Chapitre 2 Coco et portrait

La sensation de la brûlure du soleil réveilla Elizabeth qui commença à bouger mollement, elle sourit de se sentir au chaud avant d'ouvrir les yeux brutalement au souvenir de l'homme dangereux qui partageait son naufrage. La première chose qu'elle vit ce faisant fut le regard bleu et encore endormi de Beckett et elle se rejeta violement en arrière en s'apercevant qu'ils étaient si proches que leurs lèvres se frôlaient presque. Une fraction de seconde plus tard, le Lord lui aussi pleinement réveillé, se recula avec une expression de dégoût sur le visage.

 

Un silence gêné s'installa à la suite de ce curieux réveil et Beckett finit par se lever. Il réajusta sa lourde veste sur son torse nu tandis qu'Elizabeth tirait machinalement sur sa courte robe.

« Le feu s'est éteint. Constata Beckett. Je pensais que vous vous en occuperiez.

- Et moi je croyais que le spécialiste des feux c'était vous. Rétorqua Elizabeth. Au vu de l'usage que vous faites des braises vous devez bien savoir comment le ranimer non ? Persifla-t-elle.

- Certes. » Sourit Beckett en époussetant le sable qui recouvrait ses vêtements.

Elizabeth leva les yeux au ciel, agacée, tandis que Beckett reprenait d'un ton froid.

« Croyez bien que je serais plus vigilant si cela devait se reproduire Miss Swann, je ne tiens pas à me retrouver dans une telle position lors de mon prochain réveil. »

Elizabeth rougit légèrement et comprit que l'un comme l'autre avaient dus instinctivement se rapprocher de l'autre pour se réchauffer ce qui expliquait leur proximité à leur réveil.

« Bien. » Répondit-elle.

 

Cutler la regarda et lui fit un mince sourire avant de se tourner vers l'horizon.

« Seigneur où sont donc tous les navires de ma flotte ? Soupira-t-il

- Oh et bien sans doute en train de poursuivre des pirates Lord Beckett. Persifla Elizabeth. Votre vie n'est rien au regard de leur si honorable mission. Ironisa-t-elle avant de se diriger vers les arbres qui avaient résistés à la tempête et de commencer à fouiller le sol à la recherche de fruits.

- Vous auriez pu éviter ça Miss Swann. Si vous aviez accepté de vous rendre. Mais vous avez préféré condamner des centaines d'hommes à une mort certaine plutôt que de reconnaître votre défaite. » Rétorqua Beckett.

 

Penchée sur le sol, Elizabeth serra les dents et songea à Will, poignardé par Jones parce qu'elle avait choisi le combat, parce qu'elle avait voulu venger son père. L'espace d'un instant, l'émotion la submergea et elle détourna le visage, les yeux humides.

« Mon combat était juste. Rétorqua-t-elle finalement.

- Vous auriez pu vous sauver Miss Swann. J'aurais épargné Turner aussi. » Répondit Beckett.

Le cœur serré Elizabeth soupira puis se retourna vers lui avec une hargne nouvelle.

« Et les autres, Lord Beckett ? Qu'auriez-vous fait aux capitaines pirates ?

- Je les aurais pendus. Répondit Beckett sans s'émouvoir. C'est-ce que la justice et l'honneur commandent de faire.

- La justice. Cracha Elizabeth d'un ton méprisant. Je ne vois rien de juste dans le fait de condamner un homme parce qu'il refuse de vous obéir. Tout ça dans le seul but de s'enrichir.

- Amusant, votre père a dit cela lui aussi. » Répondit Beckett d'un ton songeur.

 

Elizabeth se retourna vers lui, le regard fiévreux.

« Ne parlez pas de mon père. Ne parlez pas de lui. Pas après l'avoir assassiné ! Mon père, le Gouverneur Swann était un homme bon, quelqu'un d'honnête et de droit. Quelle sorte de justice avez-vous donc exercée en le tuant ?

- Il allait nous trahir. Répondit Beckett d'un calme qui tranchait avec la colère de la jeune femme. Il connaissait l'existence du cœur de Jones. Et il s'apprêtait à franchir la limite entre l'honneur et la piraterie. »

Elizabeth ravala ses larmes et s'approcha de lui.

« Vous avez tué mon père. Vous avez assassiné un homme qui a voué sa vie au service de la Couronne et vous le traitez comme le dernier des criminels alors que c'est VOUS le monstre ! »

 

Beckett accusa le coup sans émotion apparente et la fixa.

