en voyant les autres jeunes filles sortir de la pièce dans un flot multicolore. A tout à l’heure Elizabeth… »

 

Elizabeth ne l’entendit pas sortir. Son cœur battait la chamade alors qu’elle réalisait que le grand jour de sa vie était enfin arrivé. Dans moins d’une heure, elle serait Madame Elizabeth Turner, à la fin de cette journée elle serait femme et épouse. Cette pensée provoqua une onde de chaleur en elle tandis qu’elle imaginait les mains de Will sur elle, leur rudesse sur sa peau… Elizabeth ferma les yeux, un sourire rêveur et empli de plaisir anticipé aux lèvres.

 

Le Gouverneur Swann entra silencieusement dans la pièce et la regarda, surpris de la voir brusquement si femme. Il ne l’avait pas vu grandir et se rappelait encore de la petite fille qui s’accrochait à lui tout en affectant des airs de grande dame…. Avec un soupir il s’approcha d’elle et posa une main affectueuse sur son épaule.

« Voilà donc arrivé le jour que tous les pères espèrent et redoutent à la fois. Tu vas me quitter… »

Un sourire aux lèvres, Elizabeth se tourna vers lui, l’air câlin.

« Père, vous savez bien qu’une part de moi restera ici …

- Je le sais ma chérie… Répondit le Gouverneur avant de reprendre d’une voix étranglée. Dieu Elizabeth que tu es belle… Si tu savais à quel point ta mère aurait voulu te voir, spécialement aujourd’hui. J’aimerais tellement qu’elle soit là … »

Le visage d’Elizabeth se teinta de peine en pensant à sa mère, morte alors qu’elle n’était encore qu’une enfant.

« Moi aussi Père…

- Allons ma chérie. Tu ne dois pas pleurer aujourd’hui. Que dira le jeune Turner s’il voit des larmes sur le visage de celles qu’il va épouser. Du reste ta mère est avec nous, tu le sais, elle nous regarde de là où elle se trouve. Et j’ai quelque chose pour toi. » Finit hâtivement le gouverneur en retenant ses larmes.

 

La bouche d’Elizabeth se mit à trembler en reconnaissant le collier de perles de sa mère que le Gouverneur lui passa lentement autour du cou.

« Je lui avais offert pour notre mariage. Il est normal que tu le portes à ton tour pour le tien. »

Elizabeth porta la main au rang de perles et sourit avec tristesse.

« Merci Père. »

Le gouverneur toussota pour chasser sa gêne et lui prit le bras.

«  Allons. Il est l’heure Elizabeth … »

Elizabeth, la gorge nouée par l’émotion ne put qu’hocher la tête et se laissa entraîner par son père vers son mariage….

 

()()

 

James Norrington, en tenue de cérémonie, attendait impatiemment dans l’antichambre de Lord Beckett qui l’avait convoqué. Il aurait pu être satisfait de ce contre temps qui lui permettait d’échapper au spectacle d’Elizabeth en épousant un autre s’il n’avait pas été aussi inquiet des agissements de l’envoyé de la Compagnie. En effet, depuis son arrivée, Cutler Beckett ne cessait de se renseigner et avait même interrogé les habitants de Port Royal sur ce qui s’était produit à l’occasion de l’évasion de Jack Sparrow.

 

Au bout d’un long moment, la porte s’ouvrit et laissa place au détestable visage de l’assistant du Lord.

« Lord Beckett est prêt à vous entendre Monsieur Norrington. Déclara Mercer.

- Commodore Norrington. Rectifia ce dernier

- Pour l’instant… »Murmura l’homme en s’effaçant pour le laisser passer.

 

Assis derrière son immense bureau d’acajou, Lord Beckett fit signe à Norrington d’avancer.

« Approchez-vous Commodore. Ordonna-t-il sans bouger.

- Lord Beckett. » Salua froidement James en réponse.

Cutler se repoussa dans son siège et le toisa d’un regard méprisant avant de servir deux verres de sherry.

« Un alcool ?

- Non merci. Je ne bois pas, surtout pas à cette heure de la matinée. Répondit James.

- Quel dommage… » Souffla Beckett avant de boire son verre d’un trait.

Maîtrisant son impatience et sa désapprobation, James ne bougea pas et attendit que l’autre commence à parler. Beckett se resservit et prit son temps tout en le toisant d’un air ironique.

«  Oh pardonnez-moi… Vous êtes pressé je crois … C’est aujourd’hui que la fille du Gouverneur se mésallie il me semble. »

 

James hocha la tête, préférant ne pas répondre à la provocation. Cutler resta silencieux un moment, plongé dans la contemplation du liquide ambré de son verre avant de s’asseoir, un sourire triomphant aux lèvres.

