Chapitre 8 La fin d'une amitié

Le lendemain lorsque Jack se réveilla tout seul, dans sa minable petite chambre, il avait un mal de crâne lancinant, du autant à l'abus d'alcool qu'à la peine qui alourdissait son cœur. Pour la première fois de sa vie Jack était amoureux. D'une femme qui ne le désirait pas, d'une femme qui ne l'aimait pas. Pire, d'une femme dont le cœur battait pour un autre. Jack se regarda un instant dans le miroir qui lui faisait face et réprima une grimace devant ses yeux rougis par l'alcool et par la peine qu'il n'avait pas su retenir durant la nuit écoulée. Il poussa un grand soupir et repensa à la manière dont Anne l'avait éconduit et avait maintenu une distance entre eux, lui faisant bien sentir l'écart social qu'ils avaient. Jack se sourit à lui-même, d'un sourire qui n'était plus tout à fait le même que celui qu'il arborait la veille, un sourire où on pouvait déjà discerner une pointe d'amertume et de désabusement. Jack avait changé cette nuit, il avait compris la leçon, et surtout il avait verrouillé une partie de son cœur. Plus jamais il ne laisserait une femme le faire souffrir, il ne deviendrait pas comme son père. Après tout il avait beaucoup de choses dans sa vie, il voyageait, il était un marin, libre de toutes attaches sentimentales, libre de courir les filles et d'écumer les bistrots. Et il avait aussi des amis fidèles qui l’entouraient, le soutenaient, comme Cutler, Bill ou son capitaine. Il était jeune, la vie lui ouvrait les bras, son horizon s'ouvrait, il n'avait pas besoin d'Anne, se dit-il en serrant sans s'en rendre compte la petite perle bleue qu'il n'avait pu se résoudre à jeter.

 

Ensuite, Jack rassembla ses affaires, il n'avait pas le temps de s'appesantir sur lui-même, il avait un ami touché par l'affliction à consoler. Anne ne lui avait déjà fait que trop perdre de temps, il devait être à Plymouth ce soir. Pour son ami, pour Cutler.

 

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Tandis que Jack s'inquiétait pour lui, Cutler survivait dans le brouillard d'incompréhension et de chagrin qui était le sien depuis la mort de Margaret. Chaque jour était un enfer depuis qu'il avait trouvé le corps sans vie de sa sœur. Chaque jour il se demandait pourquoi elle avait fait une telle chose, pourquoi elle avait mis fin à ses jours comme ça sans même qu'il se doute de quoique ce soit ! Depuis le suicide de Margaret, Cutler se sentait atrocement coupable sans parvenir à trouver où il avait échoué. Ce coup du sort lui était arrivé au pire moment qui soit, alors qu'il lui semblait qu'ils avaient enfin une chance d'être heureux.

 

Cutler en était là dans ses réflexions morbides lorsqu'il reçut le télégramme de Jack qui lui annonçait son arrivée pour le soir même et l'avertissait qu'il passerait le voir dès son retour si toutefois l'heure de celui-ci le lui permettait sinon il viendrait le voir le lendemain sans faute. En le lisant, il lui sembla que son cœur se remettait à battre, enfin Jack était de retour. Enfin il ne serait plus seul !

 

Cutler leva les yeux vers la pendule, il ne restait que quelques heures à tenir avant de revoir Jack, de pouvoir le serrer dans ses bras.

 

Il fut interrompu dans ses réflexions par le fils du directeur de son bureau, Oliver Monk, qui le toisait d'un air vaguement méprisant. Cutler retient une légère crispation en le voyant. Il n'aimait pas ce jeune homme et la manière dont ce dernier le regardait lui déplaisait souverainement comme s'il savait quelque chose que Cutler ignorait. Il se força néanmoins à lui sourire aimablement. 

« Je peux faire quelque chose pour vous ?

- Non. Monsieur Beckett ? C'est cela ? »

Cutler se contenta d'acquiescer d'un signe de tête tandis que l'autre l'observait d'un air sardonique.

