Chapitre 5 Une demande

Les Indes. Il devait aller aux Indes. Seulement à chaque fois qu’il s’interrogeait sur les raisons pour lesquelles il devait naviguer dans ces eaux, il ne parvenait pas à en trouver une seule. Jack soupira et ouvrit son compas magique. Comme toujours l’aiguille indiqua l’orient. Les Indes donc. Ce qu’il désirait le plus au monde se trouvait aux Indes seulement, il ignorait ce que c’était…

 

Derrière lui, Gibbs toussota et Jack se retourna.

« Que veux-tu ?

- Savoir… Capitaine qu’allons-nous chercher au juste aux Indes ? Les hommes se posent des questions et bah moi aussi, pourquoi aller se jeter dans les tirs de la Compagnie alors que nous pouvons faire de l’honnête piraterie ici ? »

Jack ne répondit pas. Le raisonnement de Gibbs était logique. Avec le Pearl, ils pouvaient distancer n’importe quel navire croisant dans les Caraïbes et il connaissait ces eaux mieux que personne alors que la mer des Indes n’avait jamais été son terrain privilégié d’abordage. Jack jeta un regard en dessous à Gibbs qui, suspendu à ses lèvres, attendait une réponse. Le pirate grimaça. Il ne pouvait tout de même pas admettre qu’il n’avait pas la moindre idée de ce qu’il allait chercher dans les eaux indiennes ! L’air sûr de lui, il répondit :

« Un trésor. »

 

Gibbs écarquilla les yeux.

«  Un trésor ? Mais quel genre de trésor ? Et pourquoi ne pas l’avoir dit plus tôt ? »

Jack le regarda avec agacement. Gibbs était un bon second, fidèle, loyal, blablabla mais il posait toujours trop de questions.

«  Et pourquoi l’aurais-je fait ? Je suis Capitaine de ce navire et je n’ai de comptes à rendre à personne. »

Gibbs ouvrit la bouche pour protester mais Jack ne lui en laissa pas le temps.

«  Du reste, la dernière fois où j’ai pris ce risque je me suis retrouvé sur une île. »

Cette fois, une lueur de pure convoitise s’alluma dans le regard de Gibbs.

« Vous voulez dire que vous auriez localisé un trésor aussi fabuleux que celui de la Muerta ? 

- Chut, moins fort. Lui intima Jack. Je ne tiens pas à ce que tout l’équipage l’apprenne mais oui, je me trouve en position de pouvoir localiser un trésor fabuleux, peut-être, sûrement… »

Gibbs lui adressa un regard perplexe et Jack s’agaça.

«  Allez, les voiles tout ça !! »

 

Sans attendre, le pirate tourna le dos à son second et se rua vers l’entrepont où le rhum était entreposé. Gibbs le suivit des yeux puis soupira. Jack avait beau lui affirmer le contraire, il avait le sentiment que quelque chose n’allait pas… Mais alors vraiment pas.

 

()()

 

Angelica, vêtue d’une robe qui a elle seule valait plus que tout ce qu’elle avait jamais possédé, se pencha vers Lord Drummond.

«  Je suis vraiment surpris qu’Earl Butler vous ai cachée si longtemps, » débita le vieillard.

La jeune femme se contenta de sourire et posa sa main avec une feinte négligence sur son bras.

«  On dit que vous possédez une collection de toute beauté. »

Le vieil homme s’empourpra et se leva.

«  Vous plairait-il de la voir ? »

Angelica lui sourit et se leva à son tour.

« Je ne rêve que de cela. » Ironisa t’elle en songeant que si les rumeurs disaient vrai le vieillard décrépi possédait une fortune en objets d’art divers, des objets suffisamment petits pour être escamotés à la faveur d’une inattention de leur propriétaire.

 

Un sourire aux lèvres, Angelica lui emboita le pas et songea que si les objets étaient à la hauteur de leur réputation il lui suffirait d’en subtiliser quelques-uns pour s’assurer un avenir confortable une fois vengée de Jack. Elle en était là lorsqu’un bras dur se referma autour de sa taille.