« Bien, venons-en à notre affaire. Vous m’avez donné du mal vous savez. Il m’a été très difficile de trouver des témoins coopératifs dans cette affaire. Et encore plus de remettre la main sur votre rapport qui était pour le moins superficiel.

- Je vous l’ai dit Lord Beckett, l ‘évasion de Sparrow est due à une négligence de ma part. J’ai mal évalué la situation3

- Négligence aidée par l’intervention fâcheuse du jeune Turner qui a choisi ce jour pour déclarer sa flamme à votre ex fiancée oui… Seulement il apparaît que votre rapport est incomplet. »

 

James blêmit en surprenant la lueur mauvaise qui luisait dans les yeux du Lord.

« M’accuseriez-vous de mentir Lord Beckett ?

- En l’occurrence oui… Il apparaît que Turner a joué un rôle bien plus important que celui que vous avez décrit dans l’évasion de Sparrow de même que Miss Swann. Mais parlons plutôt de Turner… »

James ne répondit pas, cherchant désespérément une solution.

« Apparemment, sa participation à l’évasion de Sparrow a été plus importante que le malheureux concours de circonstances qui, selon vos dires, vous a troublé au point de laisser s’enfuir Sparrow. Des témoins racontent qu’en fait il a aidé Sparrow, qu’il a pris une arme et libéré lui-même cet immonde pirate. Est-ce exact ?

- Oui… » Souffla James en louchant sur la bouteille de sherry.

Avec un sourire Beckett lui tendit un verre.

« Pourquoi dans ce cas n’en avoir pas fait état dans votre rapport ? Pourquoi avoir minimisé cet acte en ne mentionnant que sa déclaration incongrue ? »

James but son verre de sherry d’un trait avant de répondre lentement, choisissant la franchise.

« Parce que j’avais à cœur de protéger les intérêts de Miss Swann.

- Je vois ; et depuis quand les intérêts personnels de Miss Swann passent avant ceux de la Couronne ? »

James baissa la tête.

« Une fois de plus Monsieur ceci est mon erreur…

- En effet et vous serez puni pour cela. Même si je ne peux vous châtier comme il se doit en raison de vos impressionnants états de service. Quel dommage qu’un homme comme vous reste sa vie entière simple Commodore alors qu’il aurait pu devenir Amiral… »Susurra Beckett.

 

James se crispa en comprenant ce que l’autre lui annonçait.

« Je vois monsieur…

- J’aurais pu excuser le fait que vous ayez dissimulé l’implication de Miss Swann dans cette affaire mais pas celle de Turner voyez-vous. »

James blêmit à la mention d’Elizabeth.

« Lord Beckett, Elizabeth est

- Coupable de s’être dressée entre la justice et un hors la loi. Coupa hargneusement Beckett. Néanmoins, eut égard aux relations de son père en cour, lui faire recevoir le juste châtiment pour ses actes s’avère délicat actuellement. Ce qui est loin d’être le cas du jeune Turner… »

 

James soupira discrètement en comprenant qu’Elizabeth ne craignait rien.

« Puis je vous demander ce que vous comptez faire Milord ?

- Vous le pouvez… Pour commencer, je pense qu’en ce qui vous concerne vous avez compris que vos états de services vous permettent à mon grand regret d’échapper à un procès. Ma seule consolation est que cette trahison envers la Couronne étant à présent étalée au grand jour, il parait mal avisé à tous de vous confier de plus prestigieuses fonctions. Après tout nous ne pouvons pas avoir confiance en un homme capable de faire passer l’intérêt d’une femme, aussi jolie soit-elle, avant celui de son Roi. »

James serra les poings en obtenant la confirmation qu’il redoutait, sa carrière était brisée.

« Ne me remerciez pas surtout. Ironisa Beckett, qui se réjouissait de sa déconvenue. En ce qui concerne Miss Swann, comme je l’ai dit, les relations de son père la protègent. Du moins tant qu’elle reste Miss Swann, peut être en ira-t-il autrement pour Madame Turner…

- Elle n’a rien fait. Osa James.

- Bien sûr que si. Répondit froidement Beckett en le resservant. Quand à Monsieur Turner et bien il ne bénéficie d’aucune protection n’est-ce pas ? »

 

James le regarda avec horreur.

« C’est le gendre du Gouverneur !

- Oh je pense que le Gouverneur ne mettra pas longtemps à choisir entre sa fille et Turner…

- Vous allez l’arrêter ? Demanda James la voix blanche.

- Le jour de son mariage ? Tssss voyons bien sûr que non. Je m’en voudrais de priver deux jeunes amoureux de leur nuit de noce. Pour qui me prenez-vous ? Non, laissons Turner et la délicieuse Miss Swann convoler en juste noce. Bien entendu je compte sur votre discrétion Commodore. Une première erreur reste pardonnable à condition qu’elle ne se reproduise pas. Si par malheur Turner venait à m’échapper, il me faudrait châtier un autre coupable. Suis-je suffisamment clair James ? »

Atterré, James approuva.

