Interview par Anne Rossi


A l'occasion de mon premier roman, voici une interview réalisée par ma copine Anne Rossi

 

Questions à Jess Swann :

De la barre à la plume

 

Bonjour, chers lecteurs. Vous connaissez tous ma passion pour les pirates, dont j'ai déjà parlé ici et là sur le Net. Aujourd'hui je veux vous présenter celle qui est responsable de tout ça : Jess Swann, capitaine du Black Pearl et future auteure des Roses Bleues. Notre commune éditrice m'a autorisée à cuisiner notre nouvelle recrue, ce que j'ai fait avec grand plaisir. J'aimerais pouvoir dire que c'est grâce à moi que Jess s'est retrouvée parmi nous, mais je dois reconnaître que je n'ai fait que lui signaler l'existence de l'appel à texte : c'est son talent qui a fait le reste. N'empêche que je suis bien contente qu'elle ait gagné, déjà parce que je connais de longue date la qualité de sa plume, ensuite parce que ça m'offre l'occasion de la torturer l'interroger un peu. Passons donc aux réjouissances...

Bonjour, Jess, je veux dire, bonjour, capitaine Jess Swann. Pourrais-tu commencer par te présenter en quelques mots ?

Bonjour Kira Anne. Je sens que ça part fort, je sèche toujours quand il s’agit de me présenter… Donc, bon voilà j’ai 34 ans, un conjoint, deux chats et je vis tranquille dans une petite ville de province. Mes passions sont nombreuses en passant, entre autre, par les pirates, les vampires, la lecture et bien entendu l’écriture.

 

Jess Swann est un nom de plume. Peux-tu nous expliquer son origine ?

Le Jess vient de mon vrai prénom (Jessica), le Swann est une référence à l’héroïne de Pirate des Caraïbes, Elizabeth Swann. En fait, avant d’avoir vu le second opus de la saga (Dead Man Chest), j’avais une utilisation très très modérée d’internet mais le cliffhanger de la fin du film m’a tellement laissée sur ma faim que j’ai commencé à fréquenter des forums de discussion PoTC (Pirates of the Caribbean) sur le net. Je me voyais mal utiliser mon vrai nom et j’ai donc choisi un pseudo en rapport avec les pirates. Sparrow était trop pris, Turner hors de question, restait Swann (attendu qu’Elizabeth est mon personnage préféré dans la saga). J’ai trouvé que JessSwann sonnait bien et je l’ai adopté partout sur le net, notamment sur les sites de fan fictions. Quand j’ai dû choisir un nom de plume «officiel » je n’ai même pas pensé à en changer, c’est sous ce nom que j’ai commencé à écrire et j’y tiens. J’ai juste séparé le « Jess » et le « Swann ».

 

En parlant d'origines, te souviens-tu du tout premier texte de fiction que tu aies écrit ? 

Oh que oui ! C’est une fan fiction longue sur les pirates des Caraïbes justement : elle raconte les enfances croisées de Will et Elizabeth et a pour titre Les chemins du destin. C’est très mauvais ^^ C’est mon premier texte si on oublie la trentaine de poèmes que j’ai écrit entre 13 et 17 ans (que personne ne lira jamais du reste, il n’y a aucun métrage, ni intérêt particulier, ils sont plutôt gnan-gnan. Mon tout premier poème était d’ailleurs dédié à Johnny Depp qui, des années plus tard, incarnera Jack Sparrow, il faut croire qu’il m’inspire).

 

J'ai connu ta plume par l'intermédiaire des fanfictions publiées sur le forum « Black Pearl », dont tu restes à l'heure actuelle le seul capitaine. Qu'est-ce qui t'a amenée à écrire des fanfictions ?

Et bien en fait, je me suis mise à la fan fic à cause de Pirate des Caraïbes. Après avoir vu le second film j’ai eu un gros coup de cœur pour le couple Jack/ Elizabeth et j’ai eu envie de le partager avec des fans. Grâce aux forums de discussions et à la magie d’internet, j’ai découvert l’existence des fanfictions. Ça a été le déclic : j’avais toujours eu envie d’écrire mais il me manquait un « cadre », une idée de départ, des personnages… Pirate des Caraïbes  (et le couple Jack/ Elizabeth) m’a apporté tout ça. Ce film a libéré ma plume et mon imagination.