«  Je crains hélas qu’il faille remettre cette visite à plus tard ma chère, déclara Butler. Nous n’avons déjà que trop abusé de l’hospitalité de Lord Drummond et dois-je vous rappeler que des affaires nous attendent ? »

Angelica se raidit et se tourna vers son amant. Elle croisa le regard ironique de ce dernier et frissonna à la pensée qu’il n’ignorait rien des desseins qui l’animaient.

«  Je vous assure que cela ne me dérange pas Earl Butler, votre amie est si charmante. » S’empressa de déclarer Drummond.

Les prunelles de Butler s’attardèrent un instant sur Angelica avec dureté puis il se tourna vers leur hôte.

«  Angelica incarne le charme en effet, vous comprendrez donc qu’à votre image je garde précieusement mes trésors sous bonne garde. »

 

La jeune femme se raidit tandis que Butler l’entrainait vers la sortie.

«  Venez. » Ordonna-t-il.

Furieuse, la jeune femme se vit pousser dans le palanquin qui les attendait et Butler prit place à ses côtés.

«  Etes-vous devenue folle ? Siffla-t-il.

- Vous n’avez aucun ordre à me donner, je ne suis pas votre domestique !

- Non vous êtes ma putain et je vous trouverai nettement moins appétissante une fois que les sbires de Drummond auront tranché vos charmants petits doigts crochus. »

Angelica rougit de rage.

« Comment osez-vous !

- Oh je vous en prie épargnez-moi vos protestations de virginale innocence, nous savons tous deux qu’il n’y a rien d’honorable chez vous. »

 

Angelica leva la main pour le frapper mais Butler intercepta cette dernière.

«  Essayez cela encore une fois et je chargerai Mr Foam de vous briser le poignet.

- Pourquoi ne pas le faire vous-même ? Rétorqua Angelica avec mépris.

- Parce que contrairement à moi, Mr Foam en tirerait une intense jouissance, » rétorqua Butler.

Angelica déglutit et jeta un regard à l’homme de main qui n’était jamais bien loin. L’expression de son visage la fit frissonner et elle songea que Butler disait vrai.

«  Au lieu de me regarder ainsi, vous devriez me remercier, reprit Butler. Si je vous avais laissé faire, votre main serait à présent amputée d’un certain nombre de doigts.

- Je n’avais pas l’intention de me faire prendre, rétorqua la jeune femme.

- Lui non plus, » répondit Butler en désignant un gibet.

 

Angelica frémit à la vue du corps asséché par le soleil autour duquel pullulaient les mouches, attirées par la chair en décomposition. Son regard tomba sur l’écriteau qui surmontait le corps.

PIRATES VOUS VOILA PREVENUS, disait-il.

La jeune femme porta instinctivement la main à son crucifix et Butler ricana.

«  Nous n’avons pas de pitié pour les voleurs ici-bas Angelica, pas plus que pour les pirates… Vous feriez bien de vous en souvenir au lieu de saisir toutes les occasions de vous vautrer dans votre dépravation. »

Angelica se retourna vers lui, l’air séducteur.

«  Il me semble pourtant que vous goutez beaucoup ce que vous appelez ma dépravation, » susurra t’elle en posant sa main sur la cuisse de Butler.

L’homme cilla, troublé.

« Vos aptitudes de putain oui, vos habitudes de pirate non. »

Refroidie, Angelica retira sa main mais Butler la reprit et la força à se poser sur son entrejambe gonflé.

« Ne gâchez pas votre chance par un stupide attachement à votre ancienne existence Angelica. »

 

Surprise, la jeune femme se tourna vers lui et le regarda avec attention. Se pouvait-il que Butler se soit attaché à elle ? Comme pour le lui confirmer, l’homme se pencha sur ses lèvres et l’embrassa avec passion avant de la relâcher.

«  J’ai hâte que nous soyons rentrés. » Souffla-t-il avec une ardeur naïve qui fit sourire la jeune femme.

 

()()

 

Les mains crispées sur son crâne, Jack poussa un soupir lourd. La douleur le tançait, lancinante, et il avait beau faire, rien ne semblait vouloir la faire cesser.

« Une fois que nous serons dans les Indes, tout s’arrêtera. » Grommela-t-il sans savoir d’où lui venait cette certitude.

A quelques pas de lui, Gibbs tourna la tête.

«  Que dites-vous Jack ?

