Chapitre 10 Un mariage ?

L’Histoire des Sept Mers s’avéra un ouvrage plein d’enseignements qui ne firent que renforcer les idées romantiques qu’Elizabeth nourrissait à l’égard des pirates. Avec son insouciance habituelle, la petite fille avait allégrement sauté les pages où il était question des carnages commis par les pirates, principalement Sao Feng, à croire qu’il n’y avait que lui comme pirate, pour se concentrer sur les passages où les exploits fantastiques de ses héros étaient racontés. La petite fille avait donc lu une bonne dizaine de fois l’histoire de Jack Sparrow, l’homme qui avait mis à sac la ville entière de Nassau sans tirer un seul coup de feu. C’était ce genre de pirate qu’Elizabeth affectionnait par-dessus tout, loin de la sauvagerie aveugle de Sao Feng dont elle avait renoncé à lire les exploits mais utilisant « un sourire charmeur pour mieux tromper ses malheureuses victimes » comme le disait l’ouvrage.

 

Elizabeth ne savait pas au juste quel était le  sourire charmeur de Jack Sparrow ni quel forme il devait avoir mais elle s’entraînait régulièrement à faire des sourires à son père et plus généralement à tous ceux qui l’entouraient. Avec plus ou moins de succès. En effet, si Weatherby et Miss Asst fondaient régulièrement sous ses sourires et même sans eux, Mrs Brode restait quant à elle d’une froideur méprisante envers la petite fille.

 

L’événement le plus marquant avait été lorsque l’intendante avait découvert la nature exacte des lectures de la jeune Elizabeth. Les yeux de Mrs Brode s’étaient agrandis d’un effroi qui avait fait éclater de rire la petite fille tandis que la femme lisait en se signant la légende du terrible Davy Jones devenu mi-homme mi- poisson, hantant les océans à la recherche des âmes des disparus en mer, une histoire sur laquelle Elizabeth était très vite passée, attendu que ce Davy Jones aussi tentaculaire soit il n’était pas un pirate et puis bon elle n’était plus une petite fille et avait passé l’âge de croire en ces bêtises .

 

Sauf qu’elle avait rapidement dû faire face au feu des questions de Weatherby que Mrs Brode s’était empressée de harceler afin qu’il mette un terme à ce qui semblait être une perversion insidieuse de l’esprit d’Elizabeth. Elizabeth avait donc du tendre son livre à son père qui au bout de quelques lignes avait soufflé un : « Seigneur mais qu’a donc traversé la tête de Michael pour qu’il t’offre une telle chose ? » qui n’augurait rien de bon.

 

Elizabeth avait donc du argumenter et utiliser le sourire le plus charmeur qu’il soit du moins de son point de vue pour conserver le précieux livre dont elle n’avait pas encore terminé la lecture. Il y était en effet question d’un Code des Pirates dont elle était très curieuse, elle imaginait mal comment des hommes  libres pouvaient se conformer à un quelconque manuel de bonne conduite. Finalement et comme toujours, Weatherby avait cédé et laissé la jouissance du livre à la petite fille moyennant tout de même une application renforcée durant les leçons de Mlle Woods.

 

Ce jour-là, Elizabeth s’installa donc dans le jardin et savourait par anticipation le plaisir de découvrir le chapitre traitant du Code des Pirates ou du moins le présentant brièvement lorsqu’une voiture lourdement harnachée s’arrêta devant la demeure de son père. Dissimulée derrière un massif, Elizabeth plongea vivement la tête dans son ouvrage et fit celle qui n’avait rien vu tandis que deux femmes descendaient de voiture. Du coin de l’œil la petite fille reconnut les deux arrivantes : Mme Caston et sa fille aînée, la sœur de cette peste d’Alix, Violet. Elizabeth réprima un soupir las et s’aplatit dans ses fourrés, souhaitant plus que tout au monde ne pas être découverte. Elle en avait assez de Violet et de sa mère qui semblaient être partout où elle allait avec son père. Que ce soit aux rares dîners où elle l’accompagnait ou chez les amis de Weatherby ou encore chez les Caston eux même, ce qui en y réfléchissant bien était normal.