« Le Gouverneur Swann avait pris le parti des pirates. A cause de vous Miss Swann. Si vous cherchez le responsable de sa mort, observez donc votre reflet. »

Elizabeth recula comme s'il l'avait giflée et Beckett continua d'une voix indifférente.

« Le Gouverneur avait fait passer son intérêt personnel enfin, je devrais plutôt dire votre intérêt, avant ceux du Royaume. Je l'ai toléré jusqu'à ce que sa rébellion ne devienne évidente.

- Comment osez-vous ?

- Allons Miss Swann. Vous savez que sans vous votre père n'aurait eu aucune objection au fait de débarrasser les mers de la gangrène des pirates. Vous l'avez entraîné dans votre folie et il en a payé le prix. Ça n'avait rien de personnel Miss Swann, seulement il devait mourir. Monsieur Mercer s'en est chargé. Il a toujours fait ça très bien, très vite. Sans souffrance.

- Vous ne faites même pas semblant d'avoir des remords. » Souffla Elizabeth trop anéantie pour réagir.

Beckett secoua la tête d'un air désinvolte.

«  Toutes les guerres ont leurs victimes Miss Swann. Votre père est l'une d'entre elles, tout comme les soldats que votre acharnement à me détruire a condamné à mort. Vous êtes-vous déjà demandé combien d'entre eux étaient pères, fils ou maris ? »

 

Elizabeth baissa les yeux, la rage au cœur et ne trouva rien à répondre. Une bouffée de haine remonta en elle et l'apporta au bord de la nausée tandis que Beckett répondait à sa propre question.

« Non, bien entendu… Vous ne vous êtes pas posé la question… Après tout ce n'était que des soldats non ?

- C'est VOUS qui les avez entraînés là-dedans ! Pas moi.

- Vraiment ? Est-ce moi qui ai décidé de la bataille ? Ironisa Beckett. Votre mémoire semble vous faire défaut Miss Swann.

- Je vous hais. Siffla-t-elle.

- Oh je crois que je l'avais compris Miss Swann. A présent que diriez-vous de remettre cette charmante conversation à plus tard ? J'ai toujours détesté les joutes oratoires lorsque j'avais l'estomac vide et de plus je meurs de soif. » Déclara Beckett en s'éloignant vers les arbres.

 

Folle de rage, Elizabeth s'élança à sa suite, sa jambe blessée à présent gonflée et brûlante alors que le sang cognait dans sa blessure. Elle saisit le Lord par le bras et le retourna sans douceur pour le forcer à lui faire face.

« Ôtez votre main Miss Swann. Ordonna Beckett d'une voix tranchante.

- Vous n'avez pas d'ordres à me donner Lord Beckett. Et notre conversation n'était pas terminée.

- Que voulez savoir de plus ? J'ai tué votre père. Vous considérez cela comme un acte déloyal alors que c'était lui qui l'était. J'aurais aimé réussir à lui faire comprendre que son honneur et sa charge lui commandaient d'agir du côté des juste mais il n'a rien voulu entendre. Le libérer représentait trop de risques, il aurait pu user de son pouvoir pour fomenter une mutinerie, le tuer était la seule solution. Vous savez tout. »

Les larmes aux yeux, Elizabeth le regarda, épuisée par la douleur et par les épreuves endurées durant la dernière semaine.

« Je vous tuerai pour cela. Dès que nous aurons quitté cette île je vous tuerai. Lui asséna-t-elle d'un ton froid. Et vous pouvez y voir quelque chose de personnel. » Ajouta-t-elle d'un ton ironique en le relâchant pour clopiner jusqu'au bosquet d'arbres.

 

Beckett la suivit du regard, un mince sourire aux lèvres avant de la rejoindre.

« Nous verrons cela Miss Swann. A présent que vous m'avez fait part de vos sentiments, pourrions-nous songer à trouver des noix de coco à manger et à boire surtout ? Sinon je crains fort qu'aucun de nous ne soit en position de quitter cette île ou de tuer l'autre. » Se moqua-t-il.

Elizabeth ne répondit pas et commença à fouiller le sol à la recherche de fruits.

 

Au bout d'un moment, ils durent se résoudre à admettre qu'il n'y avait plus rien au sol.

« Seigneur… Murmura Beckett. Je préfère encore mourir tout de suite plutôt que de supporter la soif durant des jours et des jours. »

Elizabeth se retourna vers lui et grimaça un sourire de ses lèvres craquelées.

« Ne me tentez pas… »

Beckett ne répondit pas et plissa les yeux vers le sommet des cocotiers qui dispensaient un peu d'ombre.