 

Passons aux choses sérieuses : la fiction originale. Je me souviens avoir vu apparaître des concours de fiction originale à un moment donné sur le Pearl. Cela correspondait-il à une volonté de ta part de prendre ce virage ?

Disons que cela correspondait à un nouvel essai, donc oui. En fait, comme je l’ai dit dans ma précédente réponse, j’ai toujours voulu écrire. J’ai même tenté de commencer un roman plusieurs fois entre 16 et 20 ans. Seulement, je n’allais pas plus loin que la première page, car je ne savais pas quoi raconter, ni comment le raconter. En vérité, j’avais un problème de personnages : je ne savais pas comment les mettre en scène ou comment les caractériser. Je n’avais pas non plus beaucoup d’idée de scénario, pour être franche. Après avoir passé des années à écrire de la fanfic et notamment à inclure des personnages de mon cru dans l’univers, je me sentais un peu plus sûre de moi et j’avais envie de retenter l’expérience.

 

Qu'est-ce qui t'intéresse dans la fiction originale et comparativement, comment la situes-tu par rapport à la fanfiction ? (Dans l'élaboration des personnages, de l'intrigue, mais aussi les réactions des lecteurs).

C’est une question assez compliquée et je pense que ma réponse va l’être tout autant. Ce qui m’intéresse dans l’original c’est l’absence de cadre, le fait d’avoir une liberté totale dans le déroulement de l’histoire et dans les caractères des personnages. Cependant, sans la fanfiction je pense que je ne serais jamais parvenue à écrire. Je trouve que la fan fic est un bon début pour un auteur : si on est sérieux, on essaie de ne pas dénaturer les personnages d’origine tout en ajoutant sa petite touche. Le cadre est omniprésent mais il a un côté rassurant. La fanfiction permet de commencer à élaborer des intrigues assez facilement. Par ailleurs, elle suscite beaucoup plus de lecteurs que les fictions originales : avoir des retours encourage à écrire, en tout cas, ça a été le cas pour moi. Le seul problème avec la fanfiction c’est qu’au bout d’un moment, le cadre, au début rassurant, devient une prison. Je ne sais pas si tous les auteurs de fan fic ressentent cela mais au bout de six ans à écrire sur les univers des autres, je commençais à me sentir à l’étroit. J’avais envie d’inventer mes intrigues, mes personnages. En fait, pour résumer, la fan fic est à mes yeux un excellent entrainement et un divertissement mais, en terme d’aboutissement et de satisfaction personnelle, l’originale apporte plus même si les avis des lecteurs sont beaucoup plus clairsemés et, parfois, nettement moins complaisants.

 

Quels sont les thèmes qui te tiennent particulièrement à cœur dans tes fictions originales ? 

J’aime les histoires assez sombres entre l’horreur et le fantastique. La plupart de mes originales se terminent extrêmement mal pour mes héros. Je dirais que j’ai tendance à être sadique avec mes personnages (que ce soit dans l’original ou dans la fan fic). Il y a des morts, du sang, de la torture et du sexe. J’aime les personnages torturés qui flirtent parfois avec la folie pure. J’utilise également des références à la mythologie ou aux légendes dont je suis tellement friande que j’invente les miennes. Voilà, ça c’est pour mon côté sombre.

Mon autre thème de prédilection c’est la romance, j’écris beaucoup d’histoires d’amour, qu’elles soient hétéro ou homosexuelles. Mais… mes histoires d’amour finissent mal, ou, dans le meilleur des cas en demi-teinte. J’ai énormément de difficultés avec le concept du « happy ever after » pour mes personnages originaux (alors que dans le domaine de la fan fic je marche à l’exacte inverse : mon couple chouchou finit presque toujours par trouver le bonheur.). En fait je pense que sur ce point, j’écris ce que j’aime lire et j’aime les histoires tragiques…

Pour résumer, mes personnages sont malheureux, souvent torturés et ont beaucoup de chances de se retrouver prisonniers d’un psychopathe ou d’un démon. J’écris sur la noirceur du monde, sur les vices et la folie. Je pratique donc une écriture sadique assez pessimiste alors que personnellement, j’ai tendance à être plutôt quelqu’un de positif.