« Je crois savoir que vous avez perdu votre sœur il y a quelques semaines ? »

Cutler déglutit bruyamment. Comment cet homme était-il au courant de ça ?

« Oui. Murmura-t-il pour toute réponse.

- Et, il parait qu'elle a mis à fin ses jours ? »

Cutler blêmit, il ne s'attendait pas à une question aussi directe. Il fixa un instant l'autre dans les yeux et se demanda pourquoi cette histoire l'intéressait.

« Oui … Souffla-t-il. C’est-ce qui semble le plus vraisemblable. S'efforça-t-il de répondre le plus calmement possible.

- Oh. Et sait on pourquoi ? A-t-elle laissé quelque chose … Une lettre ? »

 

Cutler le regarda avec étonnement. Pourquoi diable posait-il une telle question ? En quoi cela pouvait il l'intéresser ? Néanmoins il était le fils de son supérieur et s'il attendait une réponse, Cutler devait la lui donner.

« Non. » Répondit-il sobrement.

A sa grande surprise, un sourire s'étira sur les lèvres d'Oliver qui se reprit aussitôt.

« Je suis désolé pour vous. Se força-t-il à dire. J'imagine que ça a dû être difficile surtout dans ces circonstances. » Ajouta-t-il d'un ton désinvolte.

 

Avant que Cutler n'ait eu le temps de trouver une réponse adéquate et de s'interroger sur le sens de la remarque de son interlocuteur, Oliver se détourna de lui, un franc sourire sur son visage, tandis qu'il tendait les mains vers la jeune femme qui arrivait en compagnie de son père.

« Emily ma chère, j'ai cru que vous ne me rejoindriez jamais. J'ai cru que votre sourire n'illuminerait plus jamais ma vie tant votre absence m'a paru longue… » Déclama Oliver avec les accents de la sincérité avant de baiser la main de la jeune femme.

Emily Blommy rougit légèrement, secrètement flattée des marques d'attention de son fiancé tandis que le père de ce dernier fronçait les sourcils à l'intention de Cutler.

« Et bien Beckett ! Vous rêvez ! Reprenez votre travail immédiatement ! Vous savez qu'ici les avancements se méritent et ce qui est facile à faire l'est tout autant à défaire. Lui dit-il d'un ton sévère en lançant un petit regard dans la direction de son fils que Cutler ne parvint pas à interpréter.

- Oui Sir Monk. Je me remets de suite au travail.

- C'est bien Beckett. Si vous continuez ainsi vous irez loin dans cette Compagnie. » Lui dit Monk d'un ton plus amène avant de s'éloigner en compagnie de son fils et de la fiancée de ce dernier sans attendre sa réponse.

 

Cutler n'eut pas beaucoup de temps pour s'appesantir sur le comportement étrange du fils de son supérieur et la journée passa somme toute assez rapidement, d'autant plus qu’il mit les bouchées doubles afin de pouvoir partir plus tôt chez lui. Pour se préparer à accueillir Jack.

 

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Cutler rentra donc plus tôt chez lui ce soir-là et le vide de sa maison lui serra le cœur comme chaque soir depuis le décès de Margaret. Une fois de plus, il refoula ses larmes à la pensée que plus jamais il n'entendrait la voix joyeuse de Margaret lui souhaiter la bienvenue et lui raconter les petits riens qui faisaient sa vie. Le cœur lourd et le dos voûté sous le poids des sentiments qui l'écrasaient sans pitié, Cutler rejoignit sa chambre. Là, il s'efforça de chasser la tristesse pour se tourner vers l’avenir, vers ses retrouvailles avec Jack.