 

Elizabeth tentait donc désespérément d’éviter la conversation assommante de la jeune Violet Caston qui la regardait toujours avec un air faussement apitoyé et la prenait sans nul doute pour une attardée, lorsque Miss Asst, dans tous ses états, se dirigea droit vers elle. Elizabeth soupira tristement et adressa mentalement ses adieux aux pirates et à leur manuel de savoir-vivre tandis que sa nurse se penchait vers elle.

« Oh Miss Elizabeth… Seigneur dans quel état vous êtes-vous encore mise ! »S’affola-t-elle.

Elizabeth baissa les yeux sur sa robe avec nonchalance et entreprit d’en retirer les brins d’herbe qui la parsemaient.

«  Venez Miss … Venez vite vous changer. Mrs et Miss Caston vous attendent pour faire une promenade. »

 

Cette fois Elizabeth ouvrit de grands yeux étonnés. Pourquoi donc les Caston venaient elles la chercher pour une promenade et depuis quand ? Trop surprise pour protester, la petite fille suivit donc sa nurse qui s’empressa de délivrer une Elizabeth pimpante de partout dont la jolie robe couleur violette semblait miraculeusement assortie à celle de Violet Caston.

 

En la voyant apparaître ainsi vêtue, Madame Caston mère, inclina la tête en mimant un parfait attendrissement tandis qu’elle s’adressait à sa fille.

« Ma chère Violet, n’est-elle pas charmante ?

- Tu es très jolie tu sais Elizabeth. » Affirma Violet en s’agenouillant à demi devant la petite fille.

Surprise, Elizabeth regarda les deux femmes, ses yeux sombres passèrent du visage parcheminé par les ans de la mère à celui lisse et frais de la fille dont les cheveux bruns admirablement bouclés retombaient en anglaises autour de son visage qui n’en était pourtant pas plus joli.

« Que te plairait il de faire Elizabeth ? » Demanda Violet avec un sourire encourageant qui dévoila sa mâchoire chevaline.

La petite fille songea avec agacement que ce qui lui plairait ce serait sans nul doute de retourner lire derrière ses massifs mais répondit ce que la bienséance attendait d’elle.

«  J’aimerais beaucoup aller au parc Miss Caston. Ou alors lire. Ou prendre le thé. Comme il vous plaira. » Répondit Elizabeth résignée à voir son après-midi gâche mais un peu curieuse toutefois de connaître les raisons de cet intérêt soudain qu’avaient les Caston pour sa personne.

 

Il fut donc décidé d’aller au parc et Elizabeth se retrouva à arpenter les allées de ce dernier, soigneusement encadrée par les deux femmes.

« Ma chère sœur Alix ne cesse de vanter tes mérites Elizabeth, elle t’aime beaucoup et voudrait tant que vous soyez plus proches. Déclara Violet à la grande surprise d’Elizabeth qui se retint de lui répondre qu’elle n’était pas idiote et qu’elle savait fort bien qu’Alix ne l’aimait pas.

- Tu dois être très fière d’avoir un papa autant en faveur auprès du Roi. » S’empressa de déclarer Madame Caston, qui ne lui avait jamais adressé une phrase aussi longue.

Elizabeth réfléchit quelques instants

«  Oui. Mais il n’est plus jamais là maintenant. Ne put-elle s’empêcher de dire, songeant aux semaines qui s’écoulaient parfois avant qu’elle ne retrouve les bras protecteurs de son père.

- Oh pauvre petite… Ça doit être si dur d’être toute seule dans cette grande maison. S’apitoya Violet.

- Je suis pas toute seule ! Y ‘a Mlle Asst et Mlle Woods et Mrs Brode aussi. Et puis Tom, Sally, Richard… » Commença Elizabeth qui s’apprêtait à égrener le prénom de tous les domestiques de la demeure.

 

Madame Caston l’arrêta précipitamment et lui caressa les cheveux.

