Chapitre 4 Nouvelle donne

L’Empress, deux semaines plus tard

 

 

Elizabeth laissait avec reconnaissance le vent chaud des mers du sud caresser son visage. Enfin. La jeune femme sourit au soleil et soupira. Elle ne remettrait jamais les pieds au Danemark ou dans un quelconque pays où le soleil brillait moins de dix heures par jour. Jamais.

 

Le sourire de la jeune femme s’effaça au souvenir du Danemark et une fois de plus le remord lui tordit le cœur. Elle ne parvenait pas à oublier le vieillard qu’elle avait froidement assassiné. Tout ça pour ne pas que Barbossa apprenne sa supercherie. Le cœur lourd, Elizabeth fixa l’horizon. De tous les hommes qu’elle avait tués jusqu’à présent, le gardien des sceptres était celui qu’elle regrettait le plus. Elle savait déjà que jamais elle ne se pardonnerait ça. Parce que c’était le seul pour lequel elle n’avait aucune raison valable. Il ne la menaçait pas, n’était pas un ennemi. Non, le seul crime du vieillard avait été de pouvoir mettre ses plans en danger.

 

Ses pensées l’amenèrent jusqu’au souvenir de Lee et son cœur s’alourdit encore un peu plus. Elle imaginait sans peine ce que le jeune homme aurait pensé de ses récents actes. Et à juste raison.

«  Pourtant je n’avais pas le choix… » Murmura t’elle d’un ton douloureux.

Derrière elle, Barbossa ricana.

«  Vous parlez seule Madame Turner ? Faites attention c’est ainsi que débute la folie. »

Elizabeth essuya rapidement ses yeux et se tourna vers lui, une moue séductrice aux lèvres.

«  Ne vous imaginez pas que je suis assez folle pour vous donner l’occasion de vous mutiner Capitaine Barbossa. »

 

Le pirate ne put s’empêcher de sourire.

«  Vous lisez en moi comme dans un livre, Elizabeth.

- Ce n’est pas très difficile de vous deviner quand on vous connait un peu, répondit Elizabeth d’un ton joueur, tout remord envolé.

- Ah oui ? Pourriez-vous m’éclairer Capitaine Turner ? Je suis assez curieux …

- Oh et bien quand vous ne pensez pas à vous délecter d’une pomme, commença Elizabeth en désignant du menton celle qu’il tenait, vous fomentez une mutinerie. Comme je doute que le fait de me faire passer pour folle vous aide à obtenir plus de pommes, j’opte donc pour la mutinerie. »

 

Barbossa sourit de plus belle. Décidément plus il fréquentait Elizabeth Swann, plus il appréciait son esprit vif. Vif et caustique. Deux qualités qu’il appréciait, hormis chez Sparrow, mais cela était surtout dû au bon cœur du pirate, défaut dont selon lui, Elizabeth était loin d’être affligée.

«  Vous en avez oublié un Capitaine Turner.

- Elizabeth, le reprit la jeune femme. Et lequel ?

- Les pommes ne sont pas les seules à combler mes appétits. »

 

Le sourire d’Elizabeth s’accentua. Barbossa lui mangeait dans la main. Les semaines passant, elle avait tellement comblé les attentes du pirate qu’il en redemandait encore. Preuve en était de sa dernière remarque. Il n’était certes pas flatteur d’être comparé à un panier de pommes, hormis si on souhaitait conquérir le cœur d’Hector Barbossa, ce qui, coup de chance, était son cas.

«  Ma cabine ?

- J’avais songé aux cales, je manque de pommes. »

 

Cette fois Elizabeth rit joyeusement, pour une fois sans arrière-pensée.

«  Joindre l’utile à l’agréable ? Plaisanta-t-elle.

- Non, joindre l’agréable à l’agréable, » rétorqua Barbossa.

Dans un nouvel éclat de rire Elizabeth le suivit après avoir confié la barre à Jal.

