Chapitre 16 : C'est pas vrai

POV Capitaine Jack Sparrow

 

 

Mon cadeau a fait son effet. La dame qui m'évitait depuis des jours m'est tombée dans les bras. Enfin. Je commençais à devenir fou à force d'abstinence. Lui offrir la proue du Pearl en pendentif est l'une de mes meilleures idées, les femmes sont sensibles à ce genre d'attentions et pour ma Lizzie je voulais quelque chose de spécial. Quelque chose qu'elle puisse regarder en pensant à moi. Le cadeau lui a tellement plu qu'elle m'a offert… rien que d'y penser je sens mon sexe durcir dans mon fut. Sa bouche est chaude, accueillante… La posséder ainsi est encore meilleur que tout ce que je m'étais représenté, la voir agenouillée devant moi, ses mines hésitantes… C'était parfait !

 

La voix de Gibbs m'interrompt soudain.

« Dites Jack…. Vous comptez encore les balader longtemps comme ça ? »

Mais de quoi se mêle-t-il ? Je suis Capitaine, je fais ce que je veux !

« Sache pour ton information que je ne les « balade » pas. Je suis très sérieux et je compte bien réunir Turner et son paternel. »

Gibbs me regarde d'un air effaré.

« Mais enfin Jack c'est le Hollandais Volant ! Davy Jones !!! »

Ce qu'il peut m'énerver parfois. Si seulement je pouvais barrer seul le Pearl, je me débarrasserais de tout l'équipage avec plaisir.

« Je sais qui est Davy Jones Gibbs. Maintenant si tu permets, traverser cette tempête m'a épuisé. » Dis je en l'écartant résolument de ma route.

Gibbs ouvre la bouche avant de la refermer. Tant mieux. J'ai autre chose à faire que de répondre à ses questions.

 

()()

 

Enfin seul… Je retrouve avec plaisir ma cabine et mon lit dont les draps encore défaits ont gardé le parfum de Lizzie. Hmmm délicieux… Comme cette fille. En vérité c'est presque dommage de la donner à Jones mais enfin puisqu'il le faut. Et puis si tout se passe comme prévu, j'aurais bientôt l'occasion de la prendre quand ça me chante. Et quelque chose me dit que ça sera souvent. Quitte à apprendre à devenir une catin à la donzelle autant que je sois le premier à en profiter.

 

Ma bouteille de rhum est pleine. C'est bon signe ça. Je la ramasse et mon regard tombe sur mon compas. Ça me fait penser à ce que Tia m'a raconté. Les femmes toutes les mêmes… Comme si je pouvais désirer autre chose que mon Pearl et ma liberté !

« Où en es-tu Jack ? »

C'est pas vrai!! Manquait plus que lui !!! Je sursaute tellement que j'en lâche ma précieuse bouteille

«  Ouf elle est pas cassée.

- Est-ce que tu avances Jack ? » Me demande Jones d'un ton impérieux.

Oh la doucement l'ami, je ne suis pas un des esclaves à ta botte (ou tentacule ou … bref).

«  Tu auras bientôt le gamin. »

 

Voilà contente-toi de ça …

 

Raté…..

 

Jones avance lentement vers moi. Bugger ce que ça peut être moche des tentacules.

« Il devrait déjà être à bord Jack. Tu as épuisé la moitié du temps imparti.

- Non, je n'ai utilisé qu'un mois et quelques jours il m'en reste donc cinq. »

Jones me fixe d'un air furieux. Bon d'accord, j'ai peut-être un peu exagéré là…

« Ou quatre.

- Nous avions dit trois mois Jack. Me précise Mister Poulpe d'une voix menaçante.

- C'était pas plutôt six ?

- Trois mois. » Répète Jones.

Il est tellement proche que ses tentacules touchent presque mon visage, blahhhh.

« Trois mois pour le gamin, trois mois pour la fille. C'est-ce qui était convenu. »

 

Jones balaie mon bureau d'un geste de tentacule. Moi qui venais justement de le ranger…

« Trois mois pour le couple.

- Oui donc trois mois pour l'un puis trois mois pour l'autre…

- Notre accord n'était pas fixé comme ça ! » S'énerve Jones.

Je prends mon air le plus innocent pour répondre.

« Bien sûr que si ! »

 

Erk…. Le tentacule de Jones s'enroule autour de mon cou, ce que ça peut être désagréable.

« T'as déjà pensé à les couper ? Ne puis je m'empêcher de lui demander en fixant les tentacules.