 

Je me souviens avoir pensé, quand j'ai lu l'intitulé de l'appel à texte lancé par les Roses Bleues, que c'était un défi pour toi, connaissant ta passion pour Jane Austen en général et Orgueil et Préjugés en particulier. Je suis très heureuse que tu te sois décidée à relever le gant ! Peux-tu nous dire ce qui t'a décidé à sauter le pas vers l'édition officielle ? (En-dehors de mes talents naturels pour les pourparlers, bien sûr...)

Je pense que je ne te remercierai jamais assez pour m’avoir envoyé cet appel ! Sinon ce qui m’a convaincu (hormis tes talents de négociatrice), c’est le fait que tu as touché un de mes points faibles. Dans le sens où Orgueil et Préjugés est réellement l’un de mes romans favoris, j’adore l’ambiance, l’histoire et la relation entre Darcy et Lizzy. Quand j’ai lu l’appel à texte, le synopsis m’a sauté aux yeux. J’ai participé pour le fun. Je ne pensais réellement pas être retenue mais je me suis dit qu’au moins je pourrais essayer. Pour ne pas avoir de regrets et, si l’éditeur était sympa, avoir un retour sur tout ce qui n’allait pas. Je voulais à la base savoir ce qu’un pro pensait de mon style en jouant sur un terrain rassurant qui s’apparente à la fan fic : une version moderne d’une œuvre existante. C’était aussi important à mes yeux de pouvoir nommer mes personnages, s’ils avaient du obligatoirement s’appeler Elizabeth Bennet et Darcy, je ne pense pas que j’aurais répondu : ça m’aurait fait trop penser à de la fan fic et je souhaitais faire quelque chose de plus personnel.

 

Est-ce que, avant ce concours, tu avais déjà pensé à envoyer des textes à des éditeurs ? Pourquoi ?

J’y ai pensé sans jamais le faire. Pour plusieurs raisons :

  • mes thématiques favorites (violence, mort, sexe) ne sont pas adaptées à l’édition selon moi.
  • je n’avais rien de vraiment original en tête, du moins rien qui me semble valoir le coup. Le seul texte que j’ai envoyé avant cet AT était une romance gay pour un concours multilingue organisé par un site de traduction. (il est arrivé troisième ^^.)
  • je n’avais pas remarqué d’appel à texte vraiment emballants. Mais je ne cherchais pas non plus.
  • j’ai peur de l’échec. Se cantonner à de la fan fiction ou à de l’original en amateur est rassurant. Cela permet de garder une estime de soi intacte et de conserver l’illusion que ce qu’on fait est bien (la plupart des reviews sur des fanfictions sont sympas ^^). Un éditeur c’est autre chose dans mon esprit, c’est une vraie opinion professionnelle, la recevoir peut être douloureux. J’avais peur d’avoir un avis vraiment négatif du style « arrête d’écrire ».

 

Quelle a été ta réaction en apprenant que tu étais retenue ?

Oh… et bien j’avoue que j’ai eu du mal à réaliser. Mais heureuse, vraiment, l’impression qu’un rêve se réalise sans y être réellement préparée. Je ne m’attendais pas à être sélectionnée, même si l’histoire était claire dans ma tête et que j’avais décidé de l’écrire quoiqu’il arrive.  Mais j’ai surtout pensé que c’était ma chance et que je n’en aurais pas 10 000, donc que je devais bosser.

 

Travailler sur un manuscrit pour un éditeur est très différent de l'écriture en ligne. Dans le second cas, on poste les chapitres au fur et à mesure, ce qui permet d'avoir des retours immédiats des lecteurs. Dans le premier, on travaille la porte fermée. Est-ce que tu as trouvé le passage de l'un à l'autre difficile ?

Non pas du tout. Depuis quelques années j’ai pris l’habitude d’avoir toujours au moins 3 chapitres d’avance dans mes fan fictions donc mes retours n’ont jamais été vraiment immédiats. Par ailleurs, j’ai les avis de Marilyn (notre commune éditrice) sur mes chapitres et elle vaut bien 10 lecteurs à elle toute seule (rire).