 

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Jonque de Mistress Ching, Tai Huang

 

 

Tai posa un regard satisfait sur ses hommes. Loin de s’émouvoir de leur apparence squelettique, l’ancien second se gargarisait de plaisir. Avec une telle armée, il ne pouvait pas être défait. Savourant la chute prochaine de l’anglaise, Tai Huang sourit

«  Nos informateurs prétendent qu’elle se dirige vers l’Afrique Capitaine, l’interrompit Lo Chan.

- Dans ce cas allons y avec ce vent nous les aurons rattrapés dans une semaine tout au plus. » Se réjouit Tai.

 

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L’Empress, sept jours plus tard              

 

Elizabeth retomba sur Barbossa le front trempé de sueur.

«  Capitaine ? » Demanda timidement Jal.

Elizabeth poussa un cri et se couvrit à l’aide du drap tandis que son second rougissait.

«  Vous devriez venir Capitaine. »

 

Elizabeth lui lança un regard agacé. De quel droit cet imbécile se permettait de venir la surprendre.

«  Les seconds n’ont plus la moindre éducation, souligna Barbossa, de mon temps….

- De votre temps ils sortaient les capitaines de leurs lits pour se mutiner, pesta Elizabeth en s’habillant à la hâte.

- Certes. Reconnut Barbossa avec un sourire. Mais vous êtes un trop bon capitaine pour qu’ils

- Oh pitié Hector épargnez moi vos flatteries, ça devient ridicule. » le coupa Elizabeth frustrée d’avoir été coupée dans son élan.

 

Sans attendre la réponse de son amant, la jeune femme se précipita sur le pont. Devant le spectacle qui l’attendait son cœur manqua un battement…

 

«  Depuis quand la Jonque de Ching est-elle là ? » demanda-t-elle à Jal.

Le second baissa la tête.

«  Elle nous suit depuis une heure, Capitaine.

- Et pourquoi est-ce seulement maintenant que vous me prévenez ? »

Jal tourna un regard gêné vers Barbossa qui venait d’apparaitre et Elizabeth se raidit.

«  Bien que veulent-ils ?

- Ils se contentent de nous suivre.

- Qui commande la Jonque de Ching maintenant qu’elle est morte ? » Demanda Barbossa.

 

Jal jeta un regard de biais à Elizabeth.

«  D’après les rumeurs, ce serait Tai Huang… »

Elizabeth serra le bastingage à le briser.

«  Armez les canons. Je veux tous les hommes disponibles sur le pont. On attaque.

- De nuit ? S’étonna Barbossa. C’est contraire à toutes les règles de…

- Au diable les règles, le coupa Elizabeth. J’ai un compte à régler avec Huang. »

 

Barbossa la suivit du regard tandis qu’elle se précipitait vers sa cabine.

«  Le capitaine aime pas les mutins. » lui glissa Jal.

Cette fois, le pirate se permit un sourire ironique.

 

Jonque de Tai Huang

 

Un sourire mauvais éclaira le visage de Tai en voyant l’Empress manœuvrer pour les attaquer.

«  Cette chienne d’anglaise va droit à sa perte, » ricana t’il.

Derrière lui, Lo Chan ricana et la lumière de la lune éclaira son apparence spectrale.

«  Maintenant ?

- Non. Pour l’instant toi et les autres vous restez invisibles. Je veux qu’elle vous voie au dernier moment, je veux voir son visage lorsqu’elle comprendra qu’elle va mourir. »

 

L’Empress,

 

«  Ils ne répondent pas. » observa Barbossa.

Elizabeth se tourna vers lui.

« Dans ce cas abordons-les… »

Le pirate plissa les yeux.

«  C’est peut être un piège. Nous devrions attendre.

- Attendre quoi ? Qu’ils élaborent une stratégie ? Non on y va ! » S’écria Elizabeth.

 

Barbossa la suivit, un air méfiant sur le visage. Son instinct lui hurlait que c’était un piège. Pourtant, il la suivit quand même. Après tout la mort était un jour qui méritait d’être vécu.