- Si tu ne me ramènes pas le gamin et la fille dans les temps tu pourras t'entraîner sur les tiennes Sparrow. »

Aucun humour vraiment…

«  Ce que tu peux être tatillon quand tu t'y mets. Cent ans, Treize ans, deux ans, trois mois… Dans un mois tu as le petit puis, deux mois après, la fille.

- Les deux dans un mois. Me rétorque Jones.

- Allons tu veux être sûr que le cœur de la fille soit bien brisé n'est-ce pas ? Qu'elle n'ait plus goût à rien… Une fille consentante sur ton navire ce serait … difficile non ? »

 

Jones ne répond pas, l'air brusquement absent. J'en profite.

«  Imagine que son cœur soit encore capable d'aimer. Et qu'elle et son forgeron de mari se réconcilient et filent le parfait amour sur ton navire. Durant cent ans… »

Le poulpe sur pattes se tourne vers moi, le regard acéré. Je sais déjà que j'ai gagné.

« Je veux le gamin dans un mois Jack.

- Tu l'auras !

- Pour la fille. Je t'accorde… Deux mois. A partir d'aujourd'hui. Si tu ne remplis pas ta part tu connaitras… Le KRAKEN ! »

Gloups… Le Kraken. On dit que sa gueule est plus puante que les gouffres de l'enfer et que ses dents… Non ne pas penser à ça.

« Marché conclu l'ami ! »

 

Une fois de plus le tentacule gluant de Jones se referme sur ma main. Blahhhh si seulement il pouvait perdre cette manie de me toucher.

« Un mois Jack… » Gronde t'il une dernière fois avant de s'en aller enfin.

 

()()

 

Une fois seul, je m'installe sur mon lit. Le rhum glisse dans ma gorge. Voilà ce que j'appelle la vie. Dans trois mois je serais libre à jamais.

 

Un coup retentit à ma porte. Bugger ne peut on donc jamais être tranquille sur ce navire ?

« Entrez ! »

Mon ton est assez hostile pour que l'importun comprenne qu'il ne faut pas me déranger.

 

Pourtant la porte s'ouvre…

 

Bugger pourquoi faut-il que personne ici ne comprenne les…

« Jack ? »

Lizzie…. Oh voilà qui manquait à ma petite fête privée. Une femme.

«  Entre trésor… »

Du coin de l'œil je la suis alors qu'elle se glisse dans ma cabine et referme soigneusement derrière elle.

«  Où est Will ?

- A l'arrière avec les hommes. » Répond ma jolie traîtresse.

 

Je ne l'écoute plus. Sa chemise est à demi boutonnée et je suis du regard la rondeur de ses seins. Elle est déjà offerte. Du reste pour quelle autre raison serait-elle ici ?

«  Jack je dois vous, te parler. »

Parler ? Désolé trésor mais la discussion ne fait pas partie de mes envies…

 

Je me lève et je m'approche d'elle. Elle recule. Comme si elle avait une chance de m'échapper.

« Jack s'il te plait, je ... C'est important…

- Si c'est pour me parler de ton forgeron non merci. Lorsque tu passes cette porte tu n'es pas sa femme. Pigé ? »

Je la vois rougir et je ne peux retenir mon sourire. Ainsi la dame aime être commandée. Et bien elle va être servie. Mes mains se referment sur sa taille et je frôle ses lèvres. J'ai envie d'y goûter mais je ne veux pas lui donner tout de suite ce qu'elle est venue prendre. Pas avant qu'elle ne me l'ait demandé.

«  Jack… »

 

Oh cette voix mourante alors qu'elle se rend sans même se débattre.

« Déshabille-toi. »

Je vais m'allonger sur le lit pour profiter du spectacle tandis qu'elle me regarde d'un air rempli d'incompréhension. Oh non ma belle. Si tu veux quelque chose il va falloir le demander…

« J'ai envie de te regarder te préparer pour moi Lizzie… »

Ma main glisse dans mon fut et je me caresse alors qu'elle suit mes mouvements du regard. Ce qu'elle peut être jolie. Il faut reconnaître une chose à Turner c'est qu'il a du goût. Dommage pour lui qu'il ait été trop ambitieux en s'imaginant réussir à combler la femelle.

 

Les mains tremblantes, Lizzie défait les boutons de se chemise, la tête basse.

« Pas comme ça trésor. Regarde-moi… Regarde ce que tu me fais. »

Sa chemise tombe sur le sol et je la vois frissonner tandis que je me défais de mon fut.