« Parfaitement Lord Beckett.

- Bien dans ce cas… Je ne vous retiens pas, allez donc célébrer comme il se doit la fin du célibat d’Elizabeth Swann. Ricana-t-il. Et surtout veillez à ne pas oublier cette conversation. »

 

Hébété James sortit du bureau du Lord, la situation était encore pire que ce qu’il avait redouté. Non seulement celui-ci savait tout mais en plus il n’avait aucun pouvoir pour l’arrêter. Prévenir Will du péril qui le guettait reviendrait à se suicider et si sa carrière était déjà condamnée, James ne comptait pas qu’il en soit de même pour sa vie. Sonné, il rentra directement chez lui. Il avait encore moins le courage d’affronter le spectacle du mariage de Will et d’Elizabeth. Lentement il se servit un verre et trinqua avec un ami invisible.

« Je suis navré Elizabeth… Murmura-t-il en portant le verre à ses lèvres. Mais il apparaît que Monsieur Turner va finalement devoir assumer les conséquences de ses actes…. »

 

()()

 

Le regard brillant, Will regarda Elizabeth s’avancer lentement le long de l’allée, accrochée au bras de son père. Le soleil se reflétait dans ses cheveux blonds tout comme dans ses rêves les plus fous et le jeune homme sentit son cœur cogner dans sa poitrine tandis que le Gouverneur lui remettait lentement la main de sa fille.

« C’est mon bien le plus précieux William, j’espère que vous vous en montrerez digne.

- Je… je vous le promets monsieur. » Répondit Will la bouche sèche tout en couvant Elizabeth du regard.

Avec un sourire indulgent, le Gouverneur s’écarta, les yeux légèrement humides, et fit signe au prêtre qu’il pouvait commencer.

 

Will et Elizabeth entendirent à peine les paroles du prêtre, leurs regards accrochés l’un à l’autre tandis qu’ils échangeaient leurs vœux avec une ferveur inhabituelle en ces temps de mariage arrangé. Finalement le prêtre sourit et referma son livre.

« Vous pouvez embrasser votre femme. » Dit-il simplement à Will.

 

Le jeune homme ne réagit pas, couvant du regard celle qui portait désormais l’anneau qui la faisait sienne et ce fut Elizabeth qui l’attira à elle pour un profond baiser qui fit rougir plus d’un convive. Will se recula légèrement et la regarda une fois de plus.

« Je t’aime Elizabeth Turner. Déclara-t-il en savourant l’accolade de leurs deux noms.

- Je t’aime aussi Will. » Répondit Elizabeth avant de se jeter dans ses bras.

Will sourit et lui caressa doucement les cheveux, faisant s’envoler par ce geste le réticule de perles qui les retenait. Il rougit brutalement tandis qu’Elizabeth éclatait de rire et laissait ses cheveux flotter librement. Les deux jeunes époux se retournèrent ensuite vers leurs invités pour recevoir félicitations et vœux de bonheur tandis qu’Éva guettait sans succès l’arrivée de James Norrington.

 

Cutler Beckett s’inclina profondément devant Elizabeth et baisa sa main avec grâce.

« Mes félicitations Madame Turner. Ce jour doit être une journée unique pour vous. Déclara-t-il avec une pointe d’ironie.

- En effet. Répondit Elizabeth en rosissant légèrement.

- Quand à vous Monsieur Turner vous nous enlevez là l’un des plus beaux joyaux de Port Royal…

- Elizabeth est plus que cela à mes yeux Lord Beckett.

- Oh, je n’en ai jamais douté… A ce propos, l’occasion est sans doute mal choisie mais j’aimerais vous voir dès que possible, j’aurais un point à éclaircir avec vous …

- Et bien, si vous le souhaitez nous pouvons parler. » Répondit Will, légèrement surpris.

Beckett lui sourit d’un air froid.

« Non. Profitez donc de votre journée, savourez la Monsieur Turner, et nous nous verrons demain.. A la première heure à mon bureau. Déclara Beckett sur un ton qui tenait plus de l’ordre que de la suggestion.

- Et bien oui. Répondit Will après un bref regard vers Elizabeth. Comptez sur ma présence.

- Oh mais j’y compte bien. » Affirma Beckett avant de s’éloigner, Mercer sur les talons.

 

Will et Elizabeth échangèrent un regard avant de se sourire à nouveau, oubliant tout ce qui n’était pas eux… Il serait temps de voir demain. La journée se passa ainsi. Le soleil se coucha tandis que les deux jeunes mariés rejoignaient leur demeure, seuls.