- Rien, rien, reprends ton poste Gibbs. » Lui lança Jack avec mauvaise humeur avant de s’accorder une nouvelle lampée de rhum dans l’espoir qu’une fois complétement ivre la douleur le laisserait enfin en paix.

 

Gibbs ne répondit pas, il avait parfaitement entendu les paroles de Jack, il était peut être un ivrogne mais sûrement pas un sourd… La seule question était : qu’est ce qui s’arrêterait une fois aux Indes ?

 

()()

 

Le front trempé de sueur, Angelica se laissa retomber dans les draps de soie du lit et elle se tourna vers son amant. Le visage détendu, Butler tendit la main pour prendre une cigarette et lui en proposa galamment une. Après un geste de refus d’Angelica, il l’alluma et se laissa retomber en arrière, soufflant sa fumée dans l’air déjà saturé de chaleur de la chambre.

 

Angelica l’examina quelques instants et songea aux paroles étranges qu’il lui avait tenues un peu plus tôt dans le palanquin.

« Pourquoi m’avez-vous protégée ? Pourquoi me protégez-vous ? Vous haïssez les pirates je le sais et de votre propre aveu je ne suis pas essentielle à votre vengeance, alors pourquoi ? » Demanda-t-elle.

Teckett se crispa légèrement et exhala une volute de fumée.

« En quoi ceci vous intéresse-t-il ? »

Le cœur d’Angelica fit une embardée devant sa réticence et elle s’appuya sur son coude pour mieux voir son visage.

« J’aime à savoir avec qui je traite.

- Voilà qui vous ressemble plus, ironisa Butler. Soit, il me semblait pourtant avoir été clair : votre reddition et votre présence dans mon lit contrarieront Sparrow.

- Mais vous avez parlé d’une seconde chance, objecta Angelica.

- Des paroles dites sous le coup de la colère, veuillez les oublier. » Répondit Butler d’une voix pédante.

 

Angelica observa les traits de son visage et un léger sourire se forma au coin de ses lèvres. Elle connaissait assez les hommes pour savoir qu’il y avait plus…

 

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Butler revêtit son pourpoint de soie avec élégance puis se tourna sur la forme endormie d’Angelica. Là, un sourire mauvais lui étira les lèvres. Pour un pirate, la fille manquait singulièrement de jugeote. Elle avait avalé sans sourciller ses feintes gênes et la prétendue émotion née de l’affection cachée qu’il lui avait servies.

«  Quand je pense qu’elle est censée être une merveilleuse comédienne, » se moqua-t-il à mi-voix.

 

()()

 

Les Indes.

 

Les Indes.

 

La pensée lui battait les tempes, ne lui laissant aucun répit et Jack en oubliait même de boire le délicieux rhum qui emplissait ses cales.

«  Il FAUT que j’aille dans les Indes. » Déclara Jack à voix haute avant de tourner un regard inquiet vers le ciel.

Depuis trois jours, ils faisaient presque du sur place, freiné par les vents contraires que le destin semblait s’évertuer à mettre sur sa route.

«  Plus vite, plus vite… » Pesta Jack.

 

Il ignorait pourquoi il devait se presser ainsi mais il savait que s’il n’arrivait pas très vite à destination des choses horribles arriveraient. Des choses pires que le Kraken lui-même…

 

()()

 

Foam, mal à l’aise, fit son apparition dans le bureau de Butler. Ce dernier ne se donna pas la peine de relever son visage et lui fit signe d’approcher.

« Alors Mr Foam, où en sommes-nous ?

- La sorcière dit qu’il approche, Earl Butler.

- Cela fait des semaines qu’elle prétend la même chose, peut être que quelques coups de fouet l’aideraient à amener Sparrow jusqu’ici, » répondit froidement Butler.

 

Foam se signa à la hâte.

« Oh non Earl Butler, frapper une sorcière vaudou ça porte le mauvais œil…

- Seigneur, soupira Butler, comment ai-je pu être assez bête pour vous prendre à mon service au lieu de vous laisser moisir dans une geôle comme vos actes vous y destinaient… »

Foam se raidit.

« Peut être bien parce que j’étais le seul à accepter de faire votre sale boulot sans poser de questions Earl Butler. Mais ça, je le ferais pas, si vous voulez frapper la sorcière faudra vous en trouver un autre. »

 

Butler haussa le sourcil, contrarié.