«  Mais ça serait tout de même mieux d’avoir une maman au lieu de tous ces domestiques non ? »

Elizabeth la regarda sans comprendre.

«  Mais comment maman pourrait être avec moi alors qu’elle est partie avec les anges ? Déclara Elizabeth qui se mordit les lèvres au souvenir de la manière dont la jeune Alix s’était moquée d’elle des années plus tôt. Je veux dire Maman est morte et c’est un ange maintenant. Alors elle ne peut pas revenir s’occuper de moi. »

Violet et sa mère échangèrent un bref regard et la plus âgée des deux reprit la parole.

« Mais tu pourrais avoir une autre maman. »

Elizabeth blêmit à cette idée et repensa à la manière dont on avait parlé de remplacer sa chère Nanny au jour même de sa mort. Bien sûr, elle aimait Miss Asst, mais pourtant elle n’avait jamais pu se résoudre à l’appeler Nanny, même si elle devait admettre que la nurse était plus que gentille avec elle.

« Ça te plairait d’avoir une nouvelle maman Elizabeth ? » Insista Violet.

 

Elizabeth se crispa tout entière à cette idée et secoua vivement la tête.

« NON !!! On a qu’une maman et même si j’ai pas connu la mienne c’est elle ma maman et personne d’autre ! » S’écria-t-elle en imaginant la silhouette de sa mère telle qu’elle se la représentait toujours, grande et belle dans sa robe de mariée, ses yeux bleus brillant sous le long voile qui masquait en partie son visage.

Les Caston échangèrent un regard consterné devant sa brusque colère et Violet rougit de contrariété ce qui ôta encore un peu de sa grâce à un visage qui en manquait déjà beaucoup. Madame Caston pinça les lèvres comme le faisait Mrs Brode lorsqu’elle était très mécontente et se pencha sur Elizabeth qui recula instinctivement.

« Bien sûr que personne ne remplacera ta chère maman. Commença-t-elle. Anne était très douce et gentille tu sais. »

 

Elizabeth se calma et leva un regard curieux sur Mrs Caston.

« Vous connaissiez ma maman ?

- Oui chérie, elle et moi étions de grandes amies.

- Oh …

- Ta maman aurait aimé savoir que, et bien qu’une autre femme veillait sur toi. Elle n’aurait pas voulu te savoir seule. Continua Mrs Caston

- Mais il y a déjà Miss Asst. Répondit vivement Elizabeth.

- Mais Miss Asst ne pourra pas te guider, t’aider à faire tes premiers pas dans la bonne société. »

Elizabeth baissa la tête et songea que faire ses premiers pas dans la bonne société était le cadet de ses soucis.

« Et puis elle va bientôt se marier. Lâcha Violet. Et quand ce sera fait elle voudra vivre avec son mari et ses enfants. »

 

Elizabeth la regarda, horrifiée.

« Elle … elle ne m’a rien dit ….

- Bien sur ma chérie, elle t’aime beaucoup et ne veut pas te faire de peine. Pourtant Miss Asst aimerait aussi avoir sa famille. Continua doucement Mrs Caston.

- Il restera Mlle Woods et Mrs Brode. » Ajouta à contrecœur Elizabeth.

Mrs Caston se crispa, faisant visiblement de gros efforts pour rester patiente.

« Mais aucune d’elles ne pourrait être comme une maman pour toi, ou une grande sœur.

- Je ne comprends pas.

- Allons, Elizabeth ça fait plus de neuf ans maintenant que ton père est seul. Il lui faut une femme à ses côtés. »

 

Cette fois Elizabeth regarda Mrs Caston de travers.

« Mais il m’a moi. »

Les deux femmes rirent doucement et Mrs Caston reprit à l’intention d’Elizabeth.

« Mais toi tu es sa petite fille pas sa femme. Tu ne veux pas que ton papa reste seul n’est-ce pas ?

- On est triste quand on est tout seul tu sais. Renchérit Violet.