 

()()

 

Will avait les mains légèrement tremblantes en ouvrant la porte de la chambre qui serait désormais la leur. Il sourit en apercevant les fleurs disposées dans la pièce et les chandelles qui luisaient tout autour du lit ainsi qu’il l’avait glissé aux domestiques le matin même. Il se retourna vers Elizabeth, qui, légèrement étourdie par le vin qu’elle avait bu au repas, lui sourit avec tendresse. Sans lui laisser le temps de réagir, Will la prit dans ses bras et la porta à l’intérieur de la chambre avant de la poser, la laissant découvrir le décor.

« Will ! C’est si romantique. Souffla-t-elle.

- Rien n’est trop beau pour toi. » Murmura Will en réponse avant de poser ses mains sur ses épaules et de l’attirer à lui pour l’embrasser.

 

Elizabeth répondit avec ardeur, sa langue se noua à celle du jeune forgeron qui était son mari tandis que son cœur accélérait dans sa poitrine. Elle soupira alors que la chaleur grandissait dans son bas ventre et la poussait à coller son corps contre celui de Will tandis que sa langue glissait dans sa bouche pour l’explorer sans retenue. A bout de souffle, Will s’écarta doucement pour la regarder.

« Tu es si belle Elizabeth. Tu es comme un rêve… »

Elizabeth lui adressa un sourire tremblant et prit la main de Will pour la poser sur sa poitrine.

«  Je suis tellement prête Will, prête à être ta femme, prête à tout te donner… »

 

Will se pencha sur elle en souriant, sa bouche se perdit dans son cou tandis qu’il défaisait d’une main légère le ruban qui retenait le haut de sa robe. Il embrassa la peau claire qui apparut peu à peu et dénoua le lien qui retenait la lourde jupe de satin crème, dévoilant la blancheur des jambes que la transparence du jupon lui laissait entrevoir. Elizabeth frissonna lorsque la lourde robe de satin retomba à ses pieds. Ses doigts défirent maladroitement les boutons du plastron de Will et elle caressa la peau chaude du jeune homme dont le cœur battait à tout rompre.

 

Will, les mains tremblantes, défit les derniers remparts qui le séparaient de la nudité de sa femme. Sa bouche se posa sur un sein qu’il goûta avec délices, son sexe appuyant contre son pantalon qui peinait à le contenir. Embrassant toujours Elizabeth il la poussa doucement vers le lit tout en défaisant sa ceinture, se retrouvant à son tour nu devant elle.

 

Elizabeth le regarda en silence un long moment avant de poser une main hésitante sur son torse qu’elle descendit lentement, n’osant caresser le sexe qui s’offrait à elle. Will, la voix étranglée par l’émotion et le désir prit doucement sa main pour embrasser l’intérieur de son poignet avant de remonter vers sa bouche et de s’allonger peu à peu sur elle. Les yeux dans les siens, Will l’embrassa tendrement.

« Tu as peur ? Murmura-t-il en la sentant trembler sous lui.

- Un peu. » Souffla Elizabeth en écartant les cuisses pour faciliter le passage des doigts de Will qui s’introduisirent en elle avec délicatesse pour la caresser.

Le visage tendu par le désir, Will l’embrassa. Ses doigts progressèrent dans son intimité, la faisant gémir. Finalement il s’écarta et admira son visage détendu où se lisait l’anticipation du plaisir.

« Maintenant Will… Murmura-t-elle. Fait de moi de ta femme maintenant… »

 

Avec un soupir de soulagement, Will guida son sexe doucement en elle, appréciant son étroitesse et sa chaleur, jusqu’à sentir un morceau de chair se rompre sous son assaut.

« Will… » Murmura Elizabeth, les yeux remplis de larmes de douleur

Il s’arrêta, son cœur cognait dans sa poitrine mais il laissa le temps à son corps de s’habituer à sa présence avant de s’enfoncer un peu plus en elle et de commencer un lent va et vient.

« Je t’aime Elizabeth Turner. » Souffla-t-il avant de l’embrasser.

Les mains d’Elizabeth se crispèrent sur ses épaules tandis que très lentement la douleur se changeait en plaisir, ses reins anticipant les mouvements de Will.

« Je t’aime aussi. » Finit-elle par dire, tandis qu’à bout de retenue, Will se lâchait en elle.

 

Il lui sourit et resta en elle alors que le visage d’Elizabeth était à présent vierge de toute souffrance.

« Je crois que je n’ai jamais été aussi heureux. Mon Elizabeth… » Murmura-t-il tandis que la nuit les prenait et les guidait vers d’autres plaisirs…

 

Chapitre 2                                                                                        Chapitre 4

Écrire commentaire

Commentaires : 0