« Il y a des fruits sur ces arbres… » Observa-t-il.

Elizabeth plissa les yeux à son tour et s'approcha des arbres. Elle donna un grand coup de pied dans le premier. Sans succès.

« Elles ne sont pas encore assez mûres pour tomber.

- Nous risquons d'être morts de soif lorsqu'elles le seront. Répliqua Beckett d'un ton morne.

- Elles sont trop hautes. Soupira Elizabeth. Se hisser jusqu'en haut parait difficile. »

Beckett se retourna vers elle et sourit brièvement.

« Sauriez-vous grimper aux arbres Miss Swann ? »

Elizabeth se retourna vers lui.

« Évidemment ! Comment croyez-vous que j'ai pénétré dans votre bureau la première fois ? »

Le sourire de Beckett se fit plus franc alors qu'il se souvenait du palmier qui bordait sa fenêtre.

« Bien sûr, curieuse éducation que l'on vous a donné Miss Swann. Enfin passons, quelle distance êtes-vous capable d'escalader ? »

 

Un éclair de curiosité brilla brièvement dans les yeux de la jeune femme et elle lui indiqua le milieu du tronc.

« Un peu près jusque-là. Mais ça ne nous aide guère…

- Sauf si nous faisons en sorte que ce soit votre point de départ. Rétorqua Beckett en ôtant sa veste.

- Que faites-vous ? »

Beckett se retourna vers elle, un sourire désabusé aux lèvres.

« Je m'apprête à vous faire la courte échelle Miss Swann. »

 

Cette fois, Elizabeth maîtrisa à grand peine une envie de rire et toisa Beckett qui se trouvait être un peu plus petit qu'elle-même.

« Sans vouloir vous vexer… C'est un peu court. »

Beckett se crispa et s'approcha de l'arbre.

« Je ne compte pas vous faire monter sur mes épaules Miss Swann. Expliqua-t-il en étirant ses bras au-dessus de sa tête.

- Oh …. Non…  Soupira Elizabeth alors qu'elle comprenait ce qu'il avait en tête.

- J'ai bien peu que si. Répondit le Lord qui colla son dos au tronc de l'arbre et ouvrit ses mains. Dépêchez-vous, j'ai soif.

- C'est ridicule. Vous n'arriverez pas à me soulever. Rétorqua Elizabeth.

- Vos pieds Miss Swann. » S' impatienta Beckett.

Avec hésitation, Elizabeth posa une main sur l'épaule de Beckett, un instant surprise de la chaleur de sa peau, et arc bouta son corps pour poser ses pieds dans ses paumes ouvertes.

« Tenez-vous au tronc. » Ordonna Beckett qui commença à lever les bras, les dents serrées sous l'effort.

 

Surprise Elizabeth vacilla avant de retomber en arrière, heureusement le sable atténua sa chute.

« Seigneur… Soupira Beckett. Vous vous êtes fait mal ?

- Non. Répondit Elizabeth. J'ai été surprise c'est tout. Ajouta-t-elle en ignorant la main qu'il lui tendait pour se relever.

- Tant mieux je n'ai pas l'intention de voir ces noix de coco me passer sous le nez sous prétexte que vous vous êtes blessée. » Répondit Beckett.

Elizabeth lui lança un regard peu amène et s'approcha à nouveau du tronc du plus petit des cocotiers

« Allez-y, remettez-vous en place.

- Vous êtes prête cette fois ? » Se moqua Beckett.

Elizabeth dédaigna de répondre et referma fermement ses mains sur ses épaules tandis qu'il prenait une profonde inspiration.

 

Quelques secondes plus tard, Elizabeth agrippait fermement le tronc tandis qu'elle était projetée vers le haut, Beckett râlant lourdement sous l'effort fourni. Elle enserra le tronc de ses bras et Beckett leva la tête vers elle.

« Dépêchez-vous bon sang ! » Lui ordonna-t-il, les dents serrées sous l'effort.

Au moment où elle enserrait le tronc de ses jambes, un coup de vent gonfla sa robe et dévoila à Beckett plus qu'il n'aurait cru en voir de son intimité. Il baissa rapidement la tête avant de la relever pour la regarder grimper.

 

Inconsciente du spectacle qu'elle offrait depuis le sol et concentrée sur son ascension, Elizabeth poussa finalement un petit cri de victoire en refermant une de ses mains sur une tige qui soutenaient plusieurs cocos.