 

Jonque de Tai Huang,

 

«  Huang !! Sors de ta cachette ! » Hurla Elizabeth tout en se battant.

Galvanisée par la promesse de la vengeance, la jeune femme progressait rapidement, suivie par Barbossa.

 

Sur le pont supérieur, Tai Huang sourit. L’anglaise était prévisible. Elle se trouvait maintenant au milieu du pont flanquée de Barbossa. Deux Seigneurs pirates pour le prix d’un, se réjouit l’homme. Alors, il avança dans la lumière. Elizabeth leva les yeux et le toisa.

«  L’heure est venue de payer Huang. »

 

Ce dernier ricana. Il haïssait cette femme. Il se retourna vers Lo Chan.

«  Maintenant, souffla-t-il avant de reprendre à l’adresse d’Elizabeth. Tu ne crois pas si bien dire sale chienne. »

 

Pang s’avança vers Elizabeth, un sourire déformé aux lèvres, bientôt rejoint par les autres maudits. Les hommes de l’Empress, terrifiés, s’immobilisèrent net et Barbossa se tourna vers Elizabeth.

«  Vous n’auriez pas oublié de me dire quelque chose ? Au sujet de la Muerta par exemple… »

Elizabeth se mordit les lèvres et le fixa tandis que Tai ricanait.

«  Tes hommes demandent justice pour tes crimes catin ! »

 

Lo Chan attrapa fermement le bras d’Elizabeth qui se débattit du mieux qu’elle le pouvait.

« Lâche-moi !! Lo Chan !!! »

Jing lui assena un violent coup dans le ventre et la jeune femme retomba sur le pont dans un gémissement de douleur.

 

A quelques pas de là, Barbossa observait la scène. Il suivit du regard Tai Huang tandis qu’il s’approchait de la jeune femme à terre.

« Prépare-toi à subir le jugement de tes hommes, » ricana t’il.

Elizabeth gémit et tenta de se redresser mais un coup de pied la renvoya sur le sol.

«  Que mérite cette garce ? demanda Tai Huang.

- La souffrance ! S’exclama Lo Chan. A cause d’elle nous souffrons de la soif !! Qu’elle en souffre aussi !!

- Et de la faim ! » Hurla Jing.

 

Elizabeth tenta de parler mais Lo Chan la frappa à nouveau. Pang s’approcha.

«  Nous ne ressentons aucun plaisir. Qu’elle ressente la douleur, offrons la à nos compagnons !!! »

Un tonnerre d’exclamation salua son idée et Tai Huang saisit le bras d’Elizabeth.

«  Tu vois putain, toi qui te prétend si généreuse avec tes hommes tu vas pouvoir le leur prouver. »

Elizabeth se débattit et Lo Chan la ceintura tandis que Huang s’approchait.

«  Je commence. » Déclara t’il en défaisant sa ceinture.

 

Un hurlement de rage échappa à Elizabeth et elle tressauta. Sa botte s’enfonça dans le ventre de Huang et un sourire lui échappa.

«  Chienne !! hurla Huang. Lo Chan ! Arrange-toi pour qu’elle reste docile »

Le squelette jeta violemment Elizabeth au sol tandis que les autres maudits lui empoignaient les poignets et les chevilles. Le visage contre le pont et du sang roulant sur son visage, Elizabeth se tourna vers Barbossa.

«  HECTOR !!! » gémit elle en désespoir de cause.

Le pirate la regarda tandis que Huang défaisait son fut.

«  Personne ne te sauvera. » Ricana l’ancien second.

Elizabeth hurla alors qu’ils la forçaient à écarter les jambes.

 

Un coup de feu retentit et Huang poussa un cri et plaqua sa main contre sa jambe.

«  Tuez cet homme !!! » ordonna t’il.

Barbossa sourit.

«  Si vous tuez celui qui sait comment briser la malédiction comment la briserez-vous alors ? »

 

Le cœur d’Elizabeth accéléra tandis que Lo Chan lui donnait un coup de pieds.