Le cas de l'appel à texte est encore plus particulier, puisque là tu élabores l'histoire en collaboration directe avec l'éditrice. Si j'ai bien compris, tu as été retenue sur la base du premier chapitre et du scénario. Concrètement, comment les choses se sont passées ensuite ?

Nous nous sommes parlé par téléphone pour fixer les détails de l’histoire et avoir un premier contact moins impersonnel que le mail. Ensuite, j’ai commencé à écrire. J’envoie régulièrement mes chapitres à Marilyn qui me fait un retour. Nous échangeons beaucoup sur le développement de l’histoire. J’apprécie particulièrement le fait qu’elle ne m’impose pas le scénario mais me laisse défendre mes points de vue (et vu que, comme tu le sais, je suis butée, ça m’arrange bien). Pour l’instant tout se passe bien même si j’ai énormément de travail de correction.

 

Quels sont les points que tu trouves particulièrement difficiles dans le travail d'un roman ? (le scénario, les scènes d'actions, les transitions, les dialogues, le style...)

À l'inverse, quel genre de scènes préfères-tu écrire ?

Outre mes conjugaisons et typographie aléatoires, je dirais que c’est parfois difficile pour moi de couper certaines scènes inutiles. Je ne suis pas non plus fan des descriptions (maisons, décorations, etc…) et je rame souvent pour passer d’une scène à l’autre ou pour les entames de chapitres (j’ai du mal avec les débuts… le pire ce sont les tous premiers mots de l’histoire.) J’ai également quelques tics d’écriture et je suis obligée d’être réellement vigilante.

En revanche, je m’éclate avec les dialogues, surtout lorsqu’il y a une tension entre les personnages, j’aime les répliques qui fusent. Et les scènes de séduction/ sexe aussi.

 

De quelle façon travailles-tu ? (Es-tu une planificatrice ou préfères-tu écrire au fil de la plume ?)

Tu oses me poser cette question ? À croire que je ne l’ai pas encore assez répété : pour écrire il faut faire UN PLAN ! Clairement, je suis une planificatrice. J’ai des pages et des pages d’annotations, de remarques et autres réjouissances. Pour tout te dire, j’ai même fait un plan pour mes corrections, oui je sais, ça ne t’étonne pas Sourire


As-tu des rituels d'écriture ? (la tasse de thé, le chat sur les genoux...)

À part le plan ? Non. J’ai toujours quelque chose à boire sous la main c’est vrai, mais ce n’est pas propre à l’écriture. La seule petite manie que j’ai c’est que j’ai besoin d’être complétement seule pour commencer à écrire, sans personne d’autre dans la maison. Ce qui est super pratique quand on vit en couple. C’est une question de silence en fait, le bruit me déconcentre.

 

As-tu des horaires particuliers pour écrire ? Combien de temps par jour, en moyenne, passes-tu à écrire ?

Pas d’horaires, j’écris quand je peux. Si je peux écrire toute la journée, je le fais. Par contre, passé 21h00 c’est quasi impossible pour moi de m’y mettre, je suis trop fatiguée. Du coup je suis embêtée pour ta question sur la moyenne, car c’est vraiment variable, je peux rester 3 jours sans rien faire pour me faire une journée de 8h00. Dans l’idéal, j’essaie d’y consacrer une heure mini par jour.

 

Le slogan des Roses Bleues est : « des héroïnes hautes en couleurs. » Quel genre d'héroïnes a ta préférence ?

Les héroïnes romantiques. J’aime les grandes amoureuses qui n’ont pas leur langue dans leur poche et savent se débrouiller sans l’aide de Mr.

Mon héroïne idéale doit être forte, même si elle se meurt d’amour. Pour situer, mon personnage de roman préféré est Scarlett O’Hara.

Puisque ton roman est une réécriture moderne d'Orgueils et Préjugés, dis-nous ce qui te plaît particulièrement dans ce roman ? À ton avis, pourquoi les œuvres de Jane Austen connaissent-elle toujours un tel succès ? 

En tout premier lieu, j’aime le personnage de Darcy. Il a un petit côté peu sociable qui me parle. J’aime aussi la vivacité d’Elizabeth et le fait qu’elle ne fasse pas de compromis. Elle est entière et foncièrement honnête (malgré la situation de sa famille, elle refuse Collins et Darcy lui-même au nom de ses principes et de ses idéaux) Pour résumer, j’aime la relation de Darcy et Lizzy, mélange d’attirance et de répulsion et le romantisme qu’elle véhicule à mes yeux.