 

Cette résolution prise, Cutler se décida à mettre ses boutons de manchettes, comme l'avait prédit Margaret. En soulevant la boite qui les contenait, Cutler aperçut une feuille soigneusement pliée. Un seul mot y était inscrit, son prénom. Et l'écriture était celle de sa sœur. Cutler sentit son cœur accélérer brutalement, ainsi Margaret avait laissé quelque chose finalement. Il déplia lentement le morceau de papier fin, le caressant sans s'en rendre compte, et lut les derniers mots que sa sœur lui avait adressés.

 

Cutler,

 

Si tu lis ces mots c'est que j'aurais trouvé en moi le courage d'aller jusqu'au bout... Je sais que tu dois m'en vouloir, que tu ne comprends pas les raisons de mon geste ...Je te connais Cutler, mon frère, tu te sens abandonné, trahi et d'une certaine manière tu n'as pas tort. Je suis désolée de la peine que je t'ai infligée mais je ne pouvais plus continuer à vivre ... pas avec le déshonneur qui est le mien.

 

J'ai honte de devoir t'avouer cela mais j'ai péché... J'ai succombé aux avances d'un homme et je suis enceinte de ses œuvres. Quand il a l'a appris, il m'a quittée et cela je ne peux le supporter. Je suis désolée Cutler mais je ne pouvais endurer cette situation. Je n'aurais pas supporté de voir cet homme, sans cesse dans notre maison, te parler d'amitié et de fraternité. Je l'aime trop pour supporter son indifférence à mon égard et à celle de notre enfant. Je n'aurais pas pu non plus élever un enfant qui chaque jour lui ressemblerait un peu plus, qui aurait ses yeux sombres et son sourire enjôleur. Alors j'ai préféré en finir avec la vie...

 

Je t'en prie, n'en veut pas à Jack Sparrow... Il a choisi de m'abandonner certes mais cela est préférable que de rester auprès de moi sans amour. Je suis en paix à présent ainsi que mon enfant.

 

Sois heureux pour nous deux, Cutler et ne doute jamais de mon affection pour toi.

 

Adieu.

 

Ta sœur qui t'aimera toujours,

Margaret

 

 

Le cœur de Cutler se déchirait à mesure que sa lecture avançait. Lorsqu’il vit le nom de Jack, des larmes s'échappèrent de ses yeux sans qu'il parvienne à les retenir. Jack. Son Jack, l'avait trahi avec sa propre sœur ! Jack avait fait un enfant à sa sœur puis l'avait abandonnée comme le lâche qu'il était. Il avait profité de lui, de son amitié, il avait séduit sa sœur, abusé de sa jeunesse et de sa naïveté. Cutler n'imaginait que trop bien ce que sa pauvre sœur avait supporté à cause de lui. C'était lui qui avait fait pénétrer Jack Sparrow dans leur vie et dans leur maison. Il était responsable de la mort de sa sœur, coupable de n'avoir pas su la protéger comme il se l'était juré.

 

Ses derniers mots ne cessaient de tourner dans son esprit. Cutler ne parvenait pas à détacher son regard des lignes tracées par la main de sa sœur tant aimée, plus il les lisait plus la rancœur et le besoin de vengeance venaient s'ancrer dans son cœur et remplaçaient peu à peu le chagrin qu'il ressentait devant la mort de Margaret et l'affection qu'il portait à Jack. Il ne savait pas encore comment mais il ferait payer à ce dernier sa double trahison. Sans prendre le temps de réfléchir, il écrivit un billet à l'adresse de Jack lui demandant de passer le voir dès son arrivée quelle que soit l'heure, puis il héla un garçon et lui donna une pièce pour aller déposer le billet à l'auberge dans laquelle son ami avait ses habitudes. Une fois que ce fut fait, Cutler prit la lettre laissée par sa sœur, se servit un cognac et alla s'asseoir dans le fauteuil où elle s'était donnée la mort. L'attente commença. Cutler n'était pas pressé, il se vengerait bien assez tôt de l'homme qui avait brisé la vie de Margaret.