« Alors ? S'impatienta Beckett tandis qu'elle s'acharnait sur la tige et peinait à se maintenir au sommet

- Ça vient ! » Râla-t-elle.

Au même moment la tige céda et Elizabeth faillit être entraînée par son poids, la jeune femme se rattrapa de justesse. Un cri depuis le sol la renseigna sur la sauvegarde de son compagnon.

« Mais vous êtes malade ! Hurla Beckett autour duquel gisaient plusieurs fruits. Vous avez failli me tuer.

- Dommage que je vous ai raté… » Marmonna Elizabeth en se laissant glisser souplement le long du tronc.

 

Beckett dédaigna de répondre. Il s'empara d'une coco déjà fendue et l'inclina pour en boire le jus avec un plaisir manifeste.

« Trop aimable de me l'avoir proposée… » Marmonna Elizabeth en s'empressant de faire de même avec un autre fruit.

Ils dégustèrent ensuite en silence l'intérieur du fruit et se remplirent l'estomac de coco puis Beckett se laissa aller en arrière, un léger sourire aux lèvres, et ferma les yeux apparemment satisfait.

 

Leur conversation matinale encore bien présente dans son esprit, Elizabeth le regarda avec haine avant de sourire lentement en se souvenant que le couteau du Lord était dans la poche de sa veste. Sans trop savoir ce qu'elle en ferait ensuite, Elizabeth s'approcha à pas de loup du vêtement abandonné et commença à en fouiller les poches. Ses doigts se refermèrent sur une miniature et, poussée par la curiosité, elle l'ouvrit. Elle découvrit le visage peint d'une jeune femme dont l'artiste avait ressortir la beauté blonde anglaise et les yeux d'un vert quasi surnaturel. Songeuse, elle s'apprêtait à remettre le portrait à sa place lorsqu'un poids la plaqua brutalement au sol, emplissant sa bouche de sable.

 

Assis sur elle, Beckett lui maintint les bras au sol et l'écrasa de toute sa force.

« Je savais que je ne pouvais pas vous faire confiance maudite garce. »

Elizabeth poussa un gémissement de douleur et se débattit pour tenter d'échapper au Lord qui la maintenait.

« Vous me faites mal. Gémit-elle.

- Vous ne savez pas ce qu'est la douleur Miss Swann. » Cracha Beckett avant de la relâcher.

Tremblante, Elizabeth se frotta les poignets tandis qu'il reprenait son veston.

« Si vous tentez encore une seule fois quelque chose de ce genre vous mourrez. Est-ce clair ? » Lui demanda-t-il avec froideur.

Les larmes aux yeux et la jambe lui cuisant, Elizabeth hocha la tête avec réticences.

« Relevez-vous maintenant ! Ordonna Beckett. Il est plus que temps de trouver le moyen de quitter cette île. »

 

Elizabeth tenta de se redresser avant de pousser un cri de douleur, sa jambe enflammée par sa blessure refusait de la soutenir.

« Cessez votre comédie Miss Swann. Je ne suis pas l'un de ces abrutis qui vous reniflent comme la chienne en chaleur que vous êtes. » Lui asséna durement Beckett.

Terrassée par la souffrance, Elizabeth ignora l'insulte et se tourna de manière à regarder sa jambe. Beckett suivit son regard et ses yeux cillèrent un instant avant qu'il ne s'approche comme à regret.

« Ça ne s'arrange pas… » Soupira-t-il.

 

Beckett tâta du bout des doigts la blessure, arrachant un nouveau cri à la jeune femme. Sans en tenir compte il pressa fermement la blessure et en fit jaillir un liquide jaune et épais. Elizabeth haleta et le fixa, consciente qu'elle était entièrement à sa merci. Folle de douleur, elle suivit les gestes de Beckett tandis qu'il sortait son couteau de sa poche et l'essuyait avec soin. Puis il se tourna vers elle et la dévisagea d'un air moqueur.

« Vous avez peur Miss Swann ?

- Sûrement pas. Crâna-t-elle.

- Tant mieux. » Rétorqua Beckett qui se pencha sur sa blessure et l'incisa d'une main sûre, faisant jaillir un flot de sang et de pus mêlés.

 

La douleur fut brutale et Elizabeth gémit tandis qu'il pressait à nouveau les bords de sa blessure. Sans lui prêter attention, Beckett fouilla ses poches et finit par en sortir un long mouchoir de dentelle blanche qu'il secoua longuement avant de se pencher sur elle à nouveau. Là, il le noua maladroitement autour de sa jambe.