- Ça oui ! S’exclama vigoureusement Elizabeth qui ne se souvenait que trop bien de la solitude de son enfance, lorsque les histoires de pirates ne lui tenaient pas encore compagnie.

- Et toi tu as besoin d’une femme pour te conseiller comme ta si chère maman l’aurait fait si elle était restée parmi nous. Mais pour cela ton papa doit se remarier. Lâcha Mrs Caston qui en avait assez de tourner autour du pot.

- Se remarier ? Mais …

- Tu ne t’y opposerais pas n’est-ce pas si ton papa voulait épouser une femme ? Tu veux le bonheur de ton papa ?

- Oui. Souffla Elizabeth.

- Alors c’est bien ma chérie. L’embrassa brutalement Mrs Caston tandis que Violet lui souriait avec un soulagement dont Elizabeth ne comprit pas la cause.

- Bien il se fait tard, rentrons. » Décida Mrs Caston.

 

Un peu perdue, Elizabeth suivit les deux femmes et à peine la calèche arrêtée, elle s’élança sur les marches et s’empressa de rejoindre Miss Asst, se souciant peu de la politesse envers les Caston tant elle était inquiète à l’idée que Miss Asst ne finisse par la quitter.

« Vous avez fait une bonne promenade Miss Elizabeth ? Lui demanda Miss Asst.

- Oui. C’est vrai que vous allez vous marier ? »

Miss Asst troublée, posa son ouvrage et fixa la petite fille tremblante.

«  Pas dans l’immédiat Miss Elizabeth. Je resterais à vos côtés tant que vous aurez besoin de moi. »

Elizabeth la regarda fixement et se souvint de ce que la nurse lui avait dit le jour où elle s’était enfuie et avait rencontré son pirate.

« Mais vous aimeriez bien…

- Oui. » Soupira Miss Asst.

 

Elizabeth la regarda longuement, elle pensa à tout le temps que Miss Asst passait à ses côtés, aux années qui s’étaient écoulées et à l’attention que la nurse lui avait toujours portée. Brusquement, elle entoura Miss Asst de ses bras et nicha sa tête dans son cou.

« Vous aimeriez bien avoir des enfants à vous. Murmura-t-elle. C’est mal de vous forcer à rester avec moi. »

Miss Asst soupira, elle écarta doucement le visage d’Elizabeth et la força à la regarder.

«  Je ne me force pas Miss Elizabeth. Mais quand je me marierais, vous serez la première avertie. Je vous le promets. »

Elizabeth ne répondit pas et revint se lover contre Miss Asst.

«  Je veux pas que vous soyez triste à cause de moi. Murmura-t-elle. Et puis je suis grande maintenant. Ajouta-t-elle d’une petite voix étranglée.

- Oui vous l’êtes. Mais ça ne veut pas dire que je vais me marier demain, nous n’avons encore rien décidé. La câlina doucement Miss Asst. Maintenant retournez donc auprès de votre papa. Profitez de sa présence avant son prochain voyage. »

 

Elizabeth alla rejoindre son père quelques temps plus tard, un peu troublée pas ce que Mrs Caston lui avait dit de la solitude de son père. De son côté, Weatherby posa un regard inquiet sur sa fille et toussota pour montrer son embarras.

« Je crains d’avoir été fort égoïste. Commença-t-il tandis qu’Elizabeth relevait la tête en percevant le sérieux de sa voix. Je, je ne pensais pas que l’absence de Anne, que l’absence d’une femme, d’une maman te pesait à ce point. J’aurais dû y penser surtout que tu seras bientôt une jeune fille.

- J’aurais bien aimé que maman soit là. Répondit Elizabeth sans comprendre.

- Depuis toutes ces années, je suis resté muré dans mon chagrin sans m’inquiéter de ce dont tu pouvais avoir besoin. Tu comprends, ta mère… Commença-t-il d’une voix qui se fêlait avant de se reprendre. Ta mère était la seule que j’ai aimée. Après elle aucune autre ne… Enfin passons. Dis-moi que penses-tu de Miss Caston ? Est-ce que tu l’aimes beaucoup ? »

Elizabeth fronça les sourcils un peu dépitée que son père change de sujet alors qu’il lui parlait de sa maman mais se força à répondre.