Pour moi le succès de Jane Austen s’explique dans le fait que ses histoires sont intemporelles. Elle décrit une société aux usages différents de la notre mais les relations entre les personnages, les sentiments qu’ils se portent, leurs faiblesses et leurs petits travers sont tellement humains qu’ils peuvent s’appliquer à toutes les époques. Je dirais aussi que, même si je ne résume pas les œuvres de Jane Austen à leur aspect romantique, ses différents couples d’amoureux font rêver. Les gentlemen sont élégants et respectueux. Et ils sont indulgents avec les faiblesses des demoiselles qui quand à elles, finissent toujours par tirer leur épingle du jeu (enfin pour celles qui ont la chance d’être une héroïne).  Je pense que beaucoup de femmes rêvent de trouver leur Darcy.

 

À part Orgueils et Préjugés, quels sont les romans qui t'ont donné envie d'écrire ? Ceux que tu considères comme des références ?

Oh j’ai des tas de références. Autant en emporte le vent en tout premier lieu, c’est le roman que j’aurais aimé avoir écrit, je le trouve juste parfait. Ensuite, Raison et Sentiment de Jane. Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë. Anna Karenine de Tolstoi. Le Docteur Jivago de Pasternak. (J’ai un faible pour les histoires d’amour, je l’admets.)

Dans un autre genre : Dracula de Bram Stocker pour ne citer que celui-ci.

Et pour citer quelques français tout de même : Les liaisons dangereuses de Laclos (j’adore ce roman, c’est un bijou). Et Justine ou Les infortunes de la vertu du Marquis de Sade (sans commentaires.)

J’en oublie certainement beaucoup mais ceux-là sont à mes yeux des chefs d’œuvre. C’est en les lisant que j’ai compris à quel point les mots étaient magiques et pouvaient faire voyager très loin.

 

Parlons avenir : la sortie du roman est prévue pour septembre, plus ou moins les aléas inhérents à l'édition. Comment envisages-tu la sortie ? Est-ce que le fait d'avoir déjà soumis des textes en ligne à un public change la donne pour toi ?

C’est une question difficile, je suis à la fois très excitée par la sortie parce que ça représente un vrai aboutissement à mes yeux, et un peu triste : mes personnages vont me manquer en fait. J’aime le fait de me prendre la tête sur Drayton et Cassie. Une fois le livre sorti, ils « vivront leur vie » et je ne pourrais plus rien changer.

J’attends aussi avec impatience les retours des lecteurs. Ici, au-delà du fait que mon style plaise ou pas, ce qui est compliqué, c’est que mon histoire est une version moderne d’un roman cultissime pour beaucoup de personnes… Mon interprétation fera forcément des mécontents. Je m’y attends et ça ne m’inquiète pas tant que ça. Les commentaires positifs et négatifs font tous les deux partie du jeu. Je pense que sur ce point, le fait d’avoir déjà soumis des textes en ligne m’aide à être plus lucide sur le fait que tous les retours ne seront pas obligatoirement positifs et ainsi accepter la critique.

 

As-tu d'autres projets en tête, quand tu auras fini celui-là ? Penses-tu continuer dans la voie de l'édition ? 

Oh tu me connais… J’ai évidemment d’autres projets. Tous dans le monde de l’édition : quelques projets en rapport avec Jane Austen, un autre sur une de mes anciennes histoires originales, un roman en friche depuis trois ans que je reprendrai peut-être, ma saga des Amis Amicaux que j’aimerais voir publiée un jour, et quelques fanfictions que j’aimerais transformer. Rien n’est vraiment défini pour l’instant, je préfère rester concentrée sur Cassie & Drayton.

 

As-tu une dernière volonté, euh, quelque chose à ajouter ?

Euh vu que je pense m’être déjà beaucoup étalée pour pas grand-chose… sauf peut-être que quelle que soit la forme que mes prochains projets prendront, je continuerai à écrire et à partager mes histoires. Parce que j’aime ça tout simplement !

Mai 2013

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