« Il me semble pourtant vous verser une rente suffisamment confortable pour payer vos scrupules.

- C’est le cas Earl Butler mais sans vouloir vous contrarier y’a pas de rente assez élevée pour compenser une malédiction vaudou.

- Sans vouloir me contrarier, répéta Butler avec ironie. Soit Mr Foam, disparaissez donc puisque vous ne savez vous rendre utile. »

Foam blêmit.

« Earl Butler…

- Il me semble que je viens de vous signifier votre congé. Sortez Foam, allez donc retrouver les bouges dont je vous ai sorti et ne revenez que lorsque vous aurez des informations valables à m’apprendre. »

Foam, vaincu, s’inclina et sortit sans demander son reste.

 

()()

 

Butler s’approcha silencieusement d’Angelica et glissa ses mains autour de son cou. Cela irait tellement vite… Une simple torsion et la jeune femme s’écroulerait, privée d’air autant que de vie comme il seyait à tout pirate. Seulement, il avait encore besoin d’elle…

«  Vous êtes ravissante ainsi Angelica, si votre comportement ne me rappelait sans cesse que vous êtes un pirate, je pourrais presque croire que vous êtes une jeune femme honorable. »

Le regard d’Angelica se voila et elle soupira.

« Peut-être le serais-je devenue s’il n’y avait pas eu Jack…

- Vous oubliez votre père, » releva Butler en examinant son visage avec attention.

 

Angelica soupira à nouveau alors que la plaie de son cœur se rouvrait à cette mention.

«  S’il avait eu une chance, il se serait amendé, j’en suis certaine.

- Vraiment ? Je pensais quant à moi qu’un hors la loi ne pouvait reprendre le chemin de la vertu…

- Mon père aurait pu le faire ! S’exclama Angelica avec fougue. S’il en avait eu les moyens, si quelqu’un lui avait tendu la main, si… »

La jeune femme s’interrompit, le cœur serré de regrets. Butler s’en aperçut et s’approcha d’elle.

«  Et vous Angelica ? Le feriez-vous ? Seriez-vous prête à renoncer à la vie de débauche à laquelle Sparrow vous a condamnée si on vous donnait cette chance que votre père n’a pas eue ? »

 

Angelica frissonna et fixa Butler. Il aurait fallu être aveugle ou complètement stupide pour ne pas remarquer à quel point l’homme s’était adouci à son égard durant les dernières semaines. De rudes et violentes, ses étreintes étaient devenues subtiles, câlines, autrement plus plaisantes tout comme la façon dont il s’adressait à elle. Certes, Butler se montrait toujours aussi cynique mais elle pressentait que ce n’était plus qu’apparence… La jeune femme réfléchit quelques instants. Butler était riche, très riche, elle ne savait pas au juste à combien se montait sa fortune mais elle était colossale. Quant à l’homme lui-même, la blessure qu’il devait à Jack et qui défigurait son corps le complexait comme elle avait pu le remarquer. C’était peut-être même la raison pour laquelle il n’avait aucune maitresse hormis elle-même… Le cœur d’Angelica accéléra à la pensée du triomphe qui serait le sien si elle s’emparait des biens de Butler et elle lui sourit.

 

«  Je la saisirai. »

Butler dissimula maladroitement un sourire et Angelica se sentit confortée.

«  Vous seriez réellement prête à renoncer à vos chimères ?

- Elles n’ont jamais été les miennes, c’était celle de Jack. Je l’aimais alors… j’ai épousé ses vues mais au fond, je n’ai jamais désiré être pirate, » mentit Angelica.

Butler retint un ricanement et la dévisagea de l’air le plus innocent dont il était capable.

«  Vous dites que vous l’aimiez… n’est-ce donc plus le cas ? »

Angelica sourit en percevant l’espoir qui affleurait dans la voix de son amant et baissa les yeux, mettant à profit les talents de comédienne qui avaient déjà ensorcelé plus d’un homme.

«  Je ne ressens plus que de la haine à l’égard de Jack… A présent que je peux le comparer à un autre… il ne fait pas le poids. »

Butler déglutit.

«  Angelica… Serait-ce possible que, que, qu’au milieu de ce qui n’était qu’un marché vous…

- Je ne me donne qu’aux hommes que je désire, » le coupa Angelica avec fierté.