« De quoi as-tu envie Lizzie ? »

Elle hésite puis finit par se débarrasser de son affreux fut, dévoilant ses jolies jambes fines. Son regard est suppliant mais je n'ai pas envie de l'exaucer.

« Tu veux que je te touche Lizzie ? »

Sa réponse est si faible que je l'entends à peine.

« Oui. »

Ce qu'elle peut être excitante !!

 

Je me redresse et m'efforce de calmer le feu de mes reins.

« Approche… »

Son ventre est près de ma bouche désormais, je l'embrasse et ma langue glisse sur sa peau satinée. Elle est délicieuse.

« Oh Jack… »

J'ose ?

« Montre-moi où tu veux que je t'embrasse trésor. Avec tes doigts. Comme la nuit où je t'ai rejoint. »

J'ose.

 

Son regard est à demi voilé. Elle me désire. Ce qui redouble mon excitation. Ma main prend la sienne et je l'attire sur le lit, la forçant à s'allonger sur le dos.

« Caresse-toi. »

Ma main sur la sienne, je descends jusqu'à son entre jambe et je la guide. Ses cuisses s'écartent et je sens sur nos doigts mêlés que la dame est déjà plus que prête. Mais je veux encore en profiter. Lentement je la relâche.

« Montre-moi Lizzie… »

 

Oh bugger…

 

Je recule légèrement pour mieux jouir du spectacle de ses doigts allant et venant en elle, son visage marqué par le plaisir qu'elle prend. Contrairement à beaucoup de femmes, celle-ci ne simule pas (non pas que les femmes simulent avec moi mais certaines ont tendance à exagérer).

« A quoi penses-tu en te caressant Lizzie ? »

Ses yeux sombres s'ouvrent et elle me regarde, brusquement timide. Comme si elle pouvait encore l'être avec moi !

« A toi… » Finit-elle par avouer du bout des lèvres.

Bien sûr à qui d'autre !

« Et dis-moi Lizzie, qu'est-ce que je te fais ? »

Nouvelle rougeur puis son regard se plante dans le mien.

«  Tu… m'embrasses. »

 

Menteuse. Je doute que je ne fasse que ça. Mais je joue le jeu. Lentement, je me penche vers elle et goûte enfin ses lèvres offertes. Nos langues se rejoignent un moment puis je m'écarte en sentant ses bras se refermer autour de mon cou. C'est que je ne suis pas un homme facile !

« Comme ça ? »

Contre moi je sens son corps chaud et je me recule légèrement.

« Tu voulais parler je crois Lizzie… »

Elle se mord les lèvres, va-t-elle abandonner ou au contraire oser ?

 

Je la provoque :

« Est-ce que je te fais d'autres choses ?

- Oui… Tu… tu … ta langue… »

Elle ose ! Je frôle ses lèvres à nouveau et je murmure.

« Ordonne Lizzie. Et je te contenterais.

- Ma… Poitrine… » Rougit elle.

Ah oui !!! Les seins de Lizzie, petits, chauds… délicieux… Je les prends dans mes mains et je les rapproche, je les lèche l'un après l'autre en la fixant.

 

Gémissement.

 

Ses yeux sont à demi fermés. Sa poitrine se soulève vite. Sous ma main je sens son cœur débuter une course folle.

« Mon dieu Jack… Mais qu'est-ce que tu me fais…Souffle-t-elle.

- Je peux te faire beaucoup plus trésor. »

Un léger sourire me répond. J'aime ce sourire. Je doute que Turner ait du souvent le voir (s’il l'a déjà vu !). Les mains de Lizzie se posent sur ma tête, et me poussent vers son bas ventre. Hmmm non ne pas la satisfaire tout de suite.

«  Dis le… J'ai envie de t'entendre le dire Lizzie.

- Jack, avec ta langue… je, j'ai envie…

- Ne le dis pas poliment trésor, dis le comme tu le penses. »

Je la provoque en parlant, je frôle son intimité humide des lèvres sans toutefois franchir la distance qui nous sépare.

 

Une respiration hachée. Une seconde. Non ma belle, je ne te laisserais pas.

« Je… Jack… Je… Lèche-moi… » Finit par gémir ma douce victime.

Oh oui c'est bon… Ma langue glisse sur elle tandis qu'elle se cambre, offerte. Quel plaisir de la voir comme ça. D'entendre la très respectable fille du Gouverneur Swann me supplier moi de la lécher comme le ferait la plus vicieuse des catins !