«  Ne l’écoutez pas c’est l’amant de l’anglaise !!! »

Barbossa le toisa.

«  Dix années durant, j’ai subi la malédiction de l’or maudit de la Muerta, dix longues années sans pouvoir étancher ma soif, sans combler ma faim. Sans pouvoir honorer une femme, et regardez-moi ! »

 

Les hommes s’immobilisèrent tandis que Tai haletait, la jambe brisée par la balle de Barbossa.

 

«  Ne l’écoutez pas… Tuez-la !!! »

 

Pang leva son poignard mais Jang Ho l’arrêta.

«  Attend, j’ai entendu parler de Barbossa.

- Trop aimable, ricana le pirate. Je sais comment briser la malédiction mais si vous attentez à l’intégrité de Madame Turner je ne dirais rien. »

Lo Chan cracha dans sa direction.

«  Sous la torture, il parlera. »

 

Barbossa le dédaigna.

«  Mes amis, n’est-il pas vrai que le Capitaine Turner vous avait mis en garde ?

- Cette catin voulait le trésor pour elle ! Protesta Lo Chan.

- Tais-toi ! S’exclama Jang Ho. Elle nous avait ordonné de pas toucher au coffre, c’est vrai.

- Vous vous êtes donc mutinés puisque vous avez désobéis. Et qu’a-t-elle fait alors ?

- Elle nous a débarqués à Tortuga, répondit Jing d’une petite voix.

- Une chance pour vous messieurs. A mon bord ce serait au fond des océans avec un boulet au pied que vous auriez fini. »

 

Huang se redressa avec peine.

«  C’est ça ! C’est ce qu’on va lui faire. »

Elizabeth poussa un cri tandis que Lo Chan la relevait sans ménagements.

«  Ouais attachez lui un boulet au pied !! »

Elizabeth gémit et Barbossa soupira.

«  Si vous faites ça vous ne serez jamais libres. Pour l’équipage soit libéré, le capitaine DOIT rester en vie. »

 

Huang lui lança un regard traqué.

«  Ne l’écoutez pas ! Il ment ! Ce n’est pas comme ça qu’on brise la malédiction de la Muerta ! Il faut remettre toutes les pièces volées dans le coffre et chaque homme doit donner son sang !!! L’anglaise n’a aucune importance dans le rituel !»

 

A ces mots, les squelettes s’immobilisèrent net et Elizabeth esquissa un sourire.

«  Oh oh, on dirait que Huang a oublié de vous dire ça avant. » Murmura-t-elle.

Lo Chan la relâcha et s’approcha de Huang.

«  Répète Huang…. »

Tai déglutit.

«  Je …

- Monsieur Huang est un traitre et un mutin mais il dit vrai, déclara Barbossa. Dommage, si vous l’aviez su avant vous auriez pu récupérer les pièces maudites. Maintenant l’enfer seul sait où elles se trouvent. »

Tai recula tandis les squelettes le regardaient avec haine.

 

« Tuez-la !! » ordonna Tai.

Barbossa secoua la tête.

«  Il vous a déjà menti en prétendant ignorer comment briser le sort. Qui allez-vous croire ? Le capitaine qui vous a mis en garde ou le mutin qui vous a regardé courir à votre perte ? »

 

Jang Ho sourit méchamment.

«  Barbossa dit vrai. »

Un soupir de soulagement échappa à Elizabeth tandis que les maudits s’écartaient d’elle pour encadrer Huang.

«  Lo Chan…. Tenta l’ancien second.

- Il savait et il n’a rien fait !! Qu’on le tue !!! » S’exclama Pang.

 

Elizabeth sourit tandis que Huang reculait et clopinait sur sa jambe blessée.

« Arrêtez-les ! » ordonna-t-il à son équipage.

Aucun ne bougea, terrifiés par les maudits qui naviguaient avec eux depuis plusieurs semaines et qu’ils savaient invincibles.