Butler réprima un sourire : la jeune femme arrivait d’elle-même où il l’avait conduite.

«  Le désir… » Releva-t-il avec une feinte tristesse.

Le cœur d’Angelica accéléra de nouveau et elle saisit la main de Butler.

«  Je ne suis pas une catin, le désir ne fait pas tout. »

Leurs yeux s’épousèrent un bref instant puis Butler reprit la parole.

« Ai-je une chance de supplanter Sparrow dans votre cœur ?

- C’est déjà fait, » souffla Angelica.

 

Leurs bouches se rejoignirent et Angelica soupira sous les mains fiévreuses de son amant. La jeune femme gémit et entrouvrit les lèvres tandis qu’il l’embrassait dans le cou.

«  Epousez moi, souffla Butler.

- Quoi ??? Sursauta Angelica, surprise par sa capitulation.

- J’ai dit : épousez-moi… Une fois que nous serons vengés de Sparrow vous serez libre de prendre la voie de votre choix, je souhaite que cela soit à mes côtés. Non plus en raison d’un marché de du fait de votre désir…. Ai-je des raisons d’espérer ? »

Le cœur d’Angelica s’affola, c’était tout ce dont elle avait toujours rêvé avec Jack, tout ce qu’elle avait espéré : trouver un homme qui l’aimerait et qui la choierait et qui…

«  Angelica ? La pressa Butler.

- Je suis un pirate, s’entendit-elle répondre.

- J’osais croire que vous désireriez devenir autre chose, » soupira tristement Teckett.

 

Angelica rougit et réfléchit rapidement… Elle aimait être un pirate, elle aimait être libre… Mais elle savait aussi qu’elle ne pourrait pas écumer les océans indéfiniment, elle voulait quelque chose de plus, une sorte de respectabilité dont Jack l’avait privée. Elle voulait qu’on l’admire et qu’on la reconnaisse comme celle qui s’était faite seule sans rien devoir à son père ou à Jack. Elle avait une chance de changer de vie et s’était peut-être la seule qu’elle aurait jamais. Elle ne pouvait pas la laisser passer.

«  Oui… Souffla t’elle.

- Quoi ?

- Oui, je vous épouserais, répéta Angelica d’une voix affermie. Je n’étais pirate qu’en raison de Jack et il m’a trahie, je ne laisserais pas passer une chance de vivre autre chose que des abordages sanglants ou des fuites… Si vous voulez de moi telle que je suis alors je le veux aussi. »

 

Butler se contenta de sourire et l’embrassa brièvement sur les lèvres avant de reprendre.

« Dois-je en conclure que vous n’essaierez plus de voler mes amis ?

- Vous pouvez le considérer comme acquis. » Murmura Angelica.

Butler l’enlaça.

« Nous allons réaliser de grandes choses ensemble Angelica, je vous le promets. » Murmura-t-il avant de l’embrasser.

 

Chapitre 4                                                                                               Chapitre 6

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Commentaires : 6
  • #1

    Ladypirate (jeudi, 22 novembre 2012 01:08)

    J'ai vraiment hâte de découvrir la réaction de Jack devant l'annonce du mariage entre Angie et Butler lol
    Chacun pense avoir réussi à manipuler l'autre ^^ (même si Butler est celui qui y est arrivé le plus à mon avis)

  • #2

    JessSwann (jeudi, 22 novembre 2012 09:03)

    Lol ah bah tu penses bien que Jack va réagir à l'envie mdrrrr

    Et oui Butler gagne ce round ^^

  • #3

    emeline (jeudi, 22 novembre 2012 17:42)

    oh viiite la suiiite ;p

  • #4

    JessSwann (jeudi, 22 novembre 2012 18:02)

    Coucou, la suite la semaine prochaine, sachant qu'en plus je ne sais pas si tu as lu la partie blog mais je risque d'avoir moins de temps pour les fics durant les prochains mois

  • #5

    Angie Cruz (lundi, 24 décembre 2012 12:11)

    Quoi?! Angie épousée Cutler Beckett,nn, je veux dire Teckett Butler?!

  • #6

    JessSwann (lundi, 24 décembre 2012 12:11)

    Et ouiiii