 

Je m'active entre ses cuisses et ses gémissements redoublent tandis que j'ose déserter son antre pour celui qui se trouve plus bas.

«  Oh oui Jack… ça … » Gémit elle à nouveau.

Je m'arrête. Et je contemple le spectacle de ma Lizzie offerte, les cuisses béantes et luisantes de salive et d'excitation.

« Jack… » Proteste-t-elle.

Je suis sans pitié.

« Dis-le.

- Lèche-moi encore. Partout… »

 

Bugger ! C'est fou ce qu'elle apprend vite cette fille ! Tandis que ma bouche exauce le moindre de ses désirs, je sens son corps se cambrer, son souffle accélère. Sous moi, Lizzie se tortille et je me redresse légèrement. Je pourrais la prendre mais je me retiens.

« Jack … je t'en prie… »

La dame n'en peut plus. Elle veut jouir. Et moi j'ai très envie de la prendre.

« Dis-le. »

Ma voix résonne désagréablement à mes propres oreilles. Rauque, presque quémandeuse.

« Fait moi l'amour…

- Tu veux que je te prenne Lizzie ?

- Oui… Jack… Je … à toi… » Gémit Lizzie en se relevant pour m'attirer à elle.

 

Cette fois c'est trop. Je ne peux plus résister. Je m'enfonce avec brutalité en elle et ses yeux s'écarquillent sous la surprise. Oh ce regard…

« Oui ! » Crie t'elle brusquement et je m'empresse de la bâillonner d'un baiser tandis que ses mains se crispent sur mes épaules.

Ses ongles s'enfoncent dans ma chair et ça décuple mon plaisir. Je ne sais plus où je suis. Mon cœur va exploser … je … Elle va … elle va me tuer. Je la sens se contracter autour de moi et un long râle lui échappe. Mes oreilles bourdonnent et je jouis à mon tour, le visage enfoui dans ses cheveux.

 

Le silence… Le calme qui revient peu à peu dans mon corps. Je me sens ivre. Comme si j'avais bu des litres de rhum. Je, j'ai failli m'évanouir comme une fille tellement celle-ci est délicieuse. Non pas délicieuse. Dangereuse. Une femme qui fait perdre à ce point la tête est dangereuse. Ses mains effleurent doucement mon visage et je me surprends à sourire.

«  Oh Jack… Murmure-t-elle. Jack je crois que je, que je suis tombée… »

 

La voix de Will, à l'extérieur, stoppe net cette charmante déclaration que j'ai tout fait pour recueillir.

« Monsieur Gibbs ? Avez-vous vu Elizabeth, je ne la trouve pas ? »

C'est pas vrai !! Peste soit ce maudit forgeron eunuque pour nous interrompre maintenant !

« Mon dieu… Will ! » S'exclame Elizabeth en se levant à la hâte pour ramasser ses vêtements.

 

……………

 

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle a l'esprit pratique.

 

Tandis que je m'empresse également de me rhabiller, j'entends la réponse de Gibbs.

« Peut être avec Jack, il me semble l'avoir vue entrer dans sa cabine il y a un moment.

- A cette heure ? » S'étonne Will.

Pourquoi quelle heure est-il ? Ah oui, dehors il fait nuit.

«  Jack ! » Me presse Elizabeth.

Je lui jette un petit coup d'œil et je sens mon excitation renaître à la vue de son visage rouge et de ses cheveux emmêlés. Ses yeux sont encore alanguis et elle…

«  Jack ? » Demande Will tout en frappant à la porte.

Je me tourne vers Lizzie dont le visage est consterné. Je lui murmure.

«  Assied toi au bureau … vite. »

Puis plus fort alors que je finis de remettre ma ceinture.

« Oui Will. Entre. »

 

La poignée tourne et la porte s'ouvre. Will pénètre dans la pièce et nous découvre tous deux attablés devant un ouvrage.

« Elizabeth ? Mais enfin je t'ai cherchée partout ! Que fais-tu ici au beau milieu de la nuit ? »

Oh Lizzie… Je me retiens de rire en voyant son air faussement innocent.

«  Je … Je n'arrivais pas à dormir. »

Bien… Même si la dame a fait des progrès fulgurants dans l'art du mensonge, un peu d'aide ne sera pas de trop.

« Et comme moi non plus nous avons décidé de continuer l'étude de cet ouvrage. »

 

Will tique légèrement et se retourne vers Lizzie.