« Vous devriez avoir moins mal maintenant. Évitez juste de le mouiller. »

Surprise, Elizabeth le regarda d'un air interrogateur et Beckett se permit un mince sourire.

« Je ne sais pas grimper aux arbres Miss Swann. Et comme nul navire n'est encore en vue je fais de votre survie et de votre agilité une priorité puisqu'il apparaît que ma propre survie en dépend.

- Oh …

- Et je ne vous tuerais pas non plus. J'aurais trop de plaisir à vous voir être jugée pour vos crimes et ensuite vous balancer au bout d'une corde. Ajouta-t-il d'un ton aimable.

- Je crois que je l'avais compris moi aussi… » Rétorqua Elizabeth avec sarcasme.

 

Beckett soupira et se laissa retomber à ses côtés, une pellicule de sueur recouvrant son torse blanc.

« Qui est la femme du portrait ? Se risqua à demander Elizabeth, dévorée par la curiosité.

- C'est une longue histoire. Rétorqua Beckett avec réticences.

- Nous avons le temps. » Soupira Elizabeth qui nota avec surprise que sa jambe était déjà beaucoup moins douloureuse.

Beckett dédaigna de répondre et se leva brutalement, il se dirigea vers la mer avant de lui adresser de nouveau la parole

« Pourquoi tenez-vous à le savoir Miss Swann ? »

Elizabeth haussa les épaules.

- La curiosité ? Votre réaction m'a parue… Disproportionnée.

- Ne jugez pas mes réactions Miss Swann. Vous n'avez aucune autorité en la matière. La rembarra Beckett avant de se diriger vers les flots.

- Où allez-vous ? » S'affola Elizabeth

Beckett se retourna et lui fit un mince sourire sarcastique.

« Pas où je le voudrais Miss Swann… Je vais juste tenter d'attraper quelques-uns de ces immondes poissons dont le seul attrait est de pouvoir être mangés. Arriverez-vous à rester seule quelques heures ou bien vais-je trop vous manquer ? Se moqua-t-il tandis qu'Elizabeth rougissait de colère

- J'espérais juste que vous ne reviendriez pas ! »

 

Un sourire amusé illumina un bref instant le visage de Beckett. Il revint sur ses pas et se planta devant elle.

« Vous n'arrêtez jamais n'est-ce pas ?

- Quoi donc ? Rétorqua Elizabeth avec acrimonie

- De combattre Miss Swann, vous aimez dominer.

- Venant de vous je trouve ça déplacé. Rétorqua Elizabeth tandis qu'il détaillait son visage avec un air songeur avant de sourire moqueusement. Quoi encore ?

- Rien … Je me disais juste que les pauvres bougres qui se sont attachés à vos pas étaient bien à plaindre. Vous n'êtes pas le genre de femme à qui il convient d'offrir son cœur. »

Elizabeth rougit de colère et le fixa d'un regard noir.

« Pour comprendre quelque chose à l'amour encore faudrait-il avoir un cœur Lord Beckett. Vous n'en avez pas.

- Touché. Répondit Beckett en se relevant. Et je m'en félicite. Du reste si j'avais encore un cœur à briser soyez assurée que je ne le remettrais pas dans vos griffes. Vous causez trop de dégâts dans ce domaine Miss Swann. Ajouta-t-il avant de se diriger vers la mer.

 

Surprise, Elizabeth le regarda s'éloigner et suivit malgré elle ses mouvements des yeux tandis que, torse nu, il se penchait pour pêcher….

 

Chapitre 1                                                                                            Chapitre 3

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Commentaires : 4
  • #1

    sharkna (jeudi, 01 novembre 2012 23:16)

    Ah ah le portrait m'intrigue :) ainsi que son histoire.

    Sinon j'étais morte de rire quand elle monte à l'arbre pour les noix de coco. Déjà pour le fait qu'il se gène pas pour regarder en dessous n'est pas hum...
    Et ensuite qu'il manque de ce faire tuer par une noix de coco mdrrrr excelent.

  • #2

    JessSwann (vendredi, 02 novembre 2012 11:38)

    Lol l'histoire arrive dans quelques chapitres
    Ah bah c'est des naufragés qui s'amusent....ou presque les pauvres mdrrr

  • #3

    arley norrington (samedi, 11 mai 2013 18:12)

    J'arrive parfaitement à imaginer Beckett dire " mais vous êtes malade ? " de la même façon qu'il le dit à Jack pendant At world's end x)

  • #4

    JessSwann (samedi, 11 mai 2013 18:59)

    Lol merci ^^