Lo Chan empoigna Tai et Elizabeth intervint.

«  Ne le tue pas.

- Quoi ? » S’exclamèrent Lo Chan, Tai et Barbossa.

Elizabeth sourit cruellement.

« Vous aurez besoin d’une victime à sacrifier lorsque vous rendrez la première pièce. Un homme à saigner sur l’autel. »

Barbossa ne put retenir un sourire amusé.

«  Elle dit vrai. »

 

Les maudits échangèrent un regard et Jang Ho se décida.

«  Je pense qu’on peut croire le Capitaine Turner. »

Lo Chan ricana.

«  A la cale Huang. »

Tai frémit et Elizabeth s’approcha de ses anciens hommes, le visage crispé par la douleur.

«  Retournez à la Muerta, sortez le coffre et l’autel du fond des océans et saignez le. Ensuite vous trouverez les autres pièces je vous le garantis. »

Pang et Jing sourirent.

«  Moi j’ai encore une pièce, » déclara le second.

 

Les yeux de Tai s’agrandirent d’effroi et il se tourna vers Elizabeth.

«  Catin d’anglaise, une fois face au Hollandais Volant je lui dirais ton vrai visage.

- Je ne crois pas. Intervint Barbossa. Le sacrifice doit être fait sur la terre ferme. »

Les maudits ricanèrent et Lo Chan se tourna vers Elizabeth.

«  Tu es libre mais si tu nous as menti.

- Je n’ai pas menti. Rétorqua Elizabeth. Suivez le rituel et vous serez libres vous aussi. »

 

Huang poussa un cri déchirant alors que les fers se refermaient sur ses poignets et Elizabeth se tourna vers Barbossa, le visage blême

«  On y va…. »

Le pirate s’inclina et s’approcha d’elle.

«  Capitaine Turner. »

Elizabeth déglutit et se força à marcher en dépit de la douleur. Un long silence salua sa progression.

«  Je vous souhaite de réussir.» lança-t-elle.

 

L’Empress,

 

Livide, Elizabeth se laissa tomber sur le pont.

«  Debout.» lui intima Barbossa à mi-voix.

Elle haleta mais se força à se lever et à avancer jusqu’à sa cabine.

«  CAP VERS L’AFRIQUE TAS DE CAFARDS !! » ordonna Barbossa en lui emboitant le pas.

 

Une fois à l’intérieur, Elizabeth se laissa tomber sur son lit, les jambes coupées. Terrifiée par ce qu’elle venait de vivre, la jeune femme plaqua ses mains sur son visage. Barbossa soupira lourdement.

« Vous tremblez. » déclara-t-il avant de l’envelopper dans une couverture.

 

Elizabeth sentit la chaleur de son étreinte et le regarda.

«  Vous m’avez sauvé la vie. Pourquoi ? Je veux dire, une fois morte vous auriez pu commander l’Empress.

- Je n’ai que faire d’une petite jonque minable et vous méritiez une chance. » répondit Barbossa en la serrant contre lui.

Le cœur d’Elizabeth accéléra. C’était le moment.

«  Vous mentez… Pourquoi ? »

Barbossa la fixa.

«  Peut-être que j’avais envie de sauver la demoiselle en détresse pour une fois.

- Vous avez menti à ces hommes. Ma vie n’a aucun rôle dans la malédiction.

- Vous avez menti vous aussi. Le sang du mutin n’est pas nécessaire au rituel. »

 

Ils se sourirent. Leurs regards se rejoignirent et Barbossa se pencha sur elle. Avec un choc, Elizabeth sentit ses lèvres s’écraser sur les siennes. Elle avait réussi. Les bras de Barbossa l’étreignirent avec force et elle s’abandonna. Maintenant qu’elle était certaine de l’amour de Barbossa elle pouvait bien s’offrir encore un peu avant de lui briser le cœur. Comme il se devait.

 

Chapitre 3                                                                                              Chapitre 5

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