« Je croyais que tu te sentais nauséeuse …

- Ça va mieux maintenant merci. Je crois que, qu'en fait j'avais besoin de m'occuper. »

Du coin de l'œil je l'observe tandis qu'il passe un bras autour de ses épaules.

«  Il est tard… Tu devrais aller te coucher. »

Imbécile ! Nous serions encore au lit si tu n'étais pas venu tout gâcher.

« Je ne suis pas tellement fatiguée.

- Je préfère que tu te reposes. J'ai pas envie que tu tombes malade… »

S'il ne se tait pas c'est moi qui vais l'être.

 

Elizabeth finit par se lever et nos regards se croisent une fraction de seconde. Assez pour que je lise l'agacement dans le sien. Excellent ! Finalement, j'ai eu tort de m'inquiéter. Ce n'est plus qu'une question de semaines avant que je sois totalement libre de ma dette. Le forgeron glisse son bras autour de la taille de Lizzie et l'entraîne. Imbécile ! Tu ne vois donc pas ce qui crève les yeux ? La dame veut rester ici.

 

La porte se referme. Je suis seul.

 

()()

 

Ça fait trois jours que Will couve Lizzie et je commence à perdre patience. Une seule fois ! Nous n'avons plus nous voir qu'une seule fois en trois jours (enfin quand je dis voir je parle du sens biblique). J'ai toujours aimé la cale du Pearl mais je dois reconnaître qu'après ça… Je l'aime encore plus.

 

Enfin bref, cet imbécile de sale petit rat de forgeron a décidé qu'Elizabeth devait se « ménager » aussi la suit il comme son ombre malgré mes efforts pour l'écarter. Bon certes il faut reconnaître que la donzelle est bien pâle ces derniers temps. Mais je suis certain de posséder de quoi la guérir. Non, plus j'y pense, plus il me parait clair que le temps des retrouvailles entre Turner père et Turner fils est arrivé. Seulement… Un faux pas et tout tombe à l'eau. Et… Adieu la liberté.

 

Je maîtrise donc mon impatience… Avant de briser définitivement le cœur de Turner, je dois m'assurer que je possède bien celui de sa chère Elizabeth. Non pas que j'ai un doute sur la question (qui pourrait me préférer Turner ???) mais je ne dois pas négliger ce foutu sens de l'honneur et de l'engagement que Miss Swann se targue d'avoir. Je dois m'assurer de mon pouvoir sur elle avant d'agir. Seulement comment faire ?

 

Lui dire que je suis amoureux d'elle ? J'y ai pensé. Les femmes adorent les déclarations mais celle-ci n'aime rien de ce qu'aiment les autres filles. La preuve elle s'est extasiée devant un simple bout de bois avec deux perles alors que dans sa position n'importe quelle femme aurait été vexée de ne pas recevoir un collier de diamant ou de je ne sais quel saphir. Je suis bien placé pour le savoir ça m'a valu suffisamment de gifles de mécontentement… Comme si il fallait offrir des diamants à toutes les femmes que l'on bascule dans une ruelle !

 

Lui promettre de passer ma vie à terre avec elle et de l'engrosser n'est pas non plus envisageable dans ce cas autant qu'elle reste avec son forgeron !

 

Non Lizzie… Ce qu'elle aime… c'est l'océan… La liberté… Comme moi.

« Bonjour Jack…

- Bonjour trésor. »

Un rapide coup d'œil derrière elle et mon sourire s'élargit. Pas de Turner en vue …

«  Où est ton chaperon ? Ne puis je m'empêcher de lui demander.

- Dans la cabine… Il me prépare une surprise. » Soupire Elizabeth d'un ton las.

Connaissant Will, il en a pour des heures. C'est le moment de soulager cette tension dans mon fut.

 

Je me rapproche d'elle et je frôle la main qu'elle a posée sur le bastingage.

« Moi aussi j'ai une surprise pour toi. Dans mon pantalon. Si tu veux bien me suivre dans ma cabine… »

Sourire, rougissement.

« Will a dit qu'il n'en avait pas pour longtemps… »

Bugger à ce rythme là c'est moi qui ne tiendrais plus longtemps !!!

 

Je passe derrière elle et m'appuie suffisamment longtemps contre ses fesses pour qu'elle sente l'effet que son absence produit sur moi.

« J'ai envie de toi Lizzie… »

Un léger tremblement des épaules et elle se retourne vers moi. Ses yeux sont affamés. Autant que les miens.