« Elle est gentille.

- Certes oui… Mais l’aimes-tu ? Aimerais tu qu’elle vive ici avec nous ?

- Elle a déjà une maison. » Objecta Elizabeth.

 

Weatherby soupira et sentit qu’il n’en sortirait pas par des chemins détournés.

« Assieds-toi Elizabeth.

- Oui papa.

- Vois-tu ma chérie, beaucoup de mes amis, de mes connaissances, m’ont fait part de leur, disons, incompréhension face au fait que je n’ai toujours pas choisi une nouvelle femme malgré tous les bons partis qui me furent présentés au cours des années.

- Oh …..

- Beaucoup pensent qu’il te faut une maman et que j’ai besoin d’une épouse.

- Pourquoi ? Parce que tu es triste d’être seul ? Demanda Elizabeth qui se souvint du discours tenu par Mrs Caston.

- Non… Non, je suis triste parce que ta mère nous a quitté Elizabeth. Mais je me rends compte que je n’ai pas le droit de te priver d’avoir une mère.

- Mais c’est pas ta faute si maman est morte… Murmura Elizabeth.

- Oui… Mais vois-tu, en n’acceptant pas de me remarier, je t’ai privée d’une présence féminine, d’une mère à qui parler…

- Je ne comprends pas. »

Weatherby soupira lourdement.

« Il se trouve que Mr Caston aimerait beaucoup que j’épouse Violet.

- Mais elle est même pas jolie ! » S’exclama vivement Elizabeth.

Weatherby grimaça n’osant contredire sa fille sur ce sujet à l’évidence criante.

« Mais toi est-ce que tu aimerais l’avoir comme maman ? Elle n’est guère plus âgée que toi, dix ans à peine et le moment venu elle pourra t’accompagner aux bals et autres réceptions. »

 

Elizabeth baissa la tête et songea que non décidemment non elle ne voulait pas d’une Violet Caston faisant semblant d’être sa maman à ses côtés. Cependant les paroles de Mrs Caston lui revinrent en mémoire et elle fixa son père.

«  Si toi tu veux moi aussi papa. Je veux que tu sois content. »

Troublé, Weatherby regarda sa fille.

« Ce n’était pas ma question Elizabeth. Ce qui m’importe c’est-ce dont toi tu as envie. »

Tiraillée entre son refus catégorique de voir Violet Caston devenir la maîtresse de la maison dans laquelle elle avait toujours vécu et son désir de voir son père heureux, Elizabeth baissa la tête, les larmes aux yeux.

« Elizabeth … Reprit Weatherby d’une voix douce. Aucune femme ne remplacera jamais ta maman dans mon cœur. Mais je me dois de penser à ce qui est le mieux pour toi. Alors si tu penses que le mieux est Violet Caston, je lui demanderais sa main. Soupira-t-il avec résignation.

- Papa je comprends pas. Répondit Elizabeth. Pourquoi tu veux l’épouser ?

- Mais … mais pour toi Elizabeth … S’étonna Weatherby. Mrs Caston m’a dit à quel point la présence d’une mère te manquait et aussi à quel point Violet t’aimait beaucoup alors je me suis dit que ... Et bien ce serait le mieux pour toi.

- Je, je veux pas… Murmura Elizabeth d‘un ton honteux, se sentant égoïste. Je veux pas d’une autre maman. »

 

A sa grande surprise son père parut soulagé de la nouvelle et la serra contre lui.

« Tu es sure ?

- Oui papa.

- Alors c’est parfait ! » S’exclama Weatherby brusquement plus joyeux à l’idée de n’avoir aucune raison d’épouser Violet.

Elizabeth se laissa câliner par son père et tous deux passèrent une agréable soirée à l’issue de laquelle il ne fut plus question de mariage ou de nouvelle maman. Pas plus que de promenade en calèche avec Violet Caston et sa mère !

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