 

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De son côté, Jack arriva à Plymouth sous une pluie battante en début de soirée. Son voyage avait été éprouvant et malgré toutes ses résolutions, il ne parvenait pas à se sortir Anne de l'esprit. Sans cesse, il revoyait son doux sourire, la manière dont elle inclinait la tête vers lui. Il ne pouvait s'empêcher d'imaginer le goût de ses lèvres, tout en se torturant en l'imaginant dans les bras de l'autre. Celui qu'elle avait choisi.

Jack descendit de voiture avec l'impression de porter le poids du monde sur ses épaules. Il était tard et au fond de lui il appréhendait de devoir passer une nouvelle soirée seul à ruminer sa peine, aussi fut il soulagé lorsqu'il prit connaissance du billet de Cutler. Sans prendre le temps de manger ou de se changer, Jack déposa ses affaires à l'auberge et se précipita chez son ami.

 

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Cutler, dans le noir, attendait depuis des heures lorsqu'il entendit le pas de Jack remonter le chemin qui menait à sa demeure. Sans trop savoir où il en était, il alla lui ouvrir la porte et s'écarta pour le laisser entrer. Il était paralysé par la force de ses sentiments et ne parvenait pas à calmer les battements de son cœur. Jack le regarda longuement, essayant de trouver les mots qui convenaient, puis finalement il se pencha sur Cutler et le serra brièvement contre lui.

« Je suis désolé pour ta sœur… » Souffla-t-il.

 

Cutler ferma les yeux, révulsé par tant d'hypocrisie, mais il ne put s'empêcher de respirer l'odeur salée de Jack et son cœur battit la chamade, alors que celui qu'il croyait être son ami le serra contre lui. Lorsque Jack relâcha son étreinte, Cutler réalisa avec culpabilité et dégoût qu'il ne voulait pas qu'elle cesse. Il voulait passer sa vie dans les bras de Jack, sentir son corps contre le sien, être avec lui encore et encore. L'énormité de ses sentiments bouleversa Cutler qui détourna son regard de celui de Jack. Il ne voulait pas que ce dernier le voie pleurer, il ne voulait pas s'humilier encore plus devant lui. Jack Sparrow s'était moqué de lui, il avait méprisé ses sentiments, ceux de sa sœur, piétiné tous ses rêves, tous ses espoirs mais il ne le laisserait pas gagner. Il paierait pour ce qu'il leur avait fait, il le paierait au centuple. Il paierait le prix fort pour avoir bafoué ses sentiments.

 

Cutler s'obligea à prendre l'air amical et se tourna vers Jack.

« Merci...Jack, tu veux, tu veux un verre ? Pour ma part j'en ai bien besoin … »

Jack, le cœur serré, regarda son ami, il était pâle et semblait encore être sous le coup du décès de sa sœur, comme si celle-ci était morte la veille et non depuis quelques semaines.

« Bien sûr que je t'accompagne Cutler. Je ne vais pas te laisser boire cet excellent cognac seul. » Lui répondit Jack en se forçant à prendre un ton joyeux.

 

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La soirée se passa ainsi, Jack tenta de dérider son ami par moult histoires amusantes. Il lui parla de ses projets d'avenir comme si Anne n'avait jamais existé et repoussa son souvenir un peu plus à chaque mot prononcé. Son chagrin n'était rien à coté de l'épreuve que traversait Cutler. Ce dernier l'écoutait sans mot dire, s'ébahissant de l'incroyable hypocrisie de celui qui se prétendait son ami, qui lui jouait la comédie de l'affection avec tant d'aisance. A chaque parole de Jack, la haine grandissait dans le cœur de Cutler, une haine farouche, implacable, à la hauteur de l'amour qu'il portait au jeune homme il y avait encore quelques heures. La manière poétique et l'air rêveur qui avaient toujours été celui de Jack lorsqu'il parlait de la mer firent germer une idée dans l'esprit de Cutler. Lorsqu'il eut jugé que son ami avait assez bu, il lui lança un regard d'excuses.

« Je suis désolé. Je n'ai plus de cognac ici.

- Mais pourquoi y'a plus de cognac ? » Balbutia Jack qui avait besoin de boire, boire pour oublier celle qu'il n'aurait jamais, pour oublier les sentiments qui lui déchiraient le cœur …

 

Cutler émit un petit ricanement aviné. Tout marchait à la perfection, Jack avait une faiblesse, et il l'avait sous-estimé.

« Mais je sais où y'en a ! Lui annonça-t-il en se levant. Viens ! »

Jack se mit debout avec peine, la démarche encore plus chancelante qu'à l'accoutumée.

« Je te suis !

- Je n'en ai jamais douté. » Répondit Cutler avec une pointe de sarcasme qui passa totalement inaperçue.

Cutler le guida jusqu'à son bureau à la Compagnie qui était maintenant plus vaste que le précédent. Jack eut l'impression d'être redevenu un gamin facétieux et ne put s'empêcher de rire en entrant dans les bureaux.

« Cutler t'es sur qu'on peut faire ça ?

- Ne t'en fais pas Jack, je te l'ai dit j'ai eu un avancement. Attends-moi là, je vais chercher de quoi nous réchauffer, la pièce est glacée ! » S'exclama Cutler en lui tendant la bouteille de cognac.

 

Cutler se rendit dans le bureau de Sir Monk et, froidement, s'empara du tison en forme de P dont son supérieur se servait pour marquer les pirates. Il le dissimula au milieu des bûches puis retourna dans le bureau où Jack l'attendait. Cutler lui fit un sourire et alluma un grand feu, faisant chauffer le tison par la même occasion. Lorsqu'il jugea que ce dernier était assez chaud il se tourna vers Jack.

« Dis-moi Jack … Tu aimais beaucoup Margaret toi aussi n'est-ce pas ?

- Oui. Cutler tu sais bien elle était ta sœur et un peu comme la mienne aussi. Lui répondit Jack qui le pensait vraiment.

- Bien sûr. Je n'en ai jamais douté Jack.

- Capitaine Jack Sparrow. Le corrigea l'autre d'un ton badin. Un jour je le serais tu verras !

- Oui, Capitaine. » Murmura Cutler en refermant sa main sur le tison brûlant.

 

D'un geste leste, Cutler saisit le bras droit de Jack et appliqua le fer rougit sur celui-ci. Jack poussa un hurlement qui retentit dans toute la pièce tandis que l'odeur de chair grillée commençait à se répandre. Jack, qui ne comprenait pas ce qui lui arrivait, se dégagea en tremblant sous le choc et la douleur.

« Cutler, qu'est-ce qui t'arrive ? Pourquoi ? Je te croyais mon ami ! Cria-t-il, complètement perdu.

- Ce qui m'arrive ? Tu veux savoir ce qui m'arrive ? Je sais tout Jack. Je sais ce que tu as fait à ma sœur, la manière dont tu l'as séduite puis abandonnée alors qu'elle portait ton enfant ! Tu l'as tuée ! »

 

Jack l'esprit embrumé par la douleur et l'alcool, ne comprit pas ce que Cutler racontait. Voyant ce dernier venir vers lui une arme à la main, il tenta de le raisonner

« Je, Cutler je n'ai jamais touché ta sœur je te le jure. Je ne sais pas qui t'a raconté ça mais c'est un mensonge. »

Cutler, un éclat meurtrier dans les yeux, mit Jack en joue.

« C'est elle Jack. Elle me l'a écrit dans la lettre qu'elle m'a laissée. » Répondit-il froidement

 

En entendant cela, Jack comprit qu'il avait perdu la partie. Désespéré, il se jeta sur Cutler qui, surpris, lâcha son arme. Les deux anciens amis luttèrent durant de longues minutes puis Jack réussit finalement à assommer Cutler. Profitant de l'occasion, il s'enfuit sans demander son reste et s'enfonça dans la nuit noire.

Chapitre 7                                                                                                Chapitre 9

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