« S'il n'y avait pas Will. Ce serait fait. »

Voilà qui a le mérite d'être clair. J'ai toujours aimé les femmes qui parlaient sans détour.

«  Je crois qu'il serait agréable pour Will d'égayer votre cabine d'une bouteille de rhum. Et justement j'en ai plein dans ma cabine. Entre autres choses. »

Regard inquiet vers l'entrepont. Mordillement des lèvres. J'adore quand elle fait ça. Puis…

« D'accord. »

Je me tourne vers Gibbs tandis qu'elle me suit.

«  Prend la barre. »

 

()()

 

La porte se referme sur nous. Pas le temps de débiter le discours que j'avais à l'esprit. Je la plaque contre le mur et nos bouches se dévorent. Je sens ses mains trembler autour de mon cou et je me presse contre elle, je l'écrase contre le mur. Je la veux. Maintenant. Tout de suite. Contre le mur, sur le sol, le bureau, le lit …Soumise ou dominatrice. Dessous, dessus, par devant, par derrière… Bugger comme elle voudra mais je la veux !!!

 

Sans respirer je glisse mes mains sous sa chemise et j'empoigne sa poitrine. Ses seins sont chauds. Leurs pointes se tendent sous mes doigts et mon sexe en fait de même dans mon fut. Nos bouches se séparent et je lis dans son regard la même fièvre que celle qui monte en moi. Je palpe, je soupèse. J'ai envie d'arracher cette foutue chemise. Pendant ce temps elle… sa main… dans… mon fut… Elle… Va me rendre… fou…

 

Je reprends sa bouche avec sauvagerie, j'ai envie de lui faire aussi mal qu'elle m'en fait. Ses lèvres s'écartent, je la prends… Je vais… je vais la… Oh si seulement elle pouvait arrêter de me caresser comme ça… Je n'arrive plus … à réfléchir … Oh non non surtout qu'elle n'arrête pas … Je … C'est moi qui gémit comme ça ????

 

Sa main va et vient .. Lentement… fermement… C'est insupportable… Mes doigts me trahissent je n'arrive pas à déboutonner cette maudite chemise. Tant pis on s'en passera ! Je cherche sa ceinture et je sens son souffle dans mon cou, sa bouche, sa langue …

«  Jack… » Souffle-t-elle alors que je défais sa ceinture.

Oh bugger … Elle est si offerte… Si ... Si… Je vais la…

 

« Elizabeth ? »

C'est pas vrai… C'est pas vrai… C'EST PAS VRAI !!!!!

«  Will… » Souffle-t-elle en m'écartant sans douceur.

Quoi ?? Non … Elle … elle …

« Désolée. » Me glisse t'elle d'un ton contrit en m'embrassant légèrement sur les lèvres avant se détourner à regrets ( du moins je l'espère !!)

 

Mais je … non…Elle peut pas me laisser comme …

 

De toute évidence si.

 

Sans un regard elle sort de ma cabine. Le sang cogne à mes tempes et je l'entends s'adresser à Will comme si… comme si …

« Est-ce que tu as vu Jack ? Je voulais lui demander s'il n'avait pas dans ses cales de quoi me changer mais il n'est pas dans sa cabine. »

Oh la garce !!!

« Non mais si tu veux je lui demanderais tout à l'heure. Pour l'instant Madame Turner … Votre surprise. Répond l'autre.

- Will tu me gâtes trop. »

Ton d'affectueuse gronderie. Silence. Un bruit sourd contre ma porte puis ton amusé de l'eunuque.

« Je crois qu'il faudrait mieux que nous retournions dans notre chambre. »

J'ai envie de vomir.

 

Nouveau silence.

 

«  Pour une fois que Jack ne m'a pas donné ses corvées. » Reprend Will.

Oh lui je vais le …

 

Leurs pas décroissent et j'entends Lizzie rire légèrement au loin. Je … c'est pas vrai !!

Je baisse un regard désolé vers mon sexe que l'aventure n'a pas calmé. Sale petite garce. J'ai tellement envie d'elle que mon bas ventre me brûle. Je prends les choses en main, imaginant la manière dont je vais lui faire payer ça. Bugger même la pire des catins ne laisse pas un homme dans l'état dans lequel elle m'a mis !! Je vais… je vais … la … Non ne pas l'imaginer , non non non… Trop tard….

 

Oh c'est pas vrai… J'ai peut être raté Lizzie… Mais pas mon compas